Gaz de schiste : alerte sur la toxicité des additifs utilisés

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« On sait encore très peu de choses sur les risques potentiels pour la santé d’environ un tiers des produits chimiques utilisés pour la fracturation hydraulique… » Pire, « huit substances ont été identifiées comme particulièrement toxiques pour les mammifères. » C’est ce qui ressort de communications scientifiques présentées à la 248e conférence de la Société américaine de chimie, organisée du 10 au 14 août à San-Francisco. Il y a été question du « risque possible de contamination des eaux souterraines », des « séismes induits » par l’exploitation des huiles et gaz de schiste et, donc, de la toxicité des additifs chimiques auxquels a recours la fracturation hydraulique. Un sujet particulièrement sensible au pays des hydrocarbures non conventionnels.

Des chercheurs du Laboratoire national Lawrence-Berkeley et de l’université du Pacifique (Californie), dirigés par William Stringfellow, ont notamment présenté, mercredi 13 août, les résultats d’une étude menée sur 81 additifs, afin d’évaluer« leurs impacts potentiels sur l’environnement et la santé humaine ». Il apparaît que si « la plupart d’entre eux sont non toxiques ou à faible toxicité », pour 34 autres, les données publiques sur leur possible toxicité font défaut. « Il y a un grand nombre de produits chimiques qui sont utilisés à des concentrations suffisamment élevées pour avoir potentiellement des effets nocifs, souligne M. Stringfellow. Les produits biocides en particulier, qui visent à tuer les bactéries, n’ont rien de bénin. »

GOMME DE HARICOT

Pour extraire de la roche-mère les huiles ou les gaz de schiste qu’elle recèle, il faut en effet la fracturer pour rouvrir des fissures déjà existantes ou en créer de nouvelles. Cette opération se fait en injectant dans la roche, à très forte pression, un fluide formé à près de 95 % d’eau, à environ 5 % de sable et, pour le reste – moins de 1 % donc –, d’un cocktail de produits chimiques.

Ceux-ci sont notamment destinés, explique François Kalaydjian, de l’Institut français du pétrole Energies nouvelles (Ifpen), à donner au liquide de fracturation une viscosité évitant que le sable, plus lourd que l’eau, se dépose au fond du puits, au lieu de rester en suspension dans le fluide, pour ainsi pénétrer dans les fissures de la roche et les maintenir ouvertes. A cet effet sont utilisés des polymères synthétiques ou d’origine végétale, comme le guar, un haricot employé dans l’agro-alimentaire comme gélifiant.

ACIDE ET SOUDE

Mais les choses se compliquent : la gomme de guar étant biodégradable, il faut ajouter au mélange des produits bactéricides pour empêcher qu’elle soit dégradée par les bactéries naturellement présentes dans le milieu géologique. Puis défaire ce qui a été fait : une fois la roche fracturée et le sable en place, il faut rendre le fluide moins visqueux pour mettre le puits en production, ce qui nécessite des enzymes et des oxydants.

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9 commentaires

  • Thierry92 Thierry92

    Et on oublie les résultâts de la recomposition moléculaire complexe due a la haute pression. Recomposition qui peux et a des effets hyper toxiques sur la faune microbiologique du sous sol et transforme les terres agricoles en desert a plus ou moins long terme.

  • vaick

    comment detruire la planete par la fracturation
    les résultats épouvantable les nappes phréatique empoisonnées

    http://www.dailymotion.com/video/xtslpi_gasland_news?start=2479

    http://www.dailymotion.com/video/x12592r_gasland-partie-2_news

    Un puits de gaz de schiste provoque 109 séismes

    http://www.bastamag.net/Un-puits-de-gaz-de-schiste

    • Liloup

      Qui n’a pas vu « Gasland » ?
      Qui n’est pas au courant des réels dangers que nous courons, même en France, si le lobby pétrolier se déchaîne ?
      C’est depuis 2010, après que Borloo ait signé les permis en douce, sans aucune connaissance du sujet, en sachant seulement que ça pouvait rapporter gros, que des régions concernées sont en lutte et en vigilance.
      Les risques ne sont plus à prouver. Il ne reste plus qu’à éduquer les jeunes dans le bon sens, ainsi que masses d’ignares, toujours sujettes à écouter d’autres voix.

      Jusqu’à présent, la France a réussi à gérer le recul de ces projet sinistres et insensés, face aux pressions de l’Europe et des pétroliers…
      Si le TAFTA se met en place, elle ne gèrera plus rien.

  • Si des conglomérats ont investi des millions dans la fracturation hydraulique pour faire si peu de rentabilité et que les sous-traitants se voient imoosés de garder confidentiel la liste des composants ajoutés à l’eau, on a l’évidence sous les yeu; à plus forte raison quand les sources d’eau du coin deviennent dangereusement consommables. Les industriels ont tout simplement trouvé un enfouissement « légal » et économique avec le plébiscite de chefs d’état (complices et coupables de crime contre l’humanité, à mes yeux) de se défaire de polluants et autres toxiques imoossibles à stocker lu à retraiter. Trouvez à qui profite le crime et portez plainte auprés du Tribunal Pénal International…

  • Natacha Natacha

    Additifs ou pas, le fracking est une catastrophe écologique et sanitaire !
    Les Anglais font facile en 6 mn.
    https://www.youtube.com/watch?v=BYniYtJEeeI