« Les 6 choses que les gens intelligents ne disent jamais !! » L’édito de Charles SANNAT …

Quelques petits conseils pour réussir ? Dans quelle catégorie vous situez vous, « kaliméro » ou « je fonce, je vais réussir » ? Partagez !  Volti

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Charles Sannat pour Insolentiae

Aujourd’hui, j’avais envie d’aller un peu plus loin que l’économie pure. L’économie c’est bien. Appliquée c’est mieux, à chacun de nous c’est encore plus précieux.

L’économie, la grande, la macro, n’est jamais rien que la somme de tous nos petits comportements. Une économie dynamique nécessite que chacun de ses rouages, de ses acteurs soit dynamique. C’est là qu’intervient la culture économique et que de l’économie pure on rentre aussi dans le champ plus intime du fonctionnement de chacun d’entre nous.

La vie est injuste. Profondément. Soigner les bobos des nôtres et savoir tendre les mains est évidence. Si la solidarité est indispensable, s’en remettre à la solidarité ne permet jamais d’atteindre le bonheur. La solidarité, aussi poussée soit-elle, parce qu’elle n’implique aucune création, aucun effort personnel est certes satisfaisante matériellement parlant en assurant le minimum, mais elle n’a strictement aucune saveur en termes d’épanouissement.

C’est cette distinction fondamentale entre minimum de confort matériel et épanouissement psychologique qui échappe à toutes les politiques d’aides sociales… qui ne rendent jamais les peuples heureux, ni n’augmentent le niveau de bonheur de leurs bénéficiaires.

Terrible paradoxe. Terrible réalité.

Nous ne sommes pas égaux devant nos conditions de naissance, nos origines sociales, ou encore nos capacités.

Pourtant, entre l’inné et l’acquis, beaucoup des malheurs du monde se trouvent dans le fait qu’individuellement, nous pensons ou croyons qu’il est impossible de nous abstraire, de nous défaire de l’inné.

Dépasser l’inné pour favoriser l’acquis nécessite de beaucoup travailler en soi et sur soi.

Laisser derrière soi certains héritages dont on préfère se passer est généralement le combat d’une vie, une bataille permanente. Une guerre intérieure.

Je vous disais que la vie est injuste. Justement. Commencer à se la réapproprier implique de prendre conscience que les gens intelligents ne prononceront jamais certaines phrases ou que, plus précisément, les gens qui ont « compris » comment marche modestement la vie ne prononceront pas certaines expressions.

Lorsque l’on se laisse aller à les prononcer, ces phrases vous catégorisent irrémédiablement. La vie est injuste et justement…

1. « Ce n’est pas juste »

Tout le monde sait que la vie n’est pas juste. Si vous le dites en geignant et en vous plaignant, cela implique que vous êtes un grand naïf immature, qui croit que la vie devrait être juste…
Plus grave encore. Lorsque quelqu’un dit que ce n’est pas juste, cela s’accompagne systématiquement du syndrome de la passivité.

Quand quelqu’un dit que « ce n’est pas juste », généralement, il ne fait strictement rien pour que « l’injustice » dont il souffrirait soit corrigée par ses soins par plus de travail, par la décision d’un changement ou toute autre action qu’il pourrait lui-même initier pour faire changer sa propre situation.

L’expression ce n’est pas juste implique que celui qui la prononce attend des autres qu’ils réparent l’injustice dont il se pense victime.

Au niveau politique, cela donne « ce n’est pas juste, je n’ai que mon RSA pour vivre, alors que je possède un diplôme d’infirmière, taxons plus les riches ». Histoire vraie que je vous raconte-là. Le problème c’est de faire peser ses propres incapacités sur les épaules des autres en les accusant de nous faire souffrir d’injustice. Certains diront que c’est la définition du socialisme. Ce n’est pas faux.

Comme la vie est injuste, si vous le faites remarquer auprès de personnes intelligentes, vous avez peu de chance de monter dans leur estime. Je sais, c’est injuste !

2. « On a toujours fait comme ça »

C’est sans doute l’une de mes préférées. De l’ouvrier du bas de la chaîne au patron, combien de fois j’ai entendu dans les PME familiales les patrons eux-mêmes me dire « on a toujours fait comme ça »… Surtout, ne changeons rien, ne prenons aucun risque, restons avec notre cahier (j’adore les cahiers) et notre crayon à papier !

Sauf que le monde change et rien que les lois, aussi. Aujourd’hui, il n’est plus possible légalement de tenir votre comptabilité dans un grand livre papier ! Vous devez posséder des logiciels infalsifiables et agréés ! Point.
D’ailleurs, nous ne mettions pas de ceintures de sécurité aux enfants à l’arrière des voitures. Il y avait 25 000 morts par an sur les routes. « On a toujours fait comme ça. »

Le « on a toujours fait comme ça » ne respire pas franchement la grande intelligence, ni la hauteur de vue, encore moins une certaine vision de l’avenir !!

