Témoignages poignants de manifestants mutilés par les flashball ou les grenades de la police de Macron et Castaner [Vidéos]..

La France pays des droits de l’homme ? La France, seul pays utilisant des armes de dissuasion mutilantes et parfois meurtrières contre sa population. Le manque d’entraînement des policiers, le manque d’effectif qui fait intervenir des policiers épuisés, non formés au maintien de l’ordre, le manque de cohésion entre les différents corps qui ne sont pas au courant de ce que fait le « voisin ». Comment expliquer qu’aucune échappatoire ne soit prévue pour les manifestants se retrouvant de ce fait, pris au piège ? Pourtant c’est obligatoire mais, pas respecté. Qui donne ces ordres débiles si ce n’est au plus haut de la hiérarchie soit Macron et, le premier flic de France Castaner, couvert par Philippe et répercutés par les préfets ? À moins que ce ne soit la débâcle chez les flics et que chacun fasse ce qu’il veut, ce qui est inconcevable, nous sommes bien obligés de mettre en cause l’état. Si vous déposez plainte, faites le contre « X », ça mettra la hiérarchie en cause. En dehors des « cow-boys » au QI de limace, qui assouvissent leur sadisme comme dans les jeux vidéos mais, « en vrai », la plupart des policiers ne sont pas forcément d’accord avec les ordres qu’ils reçoivent, ils sont dans la même galère que le peuple, ils en font partie. À la veille de l’acte 10, ne laissons pas la haine avoir le dessus. Partagez ! Volti.

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Source Révolution-Permanente via Aphadolie qui publie les images sur le matériel utilisé et, les vidéos impressionnantes (images dures) sur les conséquences dramatiques, de l’usage de ce matériel qui, s’il ne tue pas (quoi que..) laisse des séquelles à vie.

flashball-lbd-40

Plus de 2000 personnes ont été gravement blessées depuis le 17 novembre, début de la mobilisation des Gilets Jaunes. En cause : une police qui fait usage des flashballs et de grenade contenant de la TNT, un explosif interdit dans plusieurs pays. Ensemble, des mutilés témoignent à visage découvert et appellent les Gilets Jaunes à se mobiliser pour l’interdiction de ces armes.

Ils s’appellent Antoine, Axelle, Thomas, Antonio ou Robin. Tous ont été mutilés par des armes de répression utilisées par les forces de l’ordre durant la mobilisation des Gilets Jaunes : main arrachée, pied broyé, visage et mâchoire fracturée… Ils témoignent à visage découvert dans une vidéo qui appelle à faire de l’acte XIIle 2 février prochain – un jour de mobilisation pour l’interdiction des lanceurs LDB, plus communément appelés flashballs et des grenades de désencerclement de type GLI-F4, contenant de la TNT, un agent explosif.

Pour avoir voulu manifester, ils se retrouvent broyés. « Ma vie a été bousillée par cette grenade. » témoigne Robin, blessé lui, il y a un an. Pour Thomas, dont le nez et les sinus ont été fracturés par un flashball à Paris, le 8 décembre dernier, le traumatisme est autant physique que mental. « Le plus dur ce n’est pas physiquement. », explique-t-il en dévoilant la cicatrice au visage qu’il conservera à vie, « C’est psychologiquement ».

Car ces armes sont utilisées pour blesser et pour terroriser

Des flashballs tirés à bout portant, qui visent la tête. Des grenades envoyées à quelques centimètres d’un manifestant. C’est bien ainsi que les forces de l’ordre les utilise quoiqu’en disent les textes réglementaires. Pour faire peur, pour dissuader, pour blesser. Ils leur arrivent même de tuer, comme ce fût le cas de Rémi Fraisse, en 2013, mort suite à l’explosion d’une grenade contenant de la TNT lancée dans sa capuche et lui visant la tête.

Et les victimes ne se résument pas seulement à celles des 9 dernières semaines comme fait bien de le rappeler la vidéo de la page Facebook « Grenades Flashballs Interdiction ». Ramy éborgné, Fatoumata éborgnée en 2013, Maude éborgnée en 2007… « En vingt ans, 7 personnes ont perdu une main arrachée par une GLI-F4. 51 personnes ont perdu un œil suite à un tir de flashball ou l’explosion d’une grenade de désencerclement. » explique la vidéo.

Une manière de rappeler que l’État a une longue tradition de mutilation de la population organisée par son bras armé qu’est la police. Et que ces mutilations s’exercent tout particulièrement contre celles et ceux qui contestent les injustices sociales qu’il produit.

Révolution-Permanente

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Communiqué LDH

La Ligue des droits de l’Homme (LDH) fait le constat dramatique d’un usage illégitime et disproportionné des GLI-F4 (grenades de désencerclement) et LBD 40 (lanceurs de balles de défense) par les forces du maintien de l’ordre, dans le cadre des manifestations.

De très nombreux citoyens de tous âges, y compris des mineurs lycéens et des retraités, sont victimes graves blessures, infirmités, mutilations et décès causés par les tirs de ces armes qui figurent encore à ce jour dans l’arsenal légal du maintien de l’ordre.

Ce n’est pourtant pas la première fois que la LDH, ainsi que les ONG nationales et internationales, dénoncent les violences commises par les forces de l’ordre contre des personnes exerçant une contestation sociale.

Il est dès lors regrettable que le gouvernement n’ait pas jugé utile d’intervenir pour restreindre l’usage de ces armes que la France est le seul pays de l’Union européenne à compter dans son arsenal de maintien de l’ordre.

Il convient de rappeler que les grenades offensives OF-F1 avaient été interdites à la suite du décès de Rémi Fraisse, que celles-ci contenaient de la TNT, composant explosif utilisé sur les fronts militaires, et que, partant, rien ne justifie que les grenades GLI-F4, contenant également de la TNT, ne subissent pas le même sort ; que par ailleurs, les grenades de désencerclement et les LBD causent des blessures allant jusqu’à la mutilation permanente, ce que nos valeurs républicaines ne sauraient plus tolérer.

Les drames humains qui se nouent dans le cadre du périmètre de la contestation citoyenne, tant pour les manifestants que pour les forces de l’ordre impliquées dans ces violences, ne sauraient davantage se multiplier.

La France exhorte dès lors le Premier ministre et le ministre de l’Intérieur à donner instruction de cesser l’utilisation de ces armes et à adapter le dispositif du maintien de l’ordre de manière à éviter tout risque de blessures et de décès, puis à abroger tous les décrets autorisant l’usage de ces armes dans le cadre du maintien de l’ordre.

La LDH restera particulièrement attentive aux suites qui seront données à cette demande, ainsi qu’aux violences éventuelles qui adviendraient, aux fins d’envisager toute action de mise en cause de la responsabilité des décisionnaires dans le cadre de la chaîne de commandement.

 LDH – Paris, le 7 décembre 2018

LDH : TÉLÉCHARGER LE COMMUNIQUÉ EN PDF

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