Projet Mocica: Trois étapes pour changer le monde

Utopie ou non? Car actuellement, beaucoup ont besoin d’espoir, de voir des issues, même si celles-ci paraissent folles. Parmi celles-ci, il y a le « projet Mocica ». Bien sur, une présentation s’impose, mais rien ne remplacera une visite de leur site pour bien comprendre l’ampleur du projet.

Un projet ambitieux pour l’Humanité et la Planète vient d’être lancé sur le web. L’hypothèse centrale du projet MOCICA est de mettre fin à l’idée que l’Homme est mauvais par nature, mais qu’il réagit avant tout à un contexte particulier. Nous avons les capacités de loger et de nourrir tout le monde : dans ce contexte hypothétique à l’heure actuelle, mais néanmoins réalisable techniquement, l’organisation et l’entente générale seraient peut-être bien d’un naturel déconcertant.

Traduit en 10 langues, le projet MOCICA est un appel à nous unir mondialement (étape 1) et à nous synchroniser pour passer ensemble dans un monde sans argent en ne changeant rien à nos activités habituelles dans un premier temps (étape 2). Nous conserverions ainsi une structure de base solide en mettant de côté un nombre colossal de fardeaux et de dangers faciles à imaginer pour chacun d’entre nous. Une organisation fluide, simple et essentielle s’ouvrirait alors devant nous : celle de l’étape 3. Cette ultime étape est celle d’une organisation mondiale et unitaire qui laisse entrevoir la possibilité d’une harmonie planétaire équitable, juste et protectrice.

Le fondateur de ce projet, Jean-Philippe Huber, essaie de nous écarter des idées préconçues et nous invite à pousser notre réflexion plus en avant. Entre autre, il souligne le fait que l’Homme n’est pas paresseux par nature, mais qu’il a perdu tout enthousiasme. Avoir une utilité et un statut social sont des besoins fondamentaux comme il aime à le rappeler.

En 3 étapes, le projet MOCICA, dont la finalité est celle que nous attendons tous, est un chemin possible pour l’Humanité, un « plan B » concrètement réalisable. Ce projet est-il fou ou au contraire parfaitement sensé ? A nous d’en juger et de participer ou non à cette aventure.

www.mocica.org

21 commentaires

  • gnafron

    MOCICA est devenu MONICA (Lewinsky ?)
    http://lesmoutonsenrages.fr/wp-content/plugins/wp-monalisa/icons/wpml_wink.gif

  • Philippe30

    Le problème n’est pas l’argent mais l’usage , la perversion qu’il créé.

    L’argent est un moyen d’échange et non un but , une finalité , l’argent ne doit pas être utilisé pour faire de l’argent , c’est la production qui va créer de la richesse.

    Maintenant que l’argent soit des €uros ou des lentilles , il sera toujours nécessaire de pouvoir échanger sans passer par le troc rendant les échanges complexes.

    Philippe

    • Kost

      Le projet ne propose ni argent ni troc il me semble. Vous allez chez votre médecin ou votre garagiste quand vous en avez besoin et vous leur dites merci. Ils en feront autant. Avec du troc ce serait effectivement trop complexe pour les échanges

      K

  • Le veilleur

    Rencontre pour une civilisation sans argent.

    http://www.civilisation-sans-argent.org/fr/

    UN AUTRE MODÈLE DE SOCIÉTÉ.

    http://acs.eg2.fr/programme/modele.html

    Le mouvement EBR-T, une certaine idée de notre monde et de la société…

    http://babinfo.com/le-mouvement-ebr-t-une-certaine-idee-de-notre-monde-et-de-la-societe/

    • Bardamu

       » Rencontre pour une civilisation sans argent.  »

      –>

      Pierre Rabhi il est bien gentil mais vivre sans argent, ça veut pas dire vivre avec la solidarité de ceux qui en ont !

