Le vrai fascisme : nous y sommes en plein dedans ! ..

Il faut bien convenir que la dégradation volontaire du vocabulaire politique pour asseoir le projet mondialiste, est de plus en plus présent pour, minimiser, ostraciser, éliminer, dévoyer, ridiculiser les plus pures intentions et ceux qui les portent. Castaner n’a-t-il pas parlé de « séditieux », d’extrémistes de droite/gauche, de casseurs pour justifier l’emploi violent des forces de l’ordre ? Comme toujours il y a les « fouteurs de merde », bien utiles pour enfoncer le clou de la « vertu républicaine » « agressée », « insultée » etc. Sommes nous dans un état fasciste ? Le faisceau de licteur, utilisé par bien des partis et régimes politiques est-il le symbole d’un fascisme qui ne dit pas son nom, comme sur l’écusson qui illustre l’article ? En 2016, j’avais écrit un article sur le sujet., que je vais reproposer en lecture. Partagez ! Volti

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Auteur Joseph pour Nouveau-Monde

De nos jours, il semble bien que le terme « fascisme » ait largement perdu son sens originel, à l’image de l’évolution d’une bonne partie du vocabulaire politique, économique, social, culturel et éducatif… vers la « novlangue » chère à Orwell. En revenant aux sources de sa définition, et en examinant succinctement nos systèmes prétendument « démocratiques », nous pourrons facilement constater le caractère effectivement fasciste de nos sociétés actuelles, à la différence près que le nationalisme est maintenant très mal vu et remplacé par l’obligation doctrinale de penser en termes d’Europe (ou de fédérations, confédérations et autres super-groupes étatiques équivalents ailleurs dans le monde).

Le « fascisme », tel qu’il a été mis en œuvre en Italie par Mussolini avant et pendant la Seconde Guerre mondiale, représentait un pouvoir gouvernemental totalitaire soutenu par les corporations d’entreprises et porté par le nationalisme.

Un tel pouvoir peut très bien s’accommoder d’élections représentatives dans des nations abusivement qualifiées de « démocraties », et Mussolini lui-même avait été élu en 1924. L’essence d’un tel régime politique est l’alliance étroite entre le gouvernement et les grandes entreprises privées possédées par de riches familles élitistes. Le nationalisme fournissait surtout le moyen de forcer l’adhésion populaire.

Actuellement, nous nous trouvons dans une situation similaire dans la très grande majorité des nations du monde, qu’elles soient ou non « démocratiques ». Le peuple n’y a jamais été souverain, même pas en Suisse. Dans toutes les nations modernes, le vrai pouvoir est toujours détenu par les élites richissimes, celles qui sont les principaux actionnaires des grandes banques et des entreprises internationales, souvent via des fonds de gestion privés dont la plupart des gens ignorent même le nom. Par leur argent, elles corrompent la plupart des hommes politiques et des responsables gouvernementaux, même ceux qui au départ étaient animés d’un certain idéalisme populaire. Rares sont ceux qui y échappent. Elles se parent de vertu par des fondations prétendument philanthropiques qui ne sont que des outils pour mieux atteindre leur principal objectif, celui de l’aboutissement du Nouvel Ordre Mondial.

La fusion entre les pouvoirs gouvernementaux et les entreprises transnationales est devenue telle qu’elle s’affiche maintenant ouvertement au travers des « partenariats public-privé » ou PPP. De plus, de nombreux hommes politiques gèrent aussi des entreprises privées ou en sont actionnaires. Et de nombreux entrepreneurs privés se sont aussi lancés en politique. Pendant ce temps, le seul pouvoir et poids politique d’un membre du peuple consiste de temps en temps à élire un « représentant » qui souvent représente bien plus les intérêts des élites dirigeantes que ceux de la masse populaire. Lorsqu’un éligible travaille réellement pour le peuple, il est généralement ignoré des grands médias ou ridiculisé ou discrédité par eux. Et comme le peuple croit voter utile en ne choisissant que parmi les gros partis politiques, il ne fait qu’aller dans le sens prévu et contrôlé par les élites.

La principale différence avec le fascisme originel est que le moderne est plus masqué et qu’au lieu de s’appuyer sur les nationalismes, il vise plus large, le but étant un gouvernement mondial unique dirigé ad vitam æternam par les mêmes familles élitistes. Et pour cela, le concept même de nations leur devient dépassé et dangereux. Il leur faut au contraire maintenant détruire ces dernières. En définitive, quelle est la seule liberté laissée aux peuples ? Celle de consommer.

(Voir aussi La bureaucratie contre la liberté, Ne plus nourrir la Bête, L’étau des systèmes invisibles).

Le Nouveau Monde devrait être toute autre chose qu’une fusion entre les mondes public et privé, à tel point que ces deux notions pourraient même finir par disparaître, les entreprises n’existant alors que selon la volonté populaire et uniquement le temps de mener à bien le projet pour lequel elles sont créées, ceci en toute transparence et autogestion.