« On a toujours fait comme ça » se termine généralement par une faillite quand c’est une entreprise. Par un échec de vie quand il s’agit de sujets personnels.

Le « on a toujours fait comme ça » c’est un peu comme penser que faire toujours plus de la même chose va produire un résultat différent. Si le résultat est bon, continuez à faire comme ça parce que le comme ça fonctionne bien. Si le comme ça ne marche pas, si vous continuez à faire « plus » de pareil, alors les résultats seront les mêmes : mauvais. Voire encore plus mauvais.

3. « Ça ne prendra qu’une minute »

Si vous avez deux sous de jugeote, vous savez très bien que rien ou presque rien ne prendra qu’une minute. Vous dites donc une bêtise et faites une fausse promesse.

Changer une ampoule ? Oui une minute bien sûr… Aïe, l’ampoule a fondu dans la douille, il me faut une pince. Zut, elle est à vis, je croyais qu’elle était à baïonnette, il faut que j’aille en acheter une à la supérette du coin… Zut ils n’en ont plus, je vais à l’autre, aïe… il y a la queue, ils viennent tous faire leurs courses au mauvais moment… Merde, j’ai oublié ma carte bleue… Je retourne à la maison.

Et voilà comment un changement d’ampoule qui va prendre une minute se termine par deux heures de temps ! C’est un peu grossi, mais vous voyez l’idée. Sous-estimer les choses ne permettra pas de vous faire estimer.

4. « Je vais essayer »

Il n’y a que les hésitants qui n’ont aucune confiance en eux et qui partent déjà perdant qui vont « essayer »… Comme la vie est « injuste » n’est-ce pas, c’est ainsi que vous serez durement jugé.

Injuste… mais réaliste. On n’essaye pas, on réussit, sinon, autant ne rien faire. Cela ne veut pas dire que l’on ne risque jamais l’échec, mais si on fait quelque chose, on le fait pleinement et avec engagement. Tous ceux qui « essayent » juste font passer le message implicite qu’ils vont y aller tranquillement, sans trop se fatiguer, et puis que si la réussite n’est pas là, c’est déjà pas grave.

Quand on essaye, cela veut dire que l’on s’en fiche.

5. « Ce n’est pas dans ma fiche de poste »

Combien de fois je peux entendre cela… Tu comprends, avec « tout ce que j’ai donné », alors que ce n’est pas dans mes attributions ni … dans ma fiche de poste !!!

Si vous ne faites jamais preuve d’altruisme ni de générosité, vous ne recueillerez pas grand-chose.

Plus grave, si vous vous contentez de votre « fiche de poste », alors ne vous plaignez pas de devoir vous contenter de… votre « fiche de paie » qui risque de ne pas beaucoup évoluer en faisant preuve de ce genre de rigidité.

Il ne faut pas confondre l’altruisme avec le fait de se faire avoir et complètement exploiter. Sortir de sa fiche de poste au sens strict n’implique pas de se faire exploiter, mais de montrer que vous êtes capable d’initiatives et d’évoluer, d’atteindre d’autres types de fonctions en allant y faire quelques incursions.

Se contenter de votre fiche de poste pour être sûr de ne pas être exploité signifie que vous êtes exclusivement dans un rapport comptable avec votre travail et votre employeur. Il n’y a ni motivation, ni intérêt, ni volonté de progresser.

Le pouvoir ne se demande pas, il se prend ! Tout homme politique sait cela. Appliqué au monde du travail, on ne demande pas une promotion en disant « j’aimerais bien faire cela ». On sort de se fiche de poste, on fait, on montre ses capacités et on est souvent récompensé. Quand vous ne l’êtes pas, alors changez d’employeur, il ne vous mérite pas, et avec tout ce que vous aurez fait en dehors de votre fiche de poste, vous aurez pu vous former et travailler… votre employabilité personnelle, et c’est là que réside votre véritable valeur.

Dites à votre patron que « ce n’est pas dans votre fiche de poste », et il vous classera dans les esprits étriqués, peu ambitieux et bons à rien.

Je sais, le monde est trop injuste.

6. « Ce n’est pas ma faute »

Celle-là est dans mes préférées… Et puis de vous à moi, qu’est-ce que cela commence jeune !

« Ce n’est pas ma faute papa »…

C’est la faute (rayez la mention inutile ) :

A la maîtresse,
Au prof,
Au copain,
Au camarade,
Au voisin,
Au concurrent,
Au collègue,
A ma mère,
A mon père,
A mon éducation…
Je peux continuer à l’infini.

Mais il y a aussi les cumulards. « Ce n’est pas ma faute, c’est la faute à l’injustice »… Là, on s’approche de la perfection.

Tous ceux qui avancent, créent, réussissent ont cela en commun que vous ne les entendrez jamais, les autres. Les autres peuvent être l’État.

« Avec tous les impôts et la fiscalité en France, cela ne sert à rien d’entreprendre »… Dite cela à votre patron qui, lui, entreprend tous les jours. Que va-t-il penser de celui qui fera cette remarque ?