      Maintenant, il existe des tribus en Afrique, Mongolie, Amazonie, etc … qui vivent réellement sans argent mais je suis pas sûr que leur mode de fonctionnement corresponde aux idéaux des altermondialistes sus-cités. Car ce sont des tribus ou la solidarité est assurée par une structure familiale encore très forte et accessoirement patriarcale. Et puis ils ont d’autres formes d’échanges : 10 chèvres = 1 femme, 20 chèvres = 1 machette, 50 chèvres = une kalachnikov, etc …

  • Lilith Lilith

    Belle idée mais totalement utopique, il aura toujours un petit malin pour profité de la situation la nature humaine est ainsi faites c’est également ce qui lui a permit d’évolué.

    un film résume bien ce paradoxe « Les dieux sont tombés »

    Les dieux sont tombés sur la tête est un film botswanais écrit et réalisé par le sud-africain Jamie Uys, sorti en 1980.
    Dans une tribu isolée de Bochimans du Kalahari, sans contact avec la « civilisation », se produit un miracle : un objet extraordinaire est tombé du ciel. Transparent et très dur, il peut servir de pilon, de flûte, de récipient et de bien d’autres choses encore. Un cadeau des dieux pour ce peuple sympathique où l’on partage tout. Oui mais…

    Il s’agit en fait d’une vulgaire bouteille d’un célèbre soda, qu’un aviateur peu scrupuleux a jetée par-dessus bord. Cette bouteille est si utile que tout le monde en a besoin en même temps. La belle entente d’autrefois fait place à des querelles incessantes. Pour avoir fait un tel cadeau, pas de doute, les dieux sont tombés sur la tête.

    Le conseil se réunit et décide que Xhixho (pour la prononciation du xh de la langue xhosa, voir l’article clic) ira au bout du monde pour rendre aux dieux leur cadeau empoisonné…

    https://archive.org/details/LesDieuxSontTombsSurLaTte

    • Pi÷2

      Sauf erreur et pour la petite histoire, le héro Bochiman du film aurait été exploité financièrement par le réalisateur; il aurait fini sa vie dans la misère. Ce film serait donc manipulateur, à cause du parti pris de son réalisateur, puisqu’ il placerait l’ argent au dessus de son prochain.

      Bon cela dit il ne faut pas se leurrer, s’ imaginer que l’ homme serait un ange, ou un démon, serait naïf. Je suis d’ accord sur le principe, l’ homme est ce qu’ il est, en « bien » et en « mal » et il faudrait faire avec; après tout, si nous avions un réel potentiel de « grandissement », il faudrait en faire le pari et, sur ce terreau chaotique, planter le tuteur « moral » qui le fera pousser « droit » au départ; après, il fera sa vie.

      D’ où la nécessité de définir au départ le « bien », le « mauvais » et le « grandissement » de cette nouvelle moralité (par rapport à celle du monde de l ‘argent). Puisque nous savons aujourd’hui, par l’ expérience de l’ histoire, que l’ argent mène paradoxalement à la misère, au chaos et à la mort, en passant par l’ asservissement, alors il deviendrait inévitable dans l’ avenir d’ envisager sa disparition causale pure et simple, par le choix d’ une vie prospère (une économie productive à la place de la spéculative, par exemple les 30 glorieuses ou les BRICS).

      Mais, puisqu’ il semblerait que l’ argent mène à la domination du monde, par une oligarchie qui finirait par vouer un culte à un dieu matériel de la destruction (Moloch), nous nous situerions dans le contexte paradoxal d’ une spiritualité, parce qu’ émergeante d’ une pensée matérialiste, que sa négativité rendrait apparent (spiritualité du Mal). D’ où consécutivement la réponse spirituelle à cette dernière qui, pour s’ y opposer, bâtirait l’ alternative d’ un autre monde, celui de son symétrique sans monnaie, ni troc, ni propriété privée.

      Je veux dire, si les oligarques avaient une religion paienne, le contexte deviendrait spirituel et la dualité suivante deviendrait alors l’ enjeu de cette fin de cycle (?): l’ utopie de la société du partage (la culture de la vie), ou la longue agonie dans le Nouvel Ordre Mondial (la culture de la mort).

  • Arkadia62

    A moins que l’on y force les humains d’une manière ou d’une autre (exemple la terre ?), je doute que l’on puisse instaurer un tel paradigme vu les grosses têtes à travers le monde qui tiennent les commandes et qui ne sont pas prêts à lacher prise !

    Mais l’idée est… majestueuse :)

  • Bardamu

    Totalement utopique :

    Rien ne remplace l’argent pour provisionner du travail !

