Chroniques de la MERDE. Huitième partie : les états-uniens

Les états-uniens

Les états-uniens sont, comme tout le monde le sait, les habitants des états-unis. Ce sont incontestablement (et d’ailleurs personne ne le conteste) les champions du monde du Bouffisme et ses inventeurs. Paradoxalement, les états-uniens sont constitués en pratique de tous les rebuts des autres nations qui se sont agglomérés au fil des siècles jusqu’à former une nation à part entière.

Afin de rattraper leur complexe d’infériorité (il constitue le socle de leur identité nationale), ils se sont aussitôt acharnés à devenir les premiers dans tous les domaines connus et inconnus, partout, et n’importe quand. Les années passant et la nation accédant à l’âge de raison, ils sont parvenus à verbaliser cette névrose en lui donnant la forme d’une théorie économique qui sert aujourd’hui de base au Bouffisme : le libéralisme. Le libéralisme n’a en théorie comme en pratique aucune différence connue ou inconnue avec le Bouffisme en tant que théorie ou pratique économique. Cependant il est communément admis en pratique comme en théorie que le Bouffisme est la forme la plus aboutie de la pratique comme de la théorie du libéralisme. Quoi qu’il en soit et quel que soit l’angle sous lequel on regarde la théorie comme la pratique, les états-uniens en sont les champions du monde, chose somme toute logique puisqu’ ils s’entraînent depuis des générations.

Constatant dans la pratique comme dans la théorie les bienfaits du Bouffisme, ils décidèrent ensuite unanimement d’en faire profiter l’ensemble de la planète et participèrent activement à la création du GLURB, à moins que ce ne soit l’inverse, cette question n’étant pas pour l’instant définitivement tranchée et n’ayant par ailleurs aucune importance puisque les représentants les plus influents du GLURB constituent en théorie comme en pratique le gouvernement des états-unis et vice-versa.

Le monde entier étant aujourd’hui membre du GLURB (à part Eux, bien entendu) les performances exceptionnelles des états-unis font qu’ils sont systématiquement copiés par les autres membres. Non contents d’aller toujours plus loin en matière de Bouffisme, les membres du GLURB se livrent une compétition acharnée afin d’adopter le plus vite possible le style de vie états-unien unanimement reconnu comme indissociable du Bouffisme. Comme l’a d’ailleurs affirmé chez nous le Nain : « le Bouffisme, c’est un style de vie ».

Ainsi l’angliche, la langue officielle états-unienne est-il parlé par l’immense majorité des membres du GLURB. Mieux, il commence à remplacer la langue nationale chez les membres les plus avancés. De même, l’obésité est aujourd’hui un problème de santé publique chez l’immense majorité des membres, ce qui montre bien qu’ils ont commencé à rattraper leur retard. La criminalité connaît chez nous une augmentation vertigineuse, de même que les inégalités sociales, signes infaillibles d’une société engagée sur la voie du Bouffisme le plus audacieux. Nous sommes également engagés très profondément dans l’adoption de la culture états-unienne, c’est à dire de la culture bouffique, en gros la consommation (et ce malgré l’immobilisme des socio-traitres, fonctionnaires acariâtres, ennemis du progrès en tout genre) qui est parvenue à supplanter la culture nationale dans l’esprit des jeunes générations. Au rythme actuel, et selon les calculs des experts, nos petits enfants auront entièrement comblé leur retard en matière bouffique par rapport aux champions états-uniens, ils seront obèses, parleront angliche, pollueront énormément et n’auront plus aucune identité nationale.

2 commentaires

  • Grand marabout Grand marabout

    faut regarder

    super size me

    http://lesmoutonsenrages.fr/wp-content/plugins/wp-monalisa/icons/wpml_good.gif

    • elle37

      « super size me » est un documentaire montrant juste un type qui ne mange que de la junk food pendant 1 mois…Ce doc n’est pas intéressant dans la mesure ou on voit bien que ce sont les excès qui détruisent l’organisme.
      Fréquenter un fast food 1 fois par mois ne va pas nuire à son état de santé.