Un logiciel de reconnaissance faciale dans les mains des policiers

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Quand les policiers de San Diego en Californie retiennent un suspect, ils ne se contentent pas de la séance de questions/réponses (Interrogatoire ? Qui a parlé d’interrogatoire?) pour obtenir des informations de la personne menottée.

A l’aide des nouvelles technologies en matière de reconnaissance faciale, la police de San Diego peut maintenant comparer des images prises sur le terrain avec les photos de plus de 348 000 arrestations dans le comté de San Diego. Seul un smartphone ou une tablette sont nécessaires.

Selon un rapport du CIR (« Center for Investigative Reporting », une organisation de journalistes) qui a étudié la technologie employée et ses implications, « Ce programme peu connu peut s’étendre et devenir une technologie de reconnaissance faciale utilisée à travers tout le pays. […] Parmi les débats internationaux sur la collecte et le partage de nombreuses informations sur les citoyens, ce programme pilote pousse l’utilisation des métadonnées sur le champs d’action, en temps réel. »

Comme le CIR le fait remarquer, la technologie de reconnaissance faciale n’a pas encore été testée par les tribunaux. Ce qui n’empêche pas les forces de police de San Diego et d’autres forces de maintient de l’ordre d’utiliser le programme à fond. 133 tablettes et smartphones ont ainsi été distribués dans 25 commissariats de la ville depuis le début de l’année.

Un officier interrogé par le CIR assure que la technologie est uniquement utilisée pour identifier « les personnes blessées inconscientes ne disposant pas de documents d’identification ». Un autre officier ajoute « Si vous n’êtes pas dans la base de données des criminels, vous n’avez rien à cacher ».

La fondation Electronic Frontier (EFF), qui recueillait déjà des informations sur le projet, bien avant l’enquête et le rapport du CIR, prend une position différente. Selon les documents obtenus par EFF, la reconnaissance faciale échoue 20% du temps. Ce qui peut mener à la détention de personnes innocentes, sans motifs valables. Un communiqué de l’EFF résume la position du groupe sur ce programme :  »Il n’y a pas si longtemps, notre société aurait fait machine arrière sur le système « arrêter puis chercher ». Comme la cours suprême de l’Arizona le notait en 1983, « l’idée qu’un Américain puisse être contraint à montrer ses papiers avant de pouvoir exercer son droit à marcher dans les rues, conduire sur les autoroutes ou embarquer dans un train est répugnant, une insulte aux institutions et aux idéaux américains ».

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