« De la paralysie de la BCE à la démission de Draghi. Phase 2 du plan de l’attaque finale de Noël sur l’euro !! »

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Mes chères contrariennes, mes chers contrariens!

Pour le moment, c’est le calme presque plat sur le front de la dette italienne puisque après avoir très légèrement frémi, le taux de référence d’emprunt à 10 ans de l’Italie s’est même payé le luxe d’inscrire un nouveau plus bas à 1,96 % sur fond d’inquiétudes massives des marchés sur… la Grèce !! Des élections anticipées risquent d’être nécessaires à nouveau et, comme le disait un analyste, « les marchés détestent les incertitudes électorales », ce qui peut se traduire par « les marchés détestent la démocratie »… Nous avions bien remarqué depuis maintenant plus de 7 ans que dure cette crise !

Aujourd’hui, je voulais vous parler des rumeurs qui enflent autour d’une éventuelle démission de Mario Draghi, le grand timonier de la Banque centrale européenne, la BCE. En effet, si Draghi démissionne, cela va souquer ferme. Mais avant tout chose, revenons sur la raison pour laquelle un QE globalement ne servira à rien tant que Mario Draghi n’aura pas réussi à infléchir considérablement la vision allemande de la rigueur budgétaire.

Un QE de la BCE ne servira presque à rien !

Voilà ce que j’écrivais dans mon édito du 5 décembre 2014.

« Tout le monde se réjouit à l’avance de voir la BCE racheter massivement des obligations d’État mais cela ne changera rien à la situation économique de l’Europe pour une raison assez simple d’ailleurs sous-entendue par Mario Draghi qui a déclaré que « nous devons garder à l’esprit que les conditions initiales sont d’une grande importance, les États-Unis à l’époque ne sont pas la zone euro à l’heure actuelle »… Et pour cause : à quoi cela sert-il de racheter des obligations d’États déjà détenues par les banques ou les épargnants et dont l’argent a déjà été dépensé alors que dans le même temps on empêche ces mêmes États de faire de la relance budgétaire avec plus de déficit, ce qui dans ce cas-là injecterait de l’argent frais dans le système économique ?

Il y a une immense différence entre acheter une obligation et racheter une obligation. Quand on la rachète, on rachète la créance mais c’est un jeu à somme nul qui n’injecte rien dans le système. Quand on achète une obligation, et si cela correspond à une nouvelle dépense, alors dans ce cas-là on peut injecter de l’argent frais… mais les nouvelles dépenses par les États sont tout simplement interdites par Bruxelles et par l’Allemagne qui font de l’austérité et de la maîtrise des déficits un enjeu majeur.

Il faut donc comprendre que quand bien même la BCE obtiendrait le droit ou la possibilité de racheter des obligations d’États, cela ne changerait pas grand-chose à la non-croissance économique européenne et à la récession ou à la déflation qui nous menace.

Cela empêcherait une attaque des marchés

Si économiquement cela ne changerait presque rien, il n’en reste pas moins que les marchés se retrouveraient impuissants à pouvoir attaquer par exemple la dette d’un État comme l’Italie ou la France puisque la BCE se substituerait alors à ces mêmes marchés. En cela une telle annonce serait de nature à éloigner au moins pour un temps les craintes d’explosion de la zone euro.

Mais il faut être conscient que les marchés testeront la détermination de la BCE et le jour où, imaginons, ils attaquent massivement la dette italienne, cela aurait pour conséquence de grossir le bilan de la BCE uniquement de dettes… italiennes. Profondément injuste pour l’ensemble des partenaires vertueux comme l’Allemagne par exemple qui maîtrise avec une grande efficacité leurs dépenses. Injuste donc inacceptable ! Dans un tel cas, ce serait une prime évidente aux cancres et c’en serait fini de la discipline budgétaire commune. »

Il faut donc retenir

Intellectuellement et économiquement parlant, on peut retenir que faire un QE, c’est-à-dire imprimer de la monnaie pour racheter des obligations d’États détenues par des banques, n’a aucun effet direct sur la croissance économique si cela ne s’accompagne pas d’une relance budgétaire donc de création de plus de dettes par les États, dettes financées directement dans ce cas-là par la BCE. Je ne dis pas que c’est bien ou que c’est ce qu’il faut faire, je dis simplement que si l’on injecte de l’argent d’un côté sans créer de nouvelles dépenses… Cet argent ne servira pas à irriguer l’économie réelle… Rien de plus rien de moins.

Or pour créer de nouvelles dettes et se situer dans une cohérence intellectuelle, il faut lever les politiques d’austérité et de rigueur budgétaires dont les Allemands se sont érigés en gardien du temple. Les dernières déclarations de Merkel hier, mardi 9 décembre, sont une nouvelle confirmation que l’Allemagne ne veut pas céder à la création monétaire ou à la fuite en avant dans la dette.
C’est donc dans ce contexte de paralysie totale que la démission de Mario Draghi en tout début d’année prochaine commence à être évoquée. Ce serait une issue somme tout logique puisque le courant de pensée plutôt « laxiste » qu’il représente n’arrive pour le moment à rien au niveau de la BCE. Enfin, c’est en janvier que les premières décisions de justice de la Cour européenne sont attendues. Bref, tout concorde pour une éventuelle remise à plat de la gouvernance de la BCE début janvier 2015.

