Déscolariser la société…

L’école, les médias, structurés implicitement, conditionnent à la fragmentation, au manque, à la conformation, et à la soumission au système hiérarchique capitaliste – ce qui génère blessures, peurs et souffrances. Loin de former à l’esprit « critique », l’école est une entreprise de conditionnement totalitaire au service de l’état et des classes dominantes qui reproduit à travers la figure du maître les rapports hiérarchiques, les structures sociales inégalitaires. L’éducation nationale jouit d’un monopole à délivrer les titres de noblesse scolaire  et s’est imposée comme un système d’endoctrinement dont le but est de fabriquer des « citoyens » conformément aux instructions de l’état. L’injonction à « être Charlie » dont ont été victimes les élèves suite aux attentats de Janvier, et la dénonciation des divergents aux autorités, en est un exemple frappant.
Que serait et comment mettre en place une ‘éducation’ véritablement libératrice, qui préparerait à vivre harmonieusement, dans toutes les circonstances de la vie ?

Entretien avec Sylvain et Mathilde, qui animent le site : descolarisation.org

 

20 commentaires

  • Shuksep

    Merci aussi au Ministère de l’Education Nationale:

    https://http://www.youtube.com/watch?v=2JEFmORWPv8

    Vraiment du grand n’importe quoi, quand cela va – t il s’arrêter à la fin?

  • lebancduvillage

    Je suis sur la même ligne que ces personnes et merci de traiter de ce sujet important.
    Plutôt que de vivre dans une société cohérente et pleine de sens, tout a été autonomisé aujourd’hui: la production, la politique, l’argent, l’enseignement, la famille…
    Dans l’idéal (jamais atteignable, mais qu’il faut toujours avoir en mire), l’école n’est pas une institution séparée, car la société serait l’école. L’enfant n’est pas entassé et mis à part pendant 20 ans assis sur un banc, pour être moulé de force dans un modèle. Non, il faut intégrer l’enfant dans le monde des adultes de façon bienveillante, et il faut accepter que les enfants apprennent des choses différentes les uns de autres, qu’ils se passionnent pour un domaine dès le plus jeune âge. Et tant pis pour les diplômes formatés, inutiles de toute façon.

    • rurbain

      il y a un principe important en France c’est celui de l’égalité (égalité des chances et égalité des droits)

      « il faut accepter que les enfants apprennent des choses différentes les uns de autres, »

      Si tu sors les enfants d’une structure commune comment alors garantir l’égalité des chances pour chacun. C’est l’école qui nous offre cette structure commune, qui nous permets à tous d’avoir le même socle de connaissances et d’être jugé sur les mêmes critères. Peut-être que ce ne sont pas les bons critères mais au moins nous y sommes tous jugés de la même manière.

      • lebancduvillage

        Les principes actuels de la France on voit où ils nous ont mené. Arrêtons avec les moules. La finalité est que l’enfant soit intégré dans la société et épanoui. Pourquoi vouloir leur faire réciter tous les mêmes lignes des mêmes cahiers, d’un programme qui ne repose tellement sur rien qu’il est revu tous les ans, pour atteindre des niveaux d’analphabétisme records. Faisons un jeu de l’esprit : imagine s’il n’y avait qu’un pays sur terre pour comprendre une parti de l’aberration de ce système scolaire unique.
        L’école actuelle n’est que l’agence de publicité de la société capitaliste.

      • GROS

        « Arrêtons avec les moules. »

        J’aime les moules. Question d’hormones, peut-être.

