Les influenceurs aujourd’hui, une nouvelle forme de publicité, mais à quel prix?

Proposé par Stessy_13.

Les influenceurs aujourd’hui, une nouvelle forme de publicité, mais à quel prix ?

Depuis les années 2000, on voit fleurir sur le web un nouveau phénomène appelé « influenceur », originaire des États-Unis le phénomène prend de plus en plus d’ampleur en France. Aujourd’hui on compte des milliers d’influenceurs en France qui vont de 5 à 60 ans.

Tout d’abord un influenceur aujourd’hui c’est quoi ? Selon de nombreuses études être influenceur s’explique tout simplement par le fait d’être passionné par un domaine et vouloir le faire partager aux autres. Ces influenceurs ont des « communautés » et c’est avec elles qu’ils interagissent tous les jours via Snapchat, Instagram, YouTube etc. pour leur présenter le dernier produit à la « mode » ou « super utile » dont ils auraient absolument besoin.

En effet, les influenceurs ont la capacité de diriger l’opinion et la perception de leurs abonnés afin d’influencer leurs achats. Avec des messages beaucoup plus « authentiques » que la publicité traditionnelle, les influenceurs ravivent entreprises et consommateurs.

Mais aujourd’hui le marché des influenceurs s’agrandit, on en dénombre des milliers partout dans le monde.  Ce qui implique qu’aujourd’hui, une entreprise qui souhaite se faire remarquer veuille passer par le biais d’influenceur.

Mais comment choisir son « type » d’influenceur ? Comment les contacter ? Comment les rémunérer ? Comment peuvent-ils « s’ajouter » à la publicité classique ?

Tant de questions qui reste sans réponses aujourd’hui pour le public.

Différents types d’influenceurs pour différents enjeux

Aujourd’hui être influenceur n’est plus seulement une « vocation », mais c’est aussi un métier à part entière si l’on écoute les différents témoignages de ces derniers qui quittent tout pour pleinement s’investir de façon matérielle mais aussi physique dans le domaine, ils parlent alors de nombreuses heures de montage, d’un rythme totalement décalé avec la réalité. Travailler plus de 16 heures par jour, voilà le quotidien des influenceurs pour sortir une vidéo ou un article sur un produit.

Pour une entreprise, choisir son type d’influenceur n’est donc pas si simple, il faut déjà déterminer ce que l’entreprise recherche comme visibilité : grande moyenne ou petite.

Selon ce premier critère une entreprise devra choisir entre ce que l’on appelle « Macro-influenceur » et « Micro-influenceur » et même le « Middle-Influenceur » ainsi que le « Consomm’acteurs ».

Une entreprise qui a alors besoin d’une grande visibilité choisira un « Macro-influenceur » qui a entre 500 mille à plus d’1 millions d’abonnés. Ceci dit, l’entreprise qui fait ce choix se heurte au fait que ce type d’influenceur interagit moins avec son public et peut être souvent mal jugé, les abonnés ont moins confiance car ils savent que ces influenceurs sont plus dans la « rentabilité » que dans la relation consommateurs-influenceurs. Ce qui peut diminuer leur objectif.

Alors qu’une entreprise qui fait le choix du « Micro-influenceur » par exemple, à la garantie que son influenceur est plus « authentique » et que son audience est ciblée, et cet individu pourra interagir avec sa communauté plus facilement. L’entreprise aura donc une certaine assurance sur l’objectif qu’il convoite en faisant appel à ce type d’influenceur.

Ce phénomène d’influenceur est une nouveauté auxquelles les entreprises doivent donc faire face afin d’être plus compétitives aujourd’hui. Mais cela reste difficile, il faut faire confiance à des inconnus pour promotionner des articles. Et les influenceurs ont ce « pouvoir » de faire ou non un produit devenir un « must have » ou tout simplement le mener à sa perte.

Une complexité vis-à-vis de la rémunération

La grande question qui se pose à l’heure actuelle est donc : comment rémunère-t-on ces nouvelles stars du web ? Il est encore difficile de déterminer, mais certains influenceurs gagnent très bien leurs vies. On parle de millions d’euros pour les macros influenceurs et célébrités.

