Des drones pour sécuriser Marseille, une idée qui séduit

Merci à Sevetdave pour l’info et la photo. ;) Mais quelque chose me dit, connaissant un minimum ces coins, que le tir au pigeon va devenir très populaire s’ils mettent cela en oeuvre…

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La proposition formulée la semaine dernière par le président de la communauté urbaine de Marseille Eugène Caselli pour lutter contre l’insécurité dans la cité phocéenne plaît à certains responsables locaux.

Après l’armée, les drones? C’est la nouvelle solution évoquée par Eugène Caselli, candidat à la primaire socialiste pour les élections à la mairie de Marseille en 2014, afin de lutter contre l’insécurité dans la cité phocéenne. «Je demande à l’Etat de faire de Marseille un véritable laboratoire contre le crime, un laboratoire avec de nouveaux moyens technologiques. Maintenant, on a des drones, et on va s’en servir», a-t-il déclaré sur France 3 la semaine dernière.

La proposition aurait pu tomber dans l’oubli. Toutefois, elle semble séduire. Le président du Conseil général des Bouches du Rhône, Jean-Noël Guerini, a expliqué qu’il était en effet prêt à financer ce projet à hauteur de 1 million d’euros. «Nous réfléchissons à la mise en place de moyens aériens de surveillance, avions ou drones», a-t-il déclaré dans une interview pour La Provence .

Ce dispositif viendrait compléter le système de vidéosurveillance déjà existant à Marseille. La ville est équipée de 300 caméras et devrait en compter 1000 fin 2014. Face à un tel arsenal, quel serait l’avantage pour la ville de s’équiper en plus de ces petits hélicoptères, pilotés à distance? «Au lieu d’une caméra fixe qui est toujours sur la même zone, le drone n’est jamais au même endroit. C’est cela qui permet de casser les habitudes et d’avoir des points de vues différents d’une situation, de jour comme de nuit», indique à Europe 1, Pascal Zunino, directeur de la société Novadem, qui fabrique des drones pour l’armée française.

Plus que pour remplacer les actions des forces de l’ordre, les drones viendraient donc appuyer leurs investigations. D’abord objet de surveillance militaire, les drones pourraient désormais se multiplier dans la vie civile et intégrer la police municipale. A Marseille en tout cas.

Des précédents en France

Reste la question de la législation. «Nous allons lancer une étude pour une utilisation des drones dans un cadre juridique déterminé», a expliqué Caroline Pozmentier, chargée de la police municipale

Source et article complet: Le Figaro

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