    L’argent permet par exemple d’arrêter de travailler quand t’es malade, trop vieux, trop fatigué, besoin de te former, enceinte, etc …

  • Pi÷2

    C’ est intéressant tous ces liens que j’ ignorais, faute d’ avoir cherché, vers des tentatives ou des propositions de construction de sociétés sans « argent ». Le projet MOCICA ne me semble pas encore au point; il me semble en effet trop théorique et pas assez construit. Il n’ y a malheureusement pas de terminologie, de synthèse théorique ni de propositions pragmatiques, pour obtenir un basculement sans heurt d’ une société à l’ autre; des voeux pieux seraient insuffisants pour y parvenir. Enfin, MOCICA serait orienté politiquement vers un projet écologique, bohème et paradoxalement mondialiste: répandre la bonne parole et introduire chez les nécessiteux la nouvelle bonté occidentale (sauf erreur).

    Lorsque l’ on prétend d’ un côté laissez faire la nature, parce qu’ elle ferait bien les choses, on ne peux pas vouloir d’ un autre côté imposer ensuite ses valeurs aux autres. Jean-Philippe Huber souhaite conservé la propriété privée, alors qu’ elle est la cause du troc, on ne peut échanger en effet que ce que l’ on possède; qui lui-même (le troc) est la cause de l’ argent car, pour des raisons pratiques l’ « espèce » (la monnaie) est vouée à remplacer la « nature » (l’ objet troqué), dans les transactions commerciales à venir inévitablement. Cela est un grave danger qui handicape sa société du « partage », qui ne peut conserver en elle le germe du capitalisme destructeur, d’ hommes et de mondes.

    Lorsque l’ on ne souhaite pas créer une société qui interférerait physiquement ou moralement avec autrui, par philosophie ou par idéologie (je crois que l’ homme « bon » libéré construira un monde « bon » naturellement), on a pas d’ autre choix que de construire théoriquement ce nouveau monde d’ une manière technicienne, sans imposer autoritairement une surcouche morale contradictoire; le second danger de la matérialité apparaîtrait alors dans ce monde: soit le même que celui qui est produit dans notre société, qui est gouvernée par la « spiritualité négative » du veau d’ or basique. Or cette dernière instrumentalise aussi la « liberté » et l’ « Ego », pour règner sans partage.

    Je crois que la difficulté dans la construction de ce type de société, résiderait dans la résolution de cette énigme: comment faire pour réconcilier l’ humanisme et le spirituel, l’ individu et le collectif, l’ égoisme avec l’ empathie et le mal avec le bien, afin de faire émerger un ordre à partir d’ un chaos élémentaire ? La solution serait à chercher dans la nature ou le cosmos qui, ayant été confrontés eux-même à ce problème sans âge, auraient semble-t-il construit une solution: la vie. Concrêtement je veux dire, comment un organe humain parvient-il à faire travailler des milliards de cellules indivuduelles, pour réaliser l’ ensemble complexe d’ une seule fonction ?

    Par exemple, quel cerveau l’ organe du cerveau humain utilise t-il pour fonctionner ? http://lesmoutonsenrages.fr/wp-content/plugins/wp-monalisa/icons/wpml_wacko.gif

  • rmusic

    Je pense que l’argent n’est pas la source des maux de notre société.
    L’usure, en revanche, est un fléau.
    Je me marre lorsque J’entends parler du coût du travail, le travail ne coûte pas mais génère la richesse.
    Ce qui coûte c’est cette fausse valeur ajoutée sur de simples mouvements d’argent, fictif, et des bouses pleines du vide virtuel lié à l’informatique.
    A mon avis, le changement pour une société plus humaine et plus juste ne pourra passer que par une interdiction de l’usure et la matérialisation, physique, du fruit du travail.

    • rmusic

      J’ai oublié le « r » à « bourses » peut-être un lapsus révélateur…….

    • Maverick Maverick

      L’usure, le productivisme et le consumérisme … Toujours plus, plus vite. C’est ça qui gangrène tout. Au lieu de vendre les voitures plus cher, on les a produites en plus grand nombre et en 3×8 pour rentabiliser au maximum l’outil de production. Résultat; production mal dimensionnée, gaspillage de ressources, licenciements, stress, endettement pour acheter la voiture … et en plus on se fait ch*** dans les bouchons tous les jours, que ce soit pour aller au boulot ou partir en vacances. L’automobile n’est qu’un exemple, mais probablement le plus symbolique.

