Levée des sanctions contre l’Iran, une très mauvaise nouvelle qui risque d’enflammer la planète…

Concrètement, la levée des sanctions contre l’Iran par l’Union Européenne, est-ce une bonne ou une mauvaise nouvelle? Si l’on écoute les médias en général, la nouvelle ne peut être que bonne, c’est une nouvelle ère qui va pouvoir s’ouvrir pour le pays, bref, que du bon. Mais dans la réalité, l’optimisme n’est pas vraiment de mise, car les prévisions ne vont pas vraiment dans le même sens, bien au contraire.

Résumons, l’Iran, ennemi d’Israël et des saoudiens, vient de voir les sanctions levées, des sanctions décidées avant tout par les États-Unis qui ont ainsi pu interdire tout commerce avec le pays (quitte à user de menaces) jusqu’à ce qu’un assouplissement puisse leur permettre d’y caser quelques entreprises. C’est comme cela que les USA ont interdit à la France la vente de véhicules Peugeot (pour y caser par la suite du General Motors), et la France a accepté dans le silence en courbant l’échine

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Mais cette levée des sanctions ne pouvait arriver dans une pire période, puisque l’ensemble des économistes qui ne sont pas d’opérette ont expliqué le plus officiellement possible qu’un krach gigantesque se profilait à l’horizon, et l’horizon semble très proche pour le coup (voir ici sur le blog ainsi qu’ici). Dans le même temps, une véritable guerre à commencé entre les Etats-Unis qui veulent absolument vendre leur pétrole de schiste en Europe, et les saoudiens qui refusent de réduire leur production comme demandée par l’OPEP, ceci ayant entrainé une baisse extrêmement violente du cour du baril de pétrole, avec un pic à 111,63$ en 2012, voilà qu’il vient de tomber à 28,82$, le niveau le plus bas depuis 12 ans.

À l’heure actuelle, cette baisse du cours entraine de nombreuses faillites d’entreprises américaines spécialisées dans le pétrole qui perdent plus d’argent en produisant qu’en arrêtant les frais comme c’est le cas avec BHP-Hilton, ce qui inévitablement panique le secteur bancaire déjà affaibli, et si les prévisions d’Aout 2015 de David Kotok, gérant monétaire et économiste financier se vérifient, le prix du baril pourrait tomber à 15 dollars. Quinze dollars le baril, cela va inévitablement entrainer plus de faillites, plus de secousses, plus de personnes au chômage, et de nombreuses autres conséquences directes et indirectes qui vont se ressentir sur l’économie en général.

La levée des sanctions de l’Iran sonnent donc comme un glas, mais les médias ne vous le diront pas, trop grave… Donc, un impact relativement important s’est déjà fait sentir sur les marchés boursiers, et l’annonce de l’Iran qui souhaite produire 500 000 barils de pétrole brut par jour va donc logiquement aggraver la situation! Un pétrole encore plus bas (bientôt les 15$ ?), plus de faillites d’entreprises, plus de chômeurs, plus de séismes au niveau des bourses, plus de panique pour les banques, moins de consommation et donc moins d’import-export ce qui va faire chuter l’indice Baltic Dry déjà au plus bas

Cette levée des sanctions, est-ce là le véritable déclenchement de l’effondrement tant redouté?

 

7 commentaires

  • ConscienceU12 ConscienceU12

    http://lesmoutonsenrages.fr/wp-content/plugins/wp-monalisa/icons/wpml_scratch.gif Effectivement ça semble bel et bien calculé cette affaire-là juste à ce moment-là http://lesmoutonsenrages.fr/wp-content/plugins/wp-monalisa/icons/wpml_yes.gif; …mais cette levée de sanctions a surtout tout du cadeau empoisonné pour l’Iran http://lesmoutonsenrages.fr/wp-content/plugins/wp-monalisa/icons/wpml_wacko.gif, qui du coup va devenir le parfait bouc émissaire dans cette affaire, car maintenant du coup toutes les monarchies du Golfe vont avoir qu’une envie c’est taper l’Iran c’est clair et net ! http://www.alterinfo.net/notes/Les-bourses-du-Moyen-Orient-chutent-dans-la-foulee-de-la-levee-des-sanctions-contre-l-Iran_b8806636.html …je suis sûr que Washington et Israël s’en frottent déjà les mains frénétiquement. http://lesmoutonsenrages.fr/wp-content/plugins/wp-monalisa/icons/wpml_negative.gif