      • rurbain

        Plusieurs remarques :
        « Les principes actuels de la France on voit où ils nous ont mené. »

        Vous souhaitez remettre en cause le principe d’égalité ?!! Remettre en cause la manière dont ce principe est mise en ouvre pourquoi pas ; mais remettre en cause le principe lui même je ne suis pas sûr que la société qui en résulte soit très agréable à vivre :(

         » La finalité est que l’enfant soit intégré dans la société et épanoui »
        Je suis d’accord avec vous. Mais au final si la société est une société capitaliste vous serez bien obligé de préparer vos enfants pour qu’ils puissent si intégrer du mieux possible dans cette société. A un moment donné il y aura une sélection et ceci est d’autant plus vraie à notre époque ou il y a que peu d’emploi vacant. L’école est la aussi pour nous préparer à cette sélection. Cela peut paraître injuste mais cela sera toujours comme ça. Si a la fin il n’y a pas de place pour tout le monde il y aura toujours une sélection.

        « Pourquoi vouloir leur faire réciter tous les mêmes lignes des mêmes cahiers, d’un programme qui ne repose tellement sur rien qu’il est revu tous les ans,  »
        Pour leur faire apprendre une base de connaissance commune, pour les faire réfléchir au message véhiculer par le texte, pour leur faire travailler leur mémoire, pour avoir un référentielle pour une future sélection etc….

        « pour atteindre des niveaux d’analphabétisme records »
        Faudra pas exagérer non plus. Vous connaissez le taux d’analphabètes en France dans les années 80, et au début du 20ième siècle, du XIXième, du XIIième, etc…. L’école à permis de manière indéniable d’augmenter l’alphabétisation de la société Française.

        « Arrêtons avec les moules. »
        A vous lire j’ai l’impression que vous pensez qu’une société sans moule est possible ? C’est pour moi une utopie. Lorsque des parents apprennent à leurs enfants à dire « merci/s’il vous plait », ils font rentrer leurs enfants dans un moule. Lorsqu’on apprend le respect à des enfants ont les fait rentrer dans un moule. Lorsqu’on apprend le permis de conduire à un ado, on lui impose de respecter un certain nombre de règles à suivre, vous le fait rentrer dans un moule. Le vivre en société implique la mise en place de moules qui oriente notre comportement. Mais sans ces moules nous ne pourrions pas nous intégrer dans notre société. Les seuls qui ne sont pas « moulé » se sont les enfants sauvages, mais ceux la ne sont pas intégrable dans nos sociétés. Et même la on peut considérer que l’environnement « sauvage/naturel » de ces enfants sont une forme de moule qui va moulé leurs comportements. Ce que nous sommes résulte de la mise en ouvre de moule ; mais est-ce vraiment quelques chose de négatif ?

        « L’école actuelle n’est que l’agence de publicité de la société capitaliste. » Je ne suis pas du tout d’accord avec ça. Ce que m’ont appris mes profs c’est à réfléchir par moi même et ils m’ont donnés les armes (connaissances, esprits critiques) pour le faire. C’est aussi le rôle de l’école de former des têtes biens faites ; tête qui seront capable de remettre en cause la société dans laquelle nous sommes intégrée. C’est grâce à cette esprit critique qu’autant de personnes peuvent de nos jours « lutter » contre notre société de (sur)consommation. C’est ce même esprit critiques qui nous rassemble aujourd’hui sur un site alternatif comme les moutons :)) Merci l’école ;)

      • GROS

        Puisqu’on te dit que c’est bien mieux d’être analphabète et inculte ! Ne sois pas désobligeant, stp !

      • kinafest

        Cet Homme a réussi à expliquer d’une façon à la fois émouvante et amusante comment l’école tue la créativité. Une vidéo que tout le monde doit voir!

        http://share2give.net/un-homme-prouve-enfin-comment-lecole-tue-la-creativite/

      • lebancduvillage

        @ Rurbain : Je reviens juste sur les moules. Une société sans moule est bien évidemment impossible. Mais justement est-ce que ce moule, l’institution scolaire, doit posséder l’empreinte unique, uniforme de l’Etat, ou peut-on faire confiance à des entités moins « totalitaires », comme la famille par exemple que vous citez, pour perpétuer des singularités, des particularismes ?

      • rurbain

        « des entités moins « totalitaires » » En quoi l’école est-elle pour vous totalitariste ?

