Le travail détaché a encore fortement augmenté en 2014

Pour chaque travailleur détaché, c’est un salaire à moindre coût de versé et un emploi qui échappe aux chômeurs du pays. La France a dépassé les 10 millions de chômeurs, sachant que ce nombre ne peut qu’augmenter! Non seulement par ce que le gouvernement ne lutte pas contre le chômage étant donné qu’il n’en a ni les moyens ni la volonté, mais e, plus le nombre de personnes n’ayant pas de travail ne peut qu’augmenter, surtout avec les dernières annonces comme pour la SNCF (-9000 d’ici 2020) ou le Crédit Lyonnais (1600). Et les entreprises continuent de se tourner vers des travailleurs plus rentables, normal?

Le nombre de travailleurs détachés présents sur le territoire français a de nouveau fortement augmenté en 2014. Selon un bilan provisoire, qui doit être présenté à la Commission nationale de lutte contre le travail illégal, jeudi 12 février, mais dont Le Monde s’est procuré une copie, 230 000 travailleurs détachés ont été déclarés aux autorités en 2014, contre 212 600 en 2013. Les travailleurs détachés sont employés en France par des sociétés basées dans d’autres pays de l’Union européenne.

Créé par une directive de 1996, le détachement a connu un bond considérable ces dernières années, les employeurs appréciant une main-d’œuvre souvent bon marché et plus flexible. Si les employeurs de travailleurs détachés doivent respecter la législation du travail française, ils payent en effet les cotisations dans le pays d’origine. Selon un rapport sénatorial paru en 2013, entre 220 000 et 300 000 travailleurs détachés ne seraient en plus pas déclarés officiellement.

Après avoir augmenté de 30 % en 2013, le nombre total de jours de détachement officiellement déclarés a encore bondi de 31 % en 2014, pour atteindre 9,7 millions. Le bâtiment et les travaux publics sont à nouveau les secteurs où le travail détaché a le plus progressé en 2013. Le BTP représentait 43 % des travailleurs détachés en 2013. Avec 38 000 travailleurs en 2013, les Polonais représentent la première nationalité, devant les Portugais (34 500) et les Roumains (27 000).

Le Luxembourg reste le premier pays pourvoyeur de travailleurs détachés, avec 16 % de l’ensemble des déclarations. Avec une situation paradoxale : nombre de salariés détachés depuis le Luxembourg sont en fait des Français travaillant pour des agences d’intérim locales. En tout, 12 500 Français étaient ainsi détachés en France en 2013, majoritairement en Lorraine et en Alsace.

Article en intégralité sur Le Monde

Mais pour savoir réellement ce qu’est un travailleur détaché et ce que cela implique, le mieux est de chercher les réponses sur le sujet:

« Un travailleur est considéré comme “détaché” s’il travaille dans un Etat membre de l’UE parce que son employeur l’envoie provisoirement poursuivre ses fonctions dans cet Etat membre. Par exemple, un prestataire de services peut remporter un contrat dans un autre pays et décider d’envoyer ses employés exécuter ce contrat sur place. (…) Cette catégorie ne comprend pas les travailleurs migrants qui se rendent dans un autre Etat membre pour y chercher un emploi et qui y travaillent. »

Les cotisations sociales appliquées sont celles du pays d’origine. Ce qui, concrètement, permet à un employeur d’embaucher des travailleurs à moindre coût dans des pays aux cotisations sociales bien plus élevées.

En revanche, le salaire et les conditions de travail de l’employé détaché relèvent des règles du pays dans lequel il travaille. Un travailleur détaché en France doit donc toucher au moins le smic.

Mais, dans les faits, « le contournement de ces règles s’accroît en France », déplorait à la fin de novembre le ministre du travail, Michel Sapin, à cause, notamment, « des montages frauduleux de plus en plus sophistiqués », ce qui conduit à une forme de « dumping social ».

Article intégral sur Le Monde

Soit dit en passant, en Angleterre ce n’est pas vraiment mieux, surtout que la RBS envisage de supprimer 14 000 postes.

3 commentaires