Quand on entend des influenceurs comme Kim Kardashian parler d’un contrat d’un million de dollars pour faire uniquement un post sur les réseaux sociaux, on peut penser à quel point les entreprises aujourd’hui sont prêtes à dépenser pour plaire aux influenceurs. Car oui, l’influenceur tout comme un « autoentrepreneur » a le libre choix de ses décisions, donc des contrats qu’il accepte ou non. Néanmoins avec cet engouement pour les influenceurs de nouvelles agences spécialisés voient le jour et font le biais entre l’influenceur et l’entreprise.

Les influenceurs reçoivent pour la plupart gratuitement les produits par les marques et sont sollicités afin de les présenter via leurs différentes plateformes et réseaux : chaînes YouTube, Instagram, Facebook et blogs.

Mais beaucoup d’entre eux sont aujourd’hui payés par les entreprises pour parler de leur produit tout en les recevant également gratuitement, ces derniers font donc les vidéos en fonctions des produits qu’ils reçoivent.

Cependant même si l’influenceur est rémunéré pour parler d’un produit il peut ne pas l’aimer et le dire « ouvertement » à ses abonnés. Son avis est complètement libre.

Les influenceurs sont donc les nouveaux « maîtres » de la publicité, on parle de marketing d’influence. Mais ce n’est rien d’autre qu’un nouveau type de publicité qui plaît aux entreprises par son faible coût et son style qui change de la publicité traditionnelle. Néanmoins, le phénomène des influenceurs est certes une chance pour les entreprises mais devient aussi une obligation. Dans le domaine des cosmétiques par exemple, une marque se « doit » de faire parler de ses produits par le biais des influenceurs. Aujourd’hui les produits les moins relayés par les influenceurs sont tout naturellement moins bien vendue.

Imaginez une influenceuse parler du dernier fond de teint à la mode de Rihanna à une communauté de plus d’1 millions d’abonnés, près de la moitié de sa communauté ira l’acheter au lendemain. Et cela est tout aussi valable dans le secteur de l’alimentation, de l’hôtellerie, voyage, bricolage etc.

Maintenant, les influenceurs sont de telles « références » qu’avant d’acheter un produit, les followers attendent l’avis de leur influenceur préféré afin de savoir s’ils passent à l’acte d’achat ou non.

La véritable question serait alors : les influenceurs sont-ils vraiment de bonnes affaires pour les entreprises ou dépensent-ils beaucoup plus pour eux que pour la publicité traditionnelle ? les influenceurs tendent-ils à « tuer » le secteur de la publicité? Qui sont ils vraiment ces « gourous » de communication?

Selon certaines études, le marketing d’influence représentera d’ici 5 ans, 5 à 10 milliards de dollars ce qui dépassera donc le budget normalement alloué des entreprises pour la publicité. Mais cela reste tout de même moins onéreux pour une entreprise de faire appel à ces influenceurs.

D’ici là on peut seulement se demander quel est l’avenir de notre publicité traditionnelle ?

Stessy

19 commentaires

  • M.G. M.G.

    La question qui devrait se poser est la suivante : comment, au XXIe siècle, plus de quinze siècles après les premiers crieurs publics, et avec cette intelligence sui generis qui le caractérise, le bipède Homo sapiens peut-il encore se laisser influencer et hypnotiser par la publicité comme une vulgaire pie face à un colifichet brillant. J’avoue que pour moi ceci demeure un des grands mystères de l’humanité. Une telle moutonnerie à échelle mondiale est bien plus énigmatique que la simple question d’une vie au-delà de notre petit monde …

    M.G.

    • Voltigeur Voltigeur

      Rien que la mention « vu à la télé » ou « élu produit de l’année » en dit long… :)

    • engel

      Certes certes…
      Mais comment fais-tu, quand tu ne connais pas un produit devenu nécessaire?
      Tu les achètes tous, pour savoir le quel est le « bon », ou te fies-tu à l’avis d’autrui?https://lesmoutonsenrages.fr/wp-content/plugins/wp-monalisa/icons/wpml_cool.gif

      • M.G. M.G.

        Il va déjà falloir définir ce qu’est un produit « devenu nécessaire » https://lesmoutonsenrages.fr/wp-content/plugins/wp-monalisa/icons/wpml_scratch.gif

        Les produit de première nécessité nous les connaissons tous, testés et approuvés depuis des siècles. Quant au reste (90% de ce qui est produit par l’humanité), ce ne sont que des produits à nécessité toute relative que l’on tente de nous refourguer continuellement pour maintenir le système financier qui sans ce marché permanent s’effondrerait.

