Comment bien choisir son panier bio, locavore, ou Amap

Se nourrir « plus sain » devient un chalenge, un défi que tous ne savent pas relever, surtout si l’on considère que les pesticides sont pratiquement de partout.Du coup, vers quelles solutions se tourner afin de choisir un panier lorsque l’on est en ville et que rien ne pousse aux alentours hormis quelques fleurs sur des balcons pollués? Peut-être un élément de réponse avec ce sujet qui justement part fouiller dans…le panier.

Légumes

 Vous avez décidé de délaisser le rayon fruits et légumes du supermarché pour acheter un panier bio ou locavore? Amap, associations, Ruche qui dit oui!, choix, modèle, livraison, inconvénients… Voici ce qu’il faut savoir avant de se lancer.

Récupérer régulièrement un panier bio ou locavore -en réalité plutôt un sac en papier recyclable- rempli d’une sélection de fruits et légumes de saison, c’est assurément très pratique. Mais il existe des dizaines de solutions différentes, à bien choisir en fonction de ses besoins.
Quel est le principe des paniers?

Il s’agit avant tout de recevoir un assortiment de fruits, légumes ou autres produits fermiers de saison. « Le point commun entre toutes ces formules, c’est de recevoir un panier, de prendre ce qui vient. Il y a un aspect découverte, qui peut nous pousser à manger des choses que l’on n’a pas l’habitude de cuisiner. D’ailleurs, beaucoup de paniers sont accompagnés de fiches recettes », explique Nicolas Klein, fondateur du site Mon panier bio, un annuaire de paniers bio, fermiers, d’Amap et autres en France.
Comment choisir?

Il existe de très nombreuses structures qui proposent des paniers, sous forme d’association ou d’entreprise. Comment choisir? « Cela dépend de ce que vous souhaitez (local et/ou bio), de la flexibilité que vous demandez, de votre mode de vie, de votre volonté d’investissement dans les équipes de distribution… Les profils de consommateurs de paniers sont multiples », précise Nicolas Klein.

On peut acheter des paniers en circuit 100% court, sans aucun intermédiaire. Dans les Amap (Associations pour le maintien d’une agriculture paysanne), les agriculteurs touchent ainsi la totalité du prix du produit. Mais d’autres solutions sont bien plus éloignées de la vente directe, comme lorsqu’une entreprise prend par exemple 40% de marge sur le prix du panier, pour son fonctionnement et les livraisons.
Pourquoi choisir des paniers?

Le premier avantage, c’est l’assurance d’une sélection de produits issus de l’agriculture biologique et/ou locaux, en fonction de votre choix. Certaines structures proposent un engagement sur un certain nombre de semaines. Pour d’autres, c’est un fonctionnement sur commande, au coup par coup.

En outre, comme la quantité de fruits et légumes nécessaires pour une commande ou une distribution est prévue à l’avance, « on ne jette rien, et on ne stocke pas. Cela nous permet de travailler avec certaines variétés plus fragiles mais avec plus de qualités gustatives », explique Yoann Alarçon, directeur de Potager City. Les produits des paniers sont donc souvent récoltés la veille ou l’avant-veille: fraîcheur garantie. Quant aux prix, ils peuvent aller du simple au double, en fonction des sites et structures. A noter, certains proposent un paiement en tickets restaurants.
Quels sont les inconvénients?

Même si les acteurs du panier font des efforts en ce sens, en plein coeur de l’hiver, la sélection peut sembler monotone… cependant, toujours de saison! Certains sites sont en outre assez flous sur le fonctionnement économique -qui touche quoi?- et l’origine des produits. A nous de chercher les bonnes infos.
La livraison à domicile ou au travail

Pour les plus casaniers, certains sites proposent une livraison de panier directement à la maison, la plupart du temps sur commande… Attention, les créneaux de livraison peuvent tomber en plein sur les horaires de travail! C’est pourquoi certains livrent sur des lieux de travail, en demandant un minimum de personnes intéressées, pour faire une commande groupée.

« Nous proposons des mini-abonnements de 4 à 10 semaines pour des groupes de salariés. Le prix du panier est moins cher, et le CE participe financièrement dans 45% des cas », explique Yoann Alarçon, de Potager City, qui livre -entre autres- des sociétés dans les régions Rhône-Alpes, Paca-Languedoc et Île-de-France.
Gares, commerçants de quartier… Le bon Point relais

Comme pour les colis, les commerçants de quartier en tous genres peuvent jouer le rôle de « points relais ». Le Campanier concocte ainsi différentes sortes de paniers bio, déposés chaque semaine dans 250 points relais à Paris et en Île-de-France.

Les gares, lieux de passage très fréquentés, peuvent aussi accueillir des initiatives. Dans une quarantaine de gares de la région parisienne, on peut acheter chaque semaine entre 16h30 et 19h30 un « Panier Fraîcheur ». Une initiative née de l’association entre SNCF Transilien, les Chambres d’agriculture d’Île-de-France et les maraichers de la région. Ces derniers décident de la composition et du prix du panier, et le vendent sans intermédiaire. Les paniers débarquent dans de nombreuses autres gares de l’Hexagone… A la gare de Tours, par exemple, on peut récupérer tous les vendredi un panier bio, pour 10 euros en formule abonnement, ou 11 euros à l’unité

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Source et suite de l’article sur Lexpress.fr

 

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