Ce n’est jamais une bonne idée de jeter le blâme sur les autres. Soyez responsable. Si vous aviez un rôle – aussi petit soit-il – dans tout ce qui a mal tourné, vous en êtes responsable.

De façon générale, on peut se rassurer en disant que ce n’est pas de sa faute, mais au bout du compte, vous êtes, nous sommes tous responsables de nos actes et de leurs conséquences… Y compris pénalement, ou civilement !

Nos actes ont des conséquences. Si nous ne choisissons pas toujours les malheurs qui nous arrivent, nous sommes pour beaucoup dans les choix qui vont permettre notre bonheur.

Nous sommes responsables. L’un des plus beaux cadeaux que nous puissions faire à nos enfants dans un monde de déresponsabilisation et de socialisation de tout, y compris du petit-déjeuner offert à l’école, c’est évidemment de leur apprendre le poids de leurs choix, les conséquences de leurs actes.

D’ailleurs, la différence entre l’âge adulte et l’enfance, c’est justement cette capacité à comprendre que les actes ont des conséquences. On parle d’être ou de ne pas être pénalement RESPONSABLE.

Quand vous dites « ce n’est pas ma faute », l’autre comprendra que vous êtes pénalement pas responsable, donc irresponsable, donc un adulte totalement immature.

Voilà donc l’essentiel des 6 choses qu’il ne faut surtout pas dire quand on est avec des gens intelligents si l’on ne veut pas passer en une phrase malheureuse pour l’imbécile de la soirée.

Au-delà de son image, c’est également toute une façon de penser, de se penser et de penser sa relation au monde, au travail et aux autres.

Cette manière de penser est très importante dans les clefs du succès. Pour réussir, pour devenir « riche », il existe réellement une manière de s’y prendre. Ce qui est remarquable d’ailleurs, c’est que tous ceux qui réussissent, quels que soient leurs origines, leur religion, leur éducation ou niveau d’études, utilisent exactement les mêmes moyens et les mêmes méthodes pour y parvenir.

C’est pour aller plus loin partager avec vous ces clefs que j’ai écrit le dossier spécial « Marre d’être pauvre ? Comment devenir riche » que vous pouvez télécharger ici (n’oubliez pas, il est accessible gratuitement à tous les abonnés à la lettre STRATÉGIES).

Il est déjà trop tard, mais tout n’est pas perdu. Préparez-vous !

Charles SANNAT pour Insolentiae

Voir :

 

 

6 commentaires

  • engel

    Houlala, ça va polémiquer.
    Naïf dit-il…

  • logic

    AHHHH l’immobilisme !!!!

  • Graine de piaf Graine de piaf

    Son petit laïus, plein de bon sens, m’a beaucoup amusée, car tout ce qu’il écrit n’est pas nouveau.
    Une chose qui me fait rebondir c’est quand il est écrit :  » la vie n’est pas juste », mais si tout est juste dans la vie c’est précisément là que le bât blesse, on préfère rejeter ce qui ne va pas sur la vie ou sur les autres, ou sur n’importe quoi plutôt que de se remettre en question.
    Nous sommes co-créateurs de notre vie, si ça cloche c’est que nous n’avons ni pensé, ni agi ainsi qu’il aurait fallu. Et puis aussi nous apportons de nos vies précédentes (pour ceux qui y croient) des valises de choses qui n’ont pas été réglées et que nous retrouvons dans celle-ci multipliées par xxx. Si nous n’en prenons pas conscience et ne le faisons encore pas, elles seront du voyage au prochain retour…
    Mais il y a pire, nous sommes aussi responsables de ce qui se passe dans d’autres parties du monde par nos pensées soit positives, soit négatives, or ce sont souvent ces dernières qui ont la priorité dans nos petites cervelles ! Vous connaissez certainement  » un battement d’aile de papillon, provoque un tremblement de terre à l’autre bout du monde », bien sûr c’est une métaphore, mais pas tant que ça ! nos pensées remplaçant simplement le battement d’aile ! Mais ça on ne veut pas le savoir, on n’y croit pas tout simplement, n’est-ce pas ? https://lesmoutonsenrages.fr/wp-content/plugins/wp-monalisa/icons/wpml_whistle3.gif

  • https://lesmoutonsenrages.fr/wp-content/plugins/wp-monalisa/icons/wpml_mail.gif Sans oublier 15 conseils judicieux pour faire évoluer ses conditions de vie https://lesmoutonsenrages.fr/wp-content/plugins/wp-monalisa/icons/wpml_smile.gif
    https://www.youtube.com/watch?v=tw-fhvxdvIk

    + le bonus du soir au sujet de Mark Zuckerberg (cité dans la vidéo)
    La fièvre acheteuse.https://lesobservateurs.ch/2018/04/04/train-fou-de-bns/

    (Probablement déjà présenté mais quand on aime on compte pas https://lesmoutonsenrages.fr/wp-content/plugins/wp-monalisa/icons/wpml_heart.gif)