« Conte : «Je veux être l’avocat qui défendra le peuple italien !» » L’édito de Charles SANNAT…

En Italie, plus question de sortir de l’euro pour les populistes et, pour la renégociation des traités, d’autres en France y ont pensé, tout en connaissant l’impossibilité de la chose. Les Italiens feront comme Tsipras, coucouche panier et papattes en rond. Faut pas déranger les utopistes qui ne voient pas leur Europe moribonde, décriée par tous les peuples et qui rêvent de la maintenir envers et contre tout et tous. Jusqu’à quand ?

Conte premier ministre! Le programme de gouvernement de la coalition M5S et Ligue en Italie semble avoir été grandement édulcoré de ses mesures les plus contestées par nos européistes, du type la réduction de 250 milliards d’euros de la dette italienne ou encore la sortie de l’euro. Il faut dire que les pressions exercées sont violentes, comme elles ont pu l’être aussi bien sur Varoufakis ou Tsipras en Grèce, sans oublier le licenciement presque manu militari de Silvio Berlusconi lorsqu’il était Premier ministre par Sarkozy et Merkel. L’Europe ne veut pas mourir et n’hésitera pas à employer les grands moyens pour se maintenir.

Plus la situation deviendra tendue et complexe, plus économiquement les choses seront intenables et plus l’Europe qui ne veut pas mourir deviendra violente, répressive, autoritaire et dictatoriale.

L’Europe peut repousser l’échéance de son faire-part de décès, mais elle a déjà perdu depuis bien longtemps la bataille des cœurs et des âmes européennes. L’Europe, comme l’American way of life, sont deux idées, deux rêves qui se sont transformés en cauchemars sous la pression terrible du totalitarisme marchand mondialisé.

Il ne reste plus, pour tenir, que les manipulations, la propagande et, quand cela ne suffit plus, la violence « légitime » publique. Bienvenue dans ce nouveau monde effrayant.

Bienvenue à Globalia.

En attendant, si le petit village gaulois ne résiste plus (pour le moment, car Macron est en train de lasser grandement), les légions romaines, elles, tentent péniblement de se déployer.

Le premier discours de Conte, tout en ambiguïtés !

Le juriste Giuseppe Conte s’est adressé aux journalistes tout de suite après sa rencontre avec le président italien Sergio Mattarella, qui l’a désigné pour diriger le gouvernement, le 23 mai 2018 à Rome à sa sortie du Palais du Quirinal, l’Élysée italien.

Giuseppe Conte sait très bien que son gouvernement inquiète grandement partout en Europe tant ils sont considérés comme une union d’extrême droite et antisystème.

Ses premiers mots ont donc été prononcés dans un souci d’apaisement et à l’attention de ceux qui, en dehors des frontières italiennes, écoutent ce qui se passe aujourd’hui à Rome.

« Je suis conscient de la nécessité de confirmer la place de l’Italie en Europe et dans le monde »

Il a également parfaitement assumé sa participation à l’élaboration du programme commun présenté par la Ligue (extrême droite) et le Mouvement 5 étoiles (M5S, dit antisystème), un programme qui veut tordre le cou à l’austérité et énonce une volonté claire de renégociation des traités européens… ce qui sera évidemment refusé tout net par les instances bruxelloises, cela pouvant se comprendre tant il est compliqué à plus de 20 de réussir à trouver un accord quel que soit le sujet !!

Conscience de la complexité de la situation

« Avec le président de la République, nous avons parlé de la phase délicate et importante que nous sommes en train de vivre. Là dehors, il y a un pays qui attend la naissance d’un gouvernement du changement et qui attend des réponses. »

« Mon intention est de donner vie à un gouvernement qui soit du côté des citoyens, qui garantisse leurs intérêts. »

« Je me prépare maintenant à défendre les intérêts de tous les Italiens devant toutes les instances européennes et internationales, en dialoguant avec les institutions européennes et les représentants des autres pays. Je veux être l’avocat qui défendra le peuple italien. »

Des déclarations tout en ambiguïtés. Il est pour le moment trop tôt pour dire ce qu’il va se passer. Nous n’avons pas de révolution immédiate à attendre ou à redouter en fonction de vos convictions.

Le gouvernement fera pschitt à la Tsipras, ou alors ce sera à la progressive, difficile, tendu, haché, comme peut l’être le mandat d’un Trump aux États-Unis. Enfin, il est probable que l’Italie et son nouveau gouvernement commencent par traiter le problème migratoire plus que le problème monétaire. Pour le reste il risque d’être un avocat dont la plaidoirie ne changera guère la sentence.

Il est déjà trop tard, mais tout n’est pas perdu. Préparez-vous !

Charles SANNAT pour Insolentiae

8 commentaires

  • Graine de piaf Graine de piaf

    Aura-t-il la carrure pour réaliser ce qu’il dit ? j’ai des doutes à ce sujet.

    je me demande combien d’Européens veulent réellement une Europe ? ou bien laissent-ils faire par désintérêt …
    Dès le départ j’ai refusé l’Europe, comme bien d’autres d’ailleurs, sachant ce qu’il allait se passer par la suite, je ne me suis pas trompée hélas…
    Petit à petit nous avons tout perdu à commencer par la souveraineté de notre Pays, il s’est accroché au wagon de queue et maintenant il est pris dans l’engrenage comme bien d’autres avec lui. C’est lamentable !

    Pourquoi avoir un gouvernement français alors qu’il est lui-même gouverné et doit obéir aux ordres venus d’ailleurs ? Qu’il en est même devenu le larbin dans bien des domaines ! https://lesmoutonsenrages.fr/wp-content/plugins/wp-monalisa/icons/wpml_unsure.gif

  • Cyrildu44

    Tant que les pays continueront à sauver leurs banques respectives comme en 2008, les conditions de vie des gens ne feront que se dégrader.

    Aux Etats Unis, ils ont bien laissé couler des banques comme Lehman Brothers qui existait pourtant depuis plus de 150 ans.

    Le problème a toujours été les banques surtout depuis l’ouverture des marchés boursiers : à force de placer de l’argent qu’elles n’avaient pas, elles finissaient toujours pas s’endetter davantage.

    • M.G. M.G.

      Sauf que la prochaine fois qu’une banque touchera le fond ce n’est plus la communauté par le biais de l’état qui mettra la main à la poche pour payer les pots cassés, mais l’ensemble des clients de la banque en déroute. Je n’invente rien, ce sont les nouvelles directives, celles que les merdias s’emploient à dissimuler au « grand » public pour éviter un bank run le moment venu …

      M.G.

    • Pignoufou

      Je dirais même plus, le problème a toujours été les usuriers.

      Ca me fait penser à une des 12 lois universelles du manuscrit d’Orea Linda :
      – « 11. There shall be no usurers in the market.
      If any should come, it will be the duty of the maidens to make it known
      through the whole land, in order that such people may not be chosen for
      any office, because they are hard-hearted.
      For the sake of money they would betray everybody—
      the people, the mother, their nearest relations, and even their own selves. »

      -« 11. Il n’y aura aucun usurier au marché.
      Si chacun doive venir, ce sera le devoir(droit) des jeunes filles pour le rendre connu par le terrain(la terre) entier, afin que de tels gens(peuple) ne puissent être choisis pour aucun bureau(fonctions), parce qu’ils sont durs au coeur.
      Pour l’argent ils trahiraient tout le monde – les gens(le peuple), la mère, leurs relations les plus proches et même ils. »

      https://www.globalgreyebooks.com/content/books/ebooks/oera-linda-book.pdf
      (chapitre Universal Law)

      ps: Celles sur les taxes sont sympa aussi (et même toutes), surtout en ce qui concerne la redistribution. Les vendeurs sont taxés à 8.33% (un 12ème des produits vendus au marché) et 50% de la recette est allouée aux faibles et aux infirmes.

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