Une semaine en Hollandie N°45

Je ne connaissais pas cette série d’articles, il aura fallu attendre le numéro 45 relativement intéressant, comme cette info sur un récent sondage au résultat peu médiatisé, et on le comprend! 97% des personnes sondées ne croient pas en la reprise annoncée par notre cher président, donc implicitement, 97% des sondés savent que Hollande raconte des craques! Magnifique! ;)

hollande_montrePhoto : Patrick Peccatte

Une semaine pendant laquelle certains élus ont particulièrement souffert de la chaleur, ou Pépère s’est montré encore une fois tel qu’en lui-même en racontant n’importe quoi alors même que l’étau se resserre toujours plus sur les peintres qui nous gouvernent… Une très grande semaine en Hollandie…

Ménage à 3. La fameuse loi Taubira est passée, merci pour elle, mais ses conséquences sont encore nombreuses qui n’ont pas encore été toutes constatées. La première de ses conséquences, naturellement, c’est le bouleversement de l’idée même de famille. Et on va commencer à s’en rendre compte. Cette semaine, le tribunal d’Orléans a été contraint de reconnaître un droit de visite et de garde à un « géniteur » d’un couple de lesbiennes… L’histoire est assez simple et est vraisemblablement amenée à se répéter. Le couple de femmes, en mal d’enfants, a fait appel à un de leur bon ami qui a accepté il y a de cela quelques années de donner son sperme, histoire de leur permettre de faire comme si. Sauf que, depuis, le donneur en question s’est découvert une âme de papa et a demandé, devant les tribunaux, à être reconnu comme père naturel. Ce qui a donc été fait cette semaine. Les 2 mamans sont bien contrites. Parce que ce n’était pas du tout prévu comme ça : la famille du bambin, sur le papier, c’était elles seules, sans papa, mon dieu quelle horreur ! Oