La France vient d’adopter une loi sur l’encadrement de l’exposition aux ondes électro­magnétiques: plus de WIFI dans les établissements accueillant des enfants de moins de 3 ans

personal-hotspot-dispersion-2-thumbReprésentation des ondes wifi d’un mobile. Plus d’infos sur Citizenpost.fr

La France vient d’adopter une loi sur l’encadrement de l’exposition aux ondes électro­magnétiques. Une « première » que certains interprètent comme la reconnaissance du danger des radiofréquences sur la santé. Dans la valse des études scientifiques qui se contredisent, une récente enquête va même jusqu’à chiffrer à l’heure près, le temps d’utilisation d’un GSM susceptible de provoquer un cancer.

En pratique, le texte de loi français renforce le rôle des élus en matière d’information relatives aux antennes relais.

Il interdit le wi-fi dans les établissements accueillant des enfants de moins de 3 ans et impose la désactivation des accès sans fil dans l’enseignement primaire lorsqu’il n’est pas utilisé.

Enfin, les publicités pour l’usage des téléphones mobiles devront comporter des recommandations claires en faveur de l’utilisation d’un accessoire limitant l’exposition aux ondes. Comme par exemple le recours aux kits mains libres.

En Belgique, rien de très neuf en la matière. A l’instar de la récente législation française, la loi belge prévoit, depuis plus d’un an, l’interdiction de publicité pour les téléphones auprès des enfants.

Luc Verschaeve, président du groupe de travail des radiations non ionisantes, évoque la dernière étude du CIRC (Centre international pour la recherche contre le cancer) qui a classé les radiofréquences en catégorie 2B qui réunit les produits  » probablement cancérogènes  » chez l’homme et où l’on classe également des produits comme le café.

A contrecourant de ces études certains, comme le cancérologue Dominique Belpomme, s’insurgent contre ce qu’il nomme dans Paris Match un « déni scientifique » et une « catastrophe sanitaire« . Ce médecin, président de l’Association pour la recherche thérapeutique anti-cancéreuse (Artac) assure qu’utiliser un mobile plus de 20 minutes par jour provoquerait un risque d’Alzheimer.

896 heures pour mourir ?

Le débat est relancé par une étude de l’Inserm établissant le lien entre l’utilisation intensive du téléphone ­portable et le risque d’apparition de tumeurs cérébrales. Ce lien avait déjà été évoqué pour de gros utilisateurs, mais cette fois, l’unité Inserm de Bordeaux apporte une précision presque mathématique au risque encouru.

Le danger de développer des tumeurs cérébrales serait atteint après 896 heures d’appels dans une vie. Soit deux heures par mois durant 30 ans.

Si cela est exact, proposer des forfaits télécoms illimités serait donc une mauvaise bonne idée. Les Belges disposant d’un mobile téléphonent en moyenne entre 2h15 par mois pour les particuliers et 3h pour les professionnels.

Chez les adolescents, on peut atteindre 30 minutes par jour, avec des pointes à deux heures d’appel. Selon l’Inserm, le risque de développer une tumeur apparaîtrait au bout de 24 années d’utilisation.

Le Journal de la Science est cependant critique à l’égard de cette étude en précisant que les scientifiques fournissent des chiffres bruts n’établissant pas le lien de causalité entre les ondes émises et les cancers constatés.

Etes-vous une EHS ?

Les EHS (personnes électro-­hypersensibles) disent ressentir les effets des ondes électromagnétiques et en souffrir.

Et les symptômes de leur mal sont bien réels.

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