Vers une démission de Draghi en janvier 2015

Patrick Smith, qui est un vétéran du journalisme financier anglo-saxon, est plutôt un garçon très bien informé et lorsqu’il vous dit que « selon des sources bien placées qui comprennent un investisseur privé de premier plan et un journaliste chevronné à Rome, Draghi en a marre de se heurter à l’intransigeance allemande et souhaite retourner en Italie où il prendrait le poste de Président italien que l’actuel occupant souhaite laisser », on peut lui faire confiance.

Il ne faut pas être voyant ni détenir une boule de cristal pour se rendre compte qu’une démission de Mario Draghi, encore plus s’il devait être remplacé par un allemand, sèmerait le chaos sur les marchés financiers tant les « investisseurs » attendent une abondance d’argent gratuit de la part de la BCE.

Cela ruinerait également la crédibilité de la BCE sur sa capacité à défendre l’euro, et les attaques sur les pays périphériques en particulier d’un pays comme l’Italie, véritable maillon faible, mèneraient forcément l’Europe et les pays membres de la zone à euro à l’heure des grands choix politiques.

Progressivement, c’est tout un ensemble qui se met en place et se dessine un scénario plutôt noir pour cette fin d’année 2014 qui pourrait voir un « rally baissier » et un début d’année 2015 où le retour de la défiance et des risques souverains et d’explosion de la monnaie unique devraient être les fils directeurs.

Il est déjà trop tard, préparez-vous.

À demain… si vous le voulez bien !!

Charles SANNAT

Source de l’information: Thefiscaltimes.com

Source: Charles Sannat sur Le Contrarien

 

11 commentaires

  • paprika

    Et l’or et l’argent qui stagnent, je suis verte de rage.

    • vaick

      patience !!!tout vient a point et c est pour bientot !!!
      tous les pays reclament leur or ce n est pas sans raison

    • PhildeFer

      Paprika,
      faut pas trop rêver… posséder de l’or ou de l’argent physique est certes une façon de sauver son capital lorsque le système vas crasher… mais les métaux précieux, tout en s’envolant, n’échapperont pas à la confiscation par les états… et en détenir ou chercher à les vendre sera équivalent à ce qui est dealer de la drogue actuellement…

      mais peut être vaut il mieux avoir 500g d’héroïne » qu’un sac de billets de monopoly… enfin à chacun de voir…

    • voltigeur voltigeur

      Wall Street ouvre en baisse, touchée par la chute des prix pétroliers
      Dow Jones -0,27%, Nasdaq -0,24%
      La Pologne autorise à nouveau l’abattage rituel
      Varsovie – La Pologne a autorisé à nouveau mercredi l’abattage rituel, banni depuis près de deux ans, la Cour constitutionnelle jugeant que son interdiction n’était pas conforme à la loi fondamentale qui affirme la liberté de religion.

      La Cour avait été saisie fin août par la communauté juive de Pologne.

      La garantie constitutionnelle de la liberté de religion s’étend à toutes les activités, pratiques, rites et rituels qui revêtent un caractère religieux. La protection constitutionnelle s’étend aussi à des activités religieuses éloignées des comportements dominants dans un Etat donné, voire impopulaires pour la plus grande partie de la société, a déclaré la juge Maria Gintowt-Jankowicz en présentant la décision.

      La Cour a tenu compte du fait que l’abattage rituel est admis dans une nette majorité des pays membres de l’Union Européenne, a-t-elle ajouté.[…]

  • robertespierre

    La réponse adaptée pour des dirigeants Européens indépendants et donc libres
    est extrêmement simple
    c’est bien ce qui prouve
    QU’ILS SONT TOUS DES AGENTS A LA SOLDE DES USA
    tenus par le fric ou les couilles

    MISE EN VENTE CONCERTEE DE TOUS LES BONS DU TRESOR AMERICAINS
    Les Belge ici présents savent peut-être pourquoi le gouvernement Belge vient d’acheter des camions de bons du trésor Américains
    je savais que les Belges avaient de l’humour
    mais là!!!!ça surpasse tout ce que j’ai vu jusque là!!!!

    • rouletabille rouletabille

      hahaha
      robertespierre en Belgique on a REYNDERS et lui c’est 10 X MACRON.
      Il se fait prendre en photo entouré de BANQUIERS haah,l’indécence ostentatoire du plus haut niveau,je n’ai plus le lien sur ces photos ou meme les Banquiers sont gênés d’être avec lui,si tu trouves? envoie
      bisous
      http://lesmoutonsenrages.fr/wp-content/plugins/wp-monalisa/icons/wpml_rose.gif

  • allez, allez!! http://lesmoutonsenrages.fr/wp-content/plugins/wp-monalisa/icons/wpml_cool.gif faut que ça pète, champagne !!!