Réponse d’un Gilet Jaune à la lettre de Macron..

Cette lettre fait couler beaucoup d’encre virtuelle, après Pinpin, voici celle de R. St B. (je ne sais pas si je peux mettre son patronyme). Partagez ! Volti

******

R. St B

«Chères Françaises, chers Français, mes chers compatriotes,

Dans une période d’interrogations et d’incertitudes comme celle que nous traversons, nous devons nous rappeler qui nous sommes .

Nous savons très bien qui nous sommes : le Peuple de France.

La France n’est pas un pays comme les autres.

Aucun pays n’a jamais été comme les autres

Le sens des injustices y est plus vif qu’ailleurs. L’exigence d’entraide et de solidarité plus forte.

Bien bien, mais vous essayez de gagner du temps ; allons à l’essentiel SVP

Chez nous, ceux qui travaillent financent les pensions des retraités.

Ce n’est pas vrai : chez nous, ceux qui travaillent souscrivent tout au long de leur carrière auprès d’une caisse de Retraite une assurance qui leur garantit le reversement mensuel d’une retraite dont le montant est calculé en fonction des cotisations versées par le souscripteur.

Chez nous, un grand nombre de citoyens paie un impôt sur le revenu, parfois lourd, qui réduit les inégalités.

Faux : l’impôt tel qu’il est calculé ne réduit pas les inégalités, tant s’en faut, puisqu’il se base sur des données relatives et non des valeurs absolues.

Par exemple, la valeur des parts familiales : le coût d’éducation des enfants est calculé en % du revenu parental, quand les charges réelles sont basiquement les mêmes pour tous. Ainsi, l’enfant d’un dirigeant d’entreprise ou d’un haut fonctionnaire sera considéré comme cinq à 10 fois plus cher à entretenir qu’un enfant de smicard.

Ou encore le solde net d’impôt d’un faible revenu se réduit à un montant ne permettant pas de vivre puisque les prix pratiqués sont les mêmes pour tout le monde ; Bernard Arnaud ne paie pas ses pommes de terre 100 fois plus cher qu’un agent de police.

Chez nous, l’éducation, la santé, la sécurité, la justice sont accessibles à tous indépendamment de la situation et de la fortune.

Là encore, il serait bon de mieux vous informer : l’éducation des grandes écoles ou d’universités de bonne réputation est à des prix inaccessibles pour la plupart des jeunes. La sécurité et la justice, mieux vaut ne rien en dire, pour éviter tout risque d’obscénité.

Les aléas de la vie, comme le chômage, peuvent être surmontés, grâce à l’effort partagé par tous.

Surmontés ? Quand il n’y a plus d’emplois proposés ? Quand il n’y a plus d’entreprises capables d’entretenir une masse salariale conséquente ? Quand les opportunités se limitent à quelques postes saisonniers sans qualification et sous-payés ?

C’est pourquoi la France est, de toutes les nations, une des plus fraternelles et des plus égalitaires.

Depuis quelques temps ce n’est plus le cas. Vous et vos semblables se sont acharnés à le détruire ce Modèle Français que beaucoup nous enviaient encore il y a vingt ans.

C’est aussi une des plus libres, puisque chacun est protégé dans ses droits et dans sa liberté d’opinion, de conscience, de croyance ou de philosophie.

Protégé dans ses droits ? : Le droit de manifester ? Le droit d’expression ? Le droit d’être respecté ?

Et chaque citoyen a le droit de choisir celles et ceux qui porteront sa voix dans la conduite du pays, dans la conception des lois, dans les grandes décisions à prendre.

Ah oui, le droit de vote… celui de choisir un représentant qui s’empressera sitôt élu de se consolider une belle et fructueuse carrière politicienne sans la moindre considération pour ses électeurs qui n’ont aucun moyen de contrôler son résultat ?

Justement ce dont nous ne voulons plus !

C’est vraiment ahurissant : comment diable faut-il vous le dire ?

Nous voulons pouvoir intervenir nous-mêmes dans la conduite du pays, la conception des lois, la garantie constitutionnelle de la République, par la mise en place du Referendum d’Initiative Citoyenne d’où ressortirait systématiquement la volonté affichée du plus grand nombre.

Chacun partage le destin des autres et chacun est appelé à décider du destin de tous : c’est tout cela, la nation française.

Comment ne pas éprouver la fierté d’être Français ?

Excusez du peu ; c’est à nous que vous venez dire ça ? Vous ne l’aviez pas compris ?

R St.B

12 commentaires

Laisser un commentaire