  • Pi÷2

    Tu veux rendre l’ argent vertueux rmusic, cela s’ appelle l’ économie productive et a été mis en place en France après la deuxième guerre mondiale; l’ état empruntait de l’ argent à sa propre banque (la Banque de France de l’ état français), afin de développer ses infrastructures (routes, chemin de fer, aéroport, école, université, logement, etc…), ce développement économique était sans intérêt et a contribué à la prospérité économique de la France durant les « trente glorieuses »; des institutions d’ état projetaient son développement économique en fonction des besoins futurs supposés.

    Cette économie productive fut progressivement remplacée et détruite par l’ économie dite spéculative, que nous subissons aujourd’hui; la Banque de France a été privatisée et les projets de développement sont bridés par le remboursement des intérêts de crédits; parce que Pompidou et Giscard ont imposés légalement à la France d’ emprunter à des banques privés, pratiquant effectivement l’ usure ! Cet exemple parmis d’ autre que l’ Histoire nous raconte, montre que le choix de l’ économie productive ne suffit pas en soi, pour nous protéger de la corruption par l’ argent de la spéculation, sans avoir identifié le « comment ? » de sa corruption (« qui ? » c’ est l’ oligarchie financière).

  • LMJ

    Je ne dis pas que c’est une mauvaise idée, mais c’est une utopie.
    Comme le fait de se considérer tous humains (égaux) et que cette Terre ne nous appartienne pas, un monde où chacun de nous serait libre d’aller ou bon lui semble sans règles…
    Un monde sans argent donc sur l’unique base de l’échange entrainerait immédiatement des inégalités et des abus.

    Mais je me pose souvent la question… Comment est-on passé du village qui se nourrit, s’entraide etc… où 1 Humain = 1 Humain -> A notre monde actuel ?

  • justebienlibre justebienlibre

    Franchement dans la théorie, je me sentirais « auteur » et plus la solution est simple plus cela me parait évident et durable par « expérience » : les solution les plus simples et les moins coûteuses sont les plus sages, pas coûteuse en terme uniquement d’argent tout est dit.
    La mise en œuvre nous concerne tous et c’est là l’essentiel!
    La critique est facile; la mise en œuvre nous concerne tous.

  • Pelerin

    L’homme est avant tout spirituel…hors religion, tant que l’on ne l’aura pas compris, eh bien tout ces projets demeureront utopiques.

    • Pi÷2

      Je suis entièrement d’ accord avec toi Pelerin sur ce point. C’ est ce que maladroitement sans doute je voulais dire, en parlant de projet de société duale (celle du partage), par rapport à celle de l’ argent (celle de l’ échange) qui, contrairement à ses apparences matérialistes, cacherait une spiritualité occulte: celle de ses vrais maîtres qui voueraient un culte sectaire à un dieu. Même si ce dernier était logiquement matériel, pour des gens rendus pragmatiques par amour de l’ argent, cela ne changerait rien dans le fond puisqu’ il y aurait mysticisme.

      A la société de l’ échange dont la spiritualité vouerait un culte à la dévolution et à la destruction des hommes, de leurs sociétés et du monde, devrait s’ opposer une autre société qui aurait pour vocation le grandissement de l’ homme, au niveau individuel, de la société au niveau collectif et du monde dans lequel ils sont nés et évoluent.

  • Très beau projet en effet mais qui pêche par l’apparente ignorance de notre très prochain problème énergétique.

    Sur cette page http://www.mocica.org/fr/Project#2_3
    on peut lire:

    Ensuite, nous sommes catégoriques : le savoir-faire de l’homme en énergies propres pourra sans aucun problème distribuer l’énergie nécessaire à la planète entière. Et ce, sans avoir recours ni au pétrole ni au nucléaire.

    Pour fabriquer n’importe quel objet de nos jours il faut du pétrole. Pétrole dont la production sera en déclin d’ici peu, donc ce projet, comme tout projet d’envergure d’ailleurs, se heurtera inévitablement au problème du manque d’énergie.

  • logic

    Enfin un projet qui traite du fond de nos problèmes, à savoir la valorisation de toutes choses!!!
    Quand on sait que chaque être humain sur cette planète dispose de 25000m2 de terres exploitable(soit, 2.5hectare) On ne se demande plus si la rareté est « maintenue » ou réelle!
    La propriété privé n’a pas de sens dans un monde d’abondance. On a juste essayé de nous le faire croire depuis plusieurs millénaire! ouvrons les yeux!
    un autre site intéressant pour un nouveau paradigme:
    http://citenaturelle.org/