Conférence nationale de santé : le secrétaire général démissionne et dénonce une « mascarade »…

Voilà un homme courageux:

médical médecineThomas Dietrich, ex-secrétaire général de la Conférence nationale de santé, instance consultative ouverte aux patients, a démissionné le 19 février 2016 pour dénoncer la « vaste mascarade » que constitue selon lui la « démocratie en santé », selon un brûlot contre le ministère relayé sur Internet.

Dans une note de 23 pages accompagnant sa démission, intitulée « Démocratie en santé : les illusions perdues », Thomas Dietrich affirme que cette démocratie « n’est qu’une vaste mascarade montée par les hommes et les femmes politiques pour faire croire à une certaine horizontalité de la décision publique en santé », alors « qu’elle n’a jamais été aussi verticale ». Les « dés sont pipés », dit-il.

En poste de mars 2015 à février 2016, il décrit des « pressions » exercées sur l’instance à propos de grandes questions, comme la fin de vie et la vaccination.

S’agissant du vaste débat public sur la vaccination promis par Marisol Touraine, il accuse la ministre d’avoir décidé de le confier à une autre instance « marionnette », illustration selon lui de « la volonté de la ministre de cadenasser l’ensemble des moyens d’expression de la démocratie en santé ».

M. Dietrich écrit souhaiter par sa démarche « mettre en lumière la malhonnêteté de l’administration actuelle vis-à-vis de la démocratie en santé » afin que « des mesures correctrices soient prises sans délai », notamment pour renforcer l’indépendance hiérarchique et financière de la CNS.

Sur les réseaux sociaux, Thomas Dietrich a relayé lundi 22 février un courrier du ministère lui rappelant son devoir de réserve.

Ne contestant même pas des propos qu’ils savent exacts, le @MinSocialSante m’enjoint de me taire. Peine perdue !
253 retweets 143 likes
VOIR le courrier

Contacté le même jour par Allodocteurs.fr le ministère de la Santé ne souhaitait faire aucun commentaire sur l’affaire.

Instance consultative créée en 1996 mais réellement active depuis 2007, la Conférence nationale de santé (CNS), est chargée de formuler des avis pour améliorer le système de santé, évaluer l’application et le respect des droits des usagers, et contribuer à l’organisation de débats publics. Elle réunit des professionnels de santé, des établissements et des représentants des Conférences régionales de santé, des usagers et élus.
Source France-TV-Info

Et un commentaire intéressant de Tibri…

tibri • il y a 7 heures

Tellement vrai notamment pour la sclérose en plaques par exemple que l’on peut stopper (donc soigner) y compris les formes progressives à l’aide d’une chimiothérapie myelo-ablative ou pas avec réinjection ensuite de ses propres cellules prélevées auparavant (HSCT) technique pour laquelle il existe plusieurs essais thérapeutiques notamment ceux du Docteur Richard Burt aux Etats-Unis avec des résultats inespérés mais pour laquelle les « spécialistes neurologues » tergiversent en prétextant tout un tas de risques (pas plus que pour une chimio telle que celle utilisée pour les leucémies) alors qu’en attendant on gave les patients de traitements bourrés d’effets secondaires graves mais qui rapportent tellement aux labos. Pendant ce temps là les patients se dégradent, souffrent, perdent leur autonomie alors qu’une simple chimio les guérirait (je pense qu’on peut parler de guérison à partir du moment où l’on stoppe une maladie même si l’on ne recouvre pas toutes ses facultés certaines étant irrémédiablement perdues arrivé à un certain stade de la maladie mais enfin demandez à un malade de la sclérose en plaques si le simple fait de stopper la progression de sa maladie ne serait pas inespéré pour lui). Les neurologues sont quasiment tous à la solde des labos et n’entendent pas passer la main aux hématologues sur une manne financière telle que la sclérose en plaques avec son lot de traitements à vie lorsqu’une chimio coute à peine une année de ces traitements. La BBC a récemment diffusé un reportage sur cette technique de soin http://www.bbc.com/news/health… montrant des malades guéris mais avant qu’on ai le même en France il faudra bien attendre encore une dizaine d’années. C’est une honte, honte aux neurologues…

Voir aussi:

8 commentaires