        D’ailleurs, profitant de l’insatisfaction permanente de l’humain, et sachant que celui-ci se lasse rapidement des produits non nécessaires qui souvent finissent leur vie dans les placards, caves, greniers ou autres bon coins, le marché peut sans cesse renouveler son offre et sa production, et ainsi maintenir le con-sommateur par les couilles le portefeuille dans les rouages du système.

        Chacun devrait comprendre que l’élément « consommateur » demeure la pièce maîtresse dans la machine à fric mondiale et qu’il peut, de part sa simple volonté, mettre le système financier à genoux …

        M.G.

          • M.G. M.G.

            Tu ne m’as pas lu !
            Commence par expliquer ce qu’est un produit « devenu nécessaire ». Moi je ne sais pas https://lesmoutonsenrages.fr/wp-content/plugins/wp-monalisa/icons/wpml_unsure.gif Je ne connais que les produits indispensables (qui me sont nécessaires) d’un côté, et le superflu de l’autre …

            M.G.

            • GROS

              https://fr.wikipedia.org/wiki/Papier_toilette#En_France

              « Introduit en France au début du XXe siècle, le papier toilette a été longtemps considéré comme un produit de luxe. Son utilisation ne s’est généralisée que dans les années 1960. »

              Je crois qu’on peut parler d’un produit « devenu nécessaire ».

              • M.G. M.G.

                Et donc on aurait besoin de la pub ou de l’avis des envahisseurs influenceurs pour choisir le rouleau à utiliser ? Ou n’y aurait-il pas quelque-part un intérêt à nous pousser au cul pour que nous nous torchassions avec la bonne marque ?

                Cela-dit, personnellement, je ne classe pas le PQ dans les produits absolument nécessaires …

                M.G.

            • engel

              A question simple, réponse à coté de la plaque.

              Décevant mais logique, …quoi que ne faisant nullement illusion!

            • engel

              Ah oui, tu ne sais pas!!!

              Pourtant tu es bien sur ce site grâce à un ordinateur, non?

              Donc ton ordinateur t’est bien « devenu nécessaire », voir « indispensable » dans sa fonction.

              Et bien sûr, avant ton achat, la science cosmique universelle t’a été directement révélée.
              Et ainsi grâce à elle, tu a pu choisir ton modèle…sans subir aucune influence humaine.
              Bravo, bravo….

              A moins, que tout simplement, tu es testé tout les ordinateurs sur le marché, avant de choisir celui qui te convenait.
              ….Ce qui est tout aussi fou.https://lesmoutonsenrages.fr/wp-content/plugins/wp-monalisa/icons/wpml_wacko.gif

              • M.G. M.G.

                1) Un ordinateur n’est pas à mon sens un produit « nécessaire », même si par ailleurs il peut être utile dans certaines circonstances. Comme support à la création ou encore pour transmettre des documents plus rapidement, mais on peut largement s’en passer pour vivre !

                2) Ta première question était la suivante : « Tu les achètes tous, pour savoir le quel est le « bon », ou te fies-tu à l’avis d’autrui? » Ma réponse concernant l’ordinateur, que tu considères visiblement comme « nécessaire », est : ni l’un, ni l’autre. Je n’ai évidemment pas testé tous les PC existants, mais je n’ai pas laisser non plus des publicités ou des « influenceurs » me servir leur soupe pour orienter mon choix. J’ai usé d’une faculté atrophiée chez la plupart des gens aujourd’hui : la réflexion. J’ai étudié les caractéristiques des machines existantes, leurs fonctions et les performances indiquées par les concepteurs. J’ai également étudié leur durabilité (obsolescence), leur réparabilité, ce qui m’a permis de faire un choix précis en toute connaissance de cause, contrairement au troupeau qui achète sur des « on dit » ou du « vu à la télé » …

                M.G.

    • Vous reprendrez bien un peu de fluor avec votre thé?

  • GROS

    Maman, regarde ! Je passe sur Internet !
    Coucou !! https://lesmoutonsenrages.fr/wp-content/plugins/wp-monalisa/icons/wpml_bye.gif

Laisser un commentaire