L’euro c’est comme les immeubles de Marseille

L’Euro c’est comme les immeubles de Marseille.

On pourrait croire que ça nous protège mais à bien y regarder, c’est plein de fissures, tordu, déformé, mal construit, et même parfois ça pue.

On a même déjà pris des bouts de plâtre sur la gueule, pire il y en a qui ont vu tomber le plafond de la salle de bain du dessus, ou du chiotte je ne sais plus. Coup de pot ils n’étaient pas dessous, mais c’est passé pas loin.

Alors pourquoi on y reste dans ces immeubles pourris ?

Parce qu’on nous a fait croire que bientôt ça sera mieux, mais c’est faux demain sera pire et c’est planifié.

C’est planifié parce qu’il y a beaucoup à gagner.

Si les pauvres se tirent on abat (sauf la façade, préservation du patrimoine local oblige), on spécule, on reconstruit, on revend, on gentrifie, maintenant qu’il y a le TGV !

Si les pauvres restent, on ne fait rien, ça se dégrade, les prix baissent on spécule, on rachète, on abat (sauf les façades, patrimoine local oblige) on propose aux pauvres de racheter, ils ne peuvent pas, on gentrifie, maintenant qu’il y a le TGV.

Avec un peu de chance ça pourrait même tomber tout seul…Et si c’est sur la gueule des pauvres ça fera d’un pierre deux coups, si j’ose dire. J’ose.

L’Euro c’est pareil, on te dit que bientôt ça ira mieux, mais c’est faux demain sera pire et c’est planifié.

Qu’ils y restent ou qu’ils en partent (des immeubles) les pauvres seront battus à plate couture, c’est planifié. On leur propose une alternative mais les deux chemins mènent au même résultat, c’est prévu.

Et puis ils voudraient bien rester là, à Marseille, les gens, ils aiment bien, c’est leurs rues, leurs amis, leurs joies ou leurs engueulades, mais ce sont les leurs. C’est con les pauvres, c’est sentimental et pis ça a de l’espoir, ils pensent qu’on ne peut pas être aussi salaud qu’espérer que ça s’écroule.

Ils ont tort.

Alors quoi ?

Ne pas accepter ce pseudo choix : démonter les immeubles et les reconstruire soi-même, dans sa propre rue avec ses voisins, ensemble, des immeubles qu’on gérera nous-même.

L’Euro c’est pareil, faut le déconstruire, et d’abord dans la tête de tous ceux qui croient que le toit est solide alors que les murs sont pourris, et reconstruire une monnaie dans sa rue avec les siens, une monnaie dont on décidera comment l’utiliser.

Et sans ça ?

Sans ça on les prend sur la gueule les immeubles et ça fait des morts, et des sans-foyers, et de la rage qui ne débouche pas. Et on enlève les gravats, on spécule, on reconstruit (avec une façade façon traditionnelle, préservation du patrimoine local oblige), on revend, on gentrifie, maintenant qu’il y a le TGV !

L’Euro c’est pareil on le prendra sur la gueule, et, sidérés demain, comme les Marseillais aujourd’hui, on se retrouvera fauchés et à la rue.

Prenons les devants !

Un commentaire

  • C’est beau les déclarations d’intentions, mais concrètement …???…

    Des monnaies locales, y en a déjà, et d’autres qui se créent peu à peu, mais elles sont toutes appuyées sur l’€uro… https://lesmoutonsenrages.fr/wp-content/plugins/wp-monalisa/icons/wpml_unsure.gif

    Bon, Laurence devrait pouvoir nous éclairer un peu plus sur ce qui est faisable, mais ce sera long pour expliquer tout cela aux consommateurs lambda. https://lesmoutonsenrages.fr/wp-content/plugins/wp-monalisa/icons/wpml_unsure.gif