Le chômage ne baissera pas avant 2016, dans le meilleur des cas… (tu la vois mon inversion là ?)

L’UNEDIC, l’organisme paritaire qui gère l’assurance chômage et qui n’a pas pour habitude de manipuler ou bidouiller ses chiffres selon les dernières consignes ministérielles, contrairement à l’INSEE, vient de publier ses prévisions, et le moins qu’on puisse dire c’est que l’inversion de la courbe du chômage n’est pas pour tout de suite. La première échéance crédible ne serait pas avant 2016, dans le meilleur des cas, puisque le nombre de demandeurs d’emploi devrait continuer à augmenter en 2014 et 2015… Le déficit de l’assurance chômage va donc logiquement continuer à se creuser pour atteindre 28.5 milliards d’euros en 2016. A ce niveau là, parler d’inversion de la courbe ce n’est plus de la prévision de la part de l’exécutif mais carrément de la voyance…

Dans un contexte de croissance faible, le chômage n’est pas près de baisser en France… Dans ses dernières prévisions, l’Unedic, l’organisme qui gère l’assurance-chômage, reste pessimiste, et prévoit une hausse de 163.200 demandeurs d’emploi inscrits en catégorie A (sans activité) sur l’ensemble des années 2014 et 2015, pour atteindre un total de 3.470.500 chômeurs à la fin 2015. En incluant les chômeurs en activité réduite (catégories B et C), la progression sur deux ans devrait même dépasser les 300.000 sur deux ans, pour se hisser à 5.210.300 demandeurs d’emploi !

Effets positifs très (trop) limités du Pacte de responsabilité

A moins d’une reprise économique spectaculaire à partir de 2016, ces projections qui rendent difficilement crédibles l’objectif d’un retour sous la barre des 3 millions de demandeurs d’emploi de catégorie A d’ici à 2017, affiché le 13 mai dernier par le ministre du Travail François Rebsamen. Seule consolation pour le gouvernement, le rythme de la hausse du chômage devrait diminuer en 2015. L’Unedic anticipe ainsi une hausse de 103.100 chômeurs de catégorie A cette année, puis de 60.100 en 2015. Les effets positifs du pacte de responsabilité permettraient de renouer avec les créations d’emplois l’an prochain, mais dans une proportion trop faible pour compenser la hausse de la population active…

Prudents, les partenaires sociaux se sont basés sur une hypothèse de croissance du PIB de 0,8% cette année, de 1,3% en 2015 et de 1,5% en 2016, des projections moins optimistes que celles du gouvernement, qui table sur une croissance respective de 1%, 1,7% et 2,25% sur les trois prochaines années.

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