Joseph pour Nouveau-Monde

Voir aussi :

 

 

5 commentaires

  • Avatar Claude Janvier

    @ Volti. Excellent article. C’est tout fait ça. Les socialos/républicanos sont des fachos de la pire espèce. Les véritables fachos. Ils agissent soi disant pour le bien, mais imposent une dictature policière de plus en plus patente.
    Merci à toi pour ce billet

  • Avatar engel

    Faudrait-il aussi rappeler que Mussolini était d’essence socialiste et venait du parti socialiste.
    …comme Macron.https://lesmoutonsenrages.fr/wp-content/plugins/wp-monalisa/icons/wpml_whistle3.gif

    https://fr.wikipedia.org/wiki/Benito_Mussolini

  • Thibaultraa Thibaultraa

    On est dans une période pré-fasciste où les escrocs s’en donne à cœur joie. Et les escrocs, eux, le savent.
    Ils ne sont pas intéligents, ils sont malins.

  • Avatar Houp@

    Bonjour,
    le fascisme se caractérise par :
    -un pouvoir autoritaire (c’est vrai sans aucun doute en ce qui concerne l’Union Européenne),
    -un chef charismatique ( !! ),
    -un parti unique sans contre pouvoir (les alternances droites gauches ne constituent plus depuis des années de réels contre pouvoirs les uns pour les autres),
    -un nationalisme débridé (aujourd’hui le mondialisme s’est substitué au nationalisme),
    -un anti-communiste exacerbé (sans objet après la chute du mur, mais avec Poutine le système à trouvé un nouvel ennemie à abattre),
    -un régime inégalitaire
    -s’appuyant sur un état fort (l’état français est affaibli de jour en jour supplanté par la prééminence technocratique de l’UE).

    Le fascisme d’aujourd’hui est plus discret que le fascisme italien mais il est d’autant plus dangereux.
    Il prend des formes multiples et au sens large il peut être considéré comme une négation des valeurs de l’humanisme (rejet de l’individu en tant que tel, négation de la notion d’égalité, suprématie des élites etc)

    Il s’exprime sans complexe dans les saillies, la morgue et comportements méprisants adressés au bas peuple par nos élites politiques, médiatiques et du monde du spectacle.

    Il manipule les esprits en transformant le langage usuel (simplification, appauvrissement, dévoiement ou inversion du sens des mots) pour annihiler toute velléité de contestation.

    « Qu’est-ce que c’est, le fascisme ? – Je ne sais pas exactement. C’est une façon de haïr. »
    Romain Gary

    « Ainsi commence le fascisme. Il ne dit jamais son nom, il rampe, il flotte, quand il montre le bout de son nez, on dit : C’est lui ? Vous croyez ? Il ne faut rien exagérer ! Et puis un jour on le prend dans la gueule et il est trop tard pour l’expulser. »
    Françoise Giroud

  • Avatar brignolais

    Pour éviter la caricature concernant le lien entre fascisme et peuple, ce qui le moins que l’on puisse dire n’existe pas en démocrature libérale, je vous soumets ce petit article d’un site très très politiquement incorrect… Je précise ne pas être fasciste ni néo, même si cela me semble de loin préférable à ce que nous connaissons aujourd’hui…

     »Au delà de tout, dans le fascisme, il existe un sentiment du monde, un certain style de vie, une approche particulière de l’existence. Dans le fascisme, il y a, avant la politique, une dimension esthétique, symbolique et existentielle, il y a un certain savoir faire aristocratique voué au peuple, qui fait décanter l’esprit en cultivant le corps, qui porte en triomphe la mort en vivant pleinement sa vie, qui expérimente la liberté au sein de la communauté. Être fasciste, c’est une chose presque indéfinissable, un quid, un mélange d’activisme, de jeunesse, de combativité, de mysticisme. Être fasciste, c’est avoir une allure sobre et décontractée, tragique et solaire, c’est posséder une volonté de grandeur, de puissance, de beauté, d’éternité, d’universalité. C’est adhérer à une logique de fraternité, de camaraderie, de communauté. Être fasciste c’est avoir conscience d’une destinée et avoir l’ envie éhontée de l’affronter, avoir la capacité de vivre pleinement dans la bande, dans l’équipe, dans le clan et de savoir élever ce lien au niveau de la nation et de l’empire. Être fasciste, c’est avoir 17 ans pour toute la vie. C’est se dépasser, c’est donner forme à soi-même et au monde. Être fasciste c’est jouir en scandalisant les moralistes, les sépulcres blanchis, les vieux perruqués. C’est cultiver la radicalité dans le pragmatisme, ressentir le dégoût pour la décadence et la petitesse d’esprit, tout en sachant vivre dans son temps, goûter à la modernité, puiser dans l’enthousiasme faustien pour la modernité. Être fasciste, c’est avoir pour compagnons, au-delà de toute complication cérébrale le feu, le marbre, le sang, la terre, la sueur et le fer. C’est parvenir à faire vibrer ses cordes intérieures sur la fréquence des plus humbles tout en refusant l’adulation, l’indulgence, la démagogie et la prostitution intellectuelle. N’avoir de la nostalgie que pour le futur ! Le fascisme c’est fonder des villes, assainir des terres, porter un projet de civilisation. C’est concevoir l’existence comme une lutte et une conquête, sans ressentiments. C’est faire don de soi aux camarades, à sa nation, à son idéal, jusqu’au sacrifice extrême. Oui être fasciste c’est tout cela avec, en plus, un style, une idée de l’esthétique, un goût pour le décorum. C’est être élégant et souriant jusqu’à l’échafaud et au-delà. »

    Adriano Scianca. CasaPound, une terrible beauté est née ! Ed.Rubicon.
    Tiré du site
    http://zentropaville.tumblr.com