    • kalon kalon

      Je constate que nous en sommes arrivé à une situation, en tout point, ubuesque, et ceci dans le plein sens du terme !
      Plus aucune organisation internationale ou non, plus aucun homme politique, militaire, banquier ou autre ne contrôle ni ne dirige plus quoique ce soit dans la conduite des affaires de l’humanité.
      « Washington » souhaitait « l’ordre par le chaos » , le chaos est là mais plus personne ne peut le contrôler, il s’auto alimente et ne répond plus à aucune manœuvre, qu’elle soit politique ou financière !

    • kalon kalon

      C’est vrai pour Poutine, mais comme je crois m’en rappeler, il a dit lors d’une conférence de presse ou d’un interview qu’il n’avait pas l’intention de créer l’évènement mais plutôt de conserver la possibilité de réagir à des évènements dont lui même n’en connait pas encore la teneur exacte.
      Ce faisant, il constate qu’il est devenu impossible, aujourd’hui, d’anticiper une quelconque action directrice et que seul le fait d’être préparé à contrer un effet négatif doit présider à l’élaboration de sa réactions.
      Cela s’est vu en Crimée et se voit actuellement en Syrie au niveau de sa politique extérieure mais cela se voit également au niveau de sa politique intérieure qui consiste à amener la Russie a devenir autosuffisante à tout les niveaux de production et financier mais bon, Rome ne s’est pas faite en un jour ! http://lesmoutonsenrages.fr/wp-content/plugins/wp-monalisa/icons/wpml_unsure.gif

      • kalon kalon

        Poutine et ses collaborateurs nous donnent actuellement une leçon magistrale de realpolitik mais très peu de nos « politiciens » ont la capacité intellectuelle et/ou la volonté de le comprendre !
        La plupart d’entre eux étant irrémédiablement frappé de dissonance cognitive aggravée ! http://lesmoutonsenrages.fr/wp-content/plugins/wp-monalisa/icons/wpml_sad.gif

  • socoa

    Il est improbable que tous ces pays se tirent une balle dans le pied en laissant filer le cours du pétrole. Ce n’est dans l’intérêt de personne, ni de l’arabie Saoudite, ni des Etats Unis, ni de l’Iran, ni de la Russie, (Venezuela, Algérie, Liberia….). Cette sur abondance d’offre ne profite plus non plus aux spéculateurs qui ont fait le plein de stock (voir les contrats futurs des compagnies aériennes). Donc le WTI va repartir fissa sur le chemin de la hausse, le temps que les compagnies du shiste fassent faillites aux US et au Canada, comme ça elles n’auront plus à répondre des désastre écologiques laissés derrière elles.
    Les grosses mains vont se mettre d’accord pour relever le prix du Brent à 50 – 60 $ le baril, et ça va pas trainer, dans 6 mois grand max avec une hausse progressive d’ici là.
    Le réel enjeux c’est la valeur du $ qui risque de s’effondrer d’autant corrélativement.
    wait & see!

  • ycn

    Très certainement, les variations du prix du pétrole crée des turbulences.
    Mais je ne pense pas que ce soit la cause de la crise que nous connaissons aujourd’hui.
    Il faut savoir qu’  »on »  s’est beaucoup plaint du prix du pétrole lorsque celui-ci était élevé.
    Et maintenant on se plaint du prix bas. Pourtant un prix bas, permet aux entreprises énergivores de bien se porter et de produire á moindre coût !