        « ou peut-on faire confiance à des entités moins « totalitaires », comme la famille par exemple que vous citez » Pourquoi pas si cela permet à nos têtes blondes de se sentir plus épanouis. Il existe d’ailleurs des parents qui préfères faire « l’école » à la maison ou des écoles alternatives comme les écoles Rudolf Steiner par exemple. Mais aucun système n’est idéal. Certains enfant se sentiront plus à l’aise dans une structure stricte alors que d’autres auront besoin de plus d’autonomie. La solution choisie doit donc dépendre de la personnalité et des aptitudes de l’enfant ; ça va être compliqué à mettre en oeuvre :(

        Je vais finir en apportant mon témoignage. Je viens d’une petite ville de 7000 habitants dont la population plutôt pauvre se composait en majorité d’ouvriers et de paysans. Si on avait compter uniquement sur la structure familiale pour l’éducation des enfants, beaucoup d’entre eux n’auraient jamais fait d’études et ne seraient jamais sortie de leur milieu sociaux-culturel. Certains parents n’auraient pas pu transmettre grand chose à leur enfants par manque de volonté ou par manque de capacité intellectuelle. Cela aurait été dommage car certain de mes camarades avaient de bonnes aptitudes intellectuelles. Cela sert aussi à ça l’école ; permettre à des enfants vivant dans un milieu défavorisé, d’améliorer leurs conditions de vie et d’avoir un peut plus de maîtrisé, de liberté sur leur vie.

      • rouletabille rouletabille

        Je vous cite

        « ville de 7000 habitants dont la population plutôt pauvre se composait en majorité d’ouvriers et de paysans. Si on avait compter uniquement sur la structure familiale pour l’éducation des enfants, beaucoup d’entre eux n’auraient jamais fait d’études et ne seraient jamais sortie de leur milieu sociaux-culturel. Certains parents n’auraient pas pu transmettre grand chose à leur enfants par manque de volonté ou par manque de capacité intellectuelle. »

        Hahhaahahahaaha

        De la chance que vous sortez d’un milieu favorisé pas vrais ??
        Vos parents vous ont transmis au moins une capacité intellectuelle à faire chier.http://lesmoutonsenrages.fr/wp-content/plugins/wp-monalisa/icons/wpml_yahoo.gif

  • Darkos

    J’ai pas comprends leur projet au final… au final ils veulent créer quoi à part détruire ce qui existe maintenant même si c’est pas parfait.

    Pas d’école familiales (c’est que faisable si un des deux ne travaille pas), alors que des écoles privées? Euh vous connaissez le prix des écoles privés? et encore pour la plupart on ne paye que les locaux et pas les professeurs.

    Ou alors sinon les entreprises font des enfants des bons petits soldats pour être bien productifs dans le futur.. J’ai peut être rien compris mais y a un truc qui cloche.

    • lebancduvillage

      Actuellement l’IEF n’est qu’un moyen temporaire de soustraire les enfants du formatage pour le régime socialo-capitaliste, « international-socialiste ».
      La société capitaliste est compartimentée comme je l’ai dit plus haut. On ne peut pas réformer l’éducation sans réformer toute la société. Le but n’est évidemment pas de mettre les enfants à l’usine. Ca ne peut marcher qu’en rendant les outils de productions au peuple, et sortir du modèle gigantiviste-productiviste, pour revenir à des savoirs faire qui remettent l’humain au centre de la société.

      • rurbain

        « Actuellement l’IEF n’est qu’un moyen temporaire de soustraire les enfants du formatage pour le régime socialo-capitaliste, « international-socialiste ». »

        Ce n’est au finale qu’un moyen de soustraire les enfants du formatage d’un type de société pour les faire rentrer dans un formatage d’un autre type de société. La question qu’il faut se poser alors c’est qu’elle type de société voulons nous ?

