70ème anniversaire de la libération d’Auschwitz: Un modèle embarrassant…

Nous avons déjà parlé ici du génocide des amérindiens sur le continent américain, celui-ci est complètement oublié, les « gentils » ne sont pas trop inquiétés malgré les abominations qui ont pu se dérouler, mais voilà, il y a parfois des informations qui ressortent et qui méritent d’être mises en avant. La planète à commémoré les 70 ans de la libérations du camp de concentration d’Auschwitz, mais combien peuvent imaginer que Hitler ait pu s’inspirer du génocide perpétré par des européens se disant « civilisés » sur le nouveau continent? Et pourtant, c’est entre 80 et 100 millions de victimes qui sont oubliées…

On attend toujours le devoir de mémoire, les cérémonies du souvenir, les condamnations et indemnisations, mais là, je pense qu’on peut rêver… La justice n’est vraiment pas la même pour tout le monde.

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“Tuer l’Indien pour sauver l’Homme”.
(Capitaine Richard Pratt, fondateur de l’école pensionnat pour Indiens Carlisle, 1892)

“Si le génocide définit l’extermination physique d’un groupe humain, l’ethnocide est son extermination culturelle et cette extermination culturelle est souvent le fait d’une seule civilisation qui extermine toutes les autres: la civilisation occidentale.” (Robert Jaulin, 1970)

Simon Moya-Smith
article original:  Indiancountrytodaymedianetwork.com
~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

Il y a aujourd’hui 70 ans que les victimes emprisonnées et affamées d’Hitler et de ses bourreaux nazis furent libérées par les troupes soviétiques.
Hitler le couard, qui s’est suicidé plutôt que de faire face à ses responsabilités, fut de manière non-controversée un des bourreaux, une des ordures la plus brutale et sanguinaire qui ait jamais marché sur cette planète.
Mais peu de chose sont connues sur sa carrière de plagiaire,
L’idée d’un camp de détention, spécifiquement conçu comme celui d’Auschwitz à Oświęcim, en Pologne, où les soldats d’Hitler pouvaient abattre, pendre, empoisonner, mutiler et affamer des hommes, des femmes, des vieillards et des enfants en masse, n’était pas une idée qu’Hitler, le bigot, trouva par lui-même. En fait, le biographe récompensé du prix Pulitzer John Toland écrivit qu’Hitler fut inspiré en partie par le système des réserves indiennes ( wrote that Hitler was inspired in part by the Indian reservation system)– une création des Etats-Unis.
Le concept d’Hitler pour les camps de concentration ainsi que la mise en pratique du génocide doivent beaucoup, disait-il, à ses recherches sur l’histoire anglaise et américaine”, écrivit Toland dans son livre, , Adolf Hitler: The Definitive Biography.Il était un admirateur des camps de prisonniers pour les Boer en Afrique du Sud et ceux pour les Indiens dand l’Ouest américain ; il vantait souvent ses proches de l’efficacité de l’extermination par les Américains au moyen de la famine et du combat inégal, des sauvages rouges qui ne pouvaient pas être domestiqués par la captivité.


Il n’est bien sûr pas du meilleur des intérêts nationaux pour les Etats-Unis que de reconnaître une telle réalisation présentée de fait par Toland. Comme je l’ai déjà dit à plusieurs reprises, vous ne pouvez pas être la plus grande nation du monde si vous êtes coupable de génocide et spécifiquement si votre pays et sa politique furent l’inspiration qui créa un des pires génocides de l’histoire de l’humanité.
Et bien sûr, les preuves sont parfaitement accessibles pour tous ceux qui rechercheraient si les colons européens (à savoir les envahisseurs qui divorceraient plus tard de leurs mère-patries, se renommant les uns les autres “Américains”), avaient en fait, mis en place et en action un modèle détaillé, des justifications (le droit divin), des politiques (le déplacement des Indiens) et des procédures (Wounded Knee 1890 par exemple), qu’Hitler aurait suivi.
Bien sûr maintenant les gens veulent toujours argumenter que la peste et les maladies ont tué les natifs des Amériques en grand nombre, ce qui est vrai, les autochtones américains moururent en masse des conséquences des pestilences apportées par les Européens en combinaison avec notre incapacité biologique de lutter contre ces germes et virus pathogènes étrangers. Mais cet argument ignore de manière inhérente les politiques d’extermination très bien documentée qui furent mise en place par les Etats-Unis.
En fait, le président Thomas Jefferson lui-même avait dit ce manière fameuse (en tout cas “fameuse” au travers de l’Amérique autchtone…) que les “Indiens avaient justifié de leur propre extermination.” George Washington pensait que la seule façon de tuer les Amérindiens était de déclarer la guerre à leurs moyens de subsistances.
Il y a beaucoup de similitudes entre la tentative des Etats-Unis d’exterminer les nations natives et la tentative d’Hitler d’exterminer les juifs. Les deux groupes furent et en bien des cas demeurent, déshumanisés, Tous deux sont et furent considérés être un obstacle sur le chemin du soi-disant progrès. Aux Etats-Unis, les officiels et les citoyens l’ont même étiqueté le “problème indien” et Hitler considérait les juifs de la même manière, son problème et il s’investit alors, tout comme le président Andrew Jackson (NdT: probablement le président des Etats-Unis qui détestait le plus les Indiens…), de la responsabilité d’éliminer ce problème.
Une autre similitude est à noter: Il y a les négationnistes dans les deux cas de génocides. En 2012, la sénatrice républicaine de l’état du Colorado, Ellen Roberts, ne voulut pas soutenir une résolution reconnaissant le génocide des Amérindiens, parce que, a t’elle dit, “les Indiens ne furent pas exterminés.”
Quand je regarde le mot “exterminer”, cela veut dire, ‘détruire totalement’”, argumenta t’elle et “mon problème avec cette résolution est que je rends grâce à dieu que nous n’ayons pas détruit la totalité des Indiens natifs et un de mes défis… est le phrasé, c’est à dire leur extermination, parce qu’ils ne l’ont pas été.
L’ironie du sort ici fut que quelques jours auparavant, elle signa son nom sur deux résolutions reconnaissant l’holocauste juif et le génocide arménien…
Article connexe: Senate Republicans Reject ‘Genocide’ to Describe Treatment of American Indians
Steven Spieberg, le réalisateur du film “La liste de Schlinder”, a dit dans un discours que le peuple juif était une fois encore menacé par “les démons incessants de l’intolérance”, a rapporté Joanna Berendt du New York Times. “Les gens veulent de nouveau vous retirer votre passé, votre histoire et votre identité”, a t’il dit.
La déclaration de Spielberg s’applique également aux Amérindiens, qui ne sont plus maintenant que 1,7% de la population totale des Etats-Unis. De nouvelles estimations argumentent que la population des peuples indigènes d’Amérique du Nord était aussi élevée que 123 millions de personnes avant le premier contact avec les Européens.

Trouvé sur Alterinfo

 

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