  • Pierre L

    Un très bon exposé, « L’école n’existe plus » :
    http://www.youtube.com/watch?v=jUcf-nE_vAc

  • 108

    Avant de penser à déscolariser notre société, il est important pour les parents ou futurs parents, de se désintoxiquer eux-mêmes. Et que face à la masse et au consensus social lié à l’école notamment, on a en face de soi un des rouages principal, intégré totalement dans dans l’univers mental des gens, et quasi « indestructible », du système marchand capitaliste.

    On peut rajouter, et je cite:

    La pensée rationnelle, scientifique, critique, est apte à comprendre la réalité (et ses propres limites), à remettre en question ses convictions existantes, mais n’est pas capable de maintenir une collectivité unie et bien coordonnée, ni à créer des « valeurs » éthiques, ni à stabiliser des personnes qui ont besoin d’être équilibrées et de retrouver leur cohésion. Pour celles-ci, cette pensée rationnelle serait toxique.
    C’est surtout parce que le jugement éthique n’est ni vérifiable ni falsifiable qu’il est subjectif, individuel – et qu’en conséquence la science ne peut le valider ni le réfuter. Il ne peut devenir efficace, agréé, que s’il est largement perçu par les individus qui composent la société, à travers les différents mécanismes d’assimilation, de propagande et d’intégration à la culture commune. Et surtout par l’imitation grégaire.
    La cohésion psychique des individus, des « divisés », nécessite une pression sociale et grégaire « sur le terrain ».
    Pour ce faire, la cohésion sociale demande le partage de règles communes (acceptées automatiquement et subconsciemment, donc non négociées), de croyances, de valeurs (indémontrables), de convictions (indépendamment de la réalité de celles-ci).
    Tout cela exige alors que la quasi totalité des êtres humains soient irrationnels et acritiques (ou pour mieux dire qu’ils ne soient rationnels et critiques que de façon marginale), que très peu soient capables de se distancer, du point de vue perspectif, des convictions et des valeurs communes de la masse.
    La coordination sociale et opérationnelle des gens se base sur des systèmes de pensée et de valeurs, partagés et irrationnels, ainsi que sur des mécanismes de coordinations inconscients.
    La règle groupale (la paradigme partagé) n’a pas à être véridique, elle n’a d’autre fonction que celle de sauvegarder la cohésion du groupe et de ses membres.

    « Neuro-esclaves » – Techniques et psychopathologies de la manipulation politique, économique et religieuse (p630-631) de Marco Della Luna et Paolo Cioni

  • L’égalité ? Quelle égalité ? Il faut arrêter avec cette idée qui n’a pas de sens. L’égalité n’existe pas et n’existera jamais. Elle n’est même pas à rechercher.

    Il serait bon de rechercher plutôt les particularités des enfants (puisqu’on parle ici de scolarité) pour développer leurs capacités, lesquelles permettraient peut-être d’enrichir la société au lieu de la scléroser. Chaque enfant peut apporter quelque chose que les autres n’ont pas à ce monde.

    L’égalité ? Quand on voit des gamins qui ne savent pas écrire, des adultes qui font des fautes énormes, qui ne comprennent pas que s’exprimer signifie qu’il y a un émetteur et un récepteur, et que la moindre des choses quand on émet est de faire en sorte que le récepteur reçoive bien le message, donc d’employer la même langue et non pas un charabia sans ponctuation et bourré de fautes.

    Quand remettra-t-on au goût du jour la beauté de notre langue, la beauté de la calligraphie, la beauté de la poésie ?

    Lorsque je parle aux enfants de ma commune, je leur dit: avant tout trouvez le plaisir dans ce que vous apprenez, ne vous occupez pas du prof qui est ceci et cela, mais posez des questions, remettez tout en cause. Même si les adultes s’énervent car ils ne savent pas quoi vous répondre, endoctrinés qu’ils sont, chargés de faire passer LE message politico-économico-athéiste… histoire de niveler tout ce petit monde par la base et perpétrer la lignée des moutons/toutous bien gentils, têtes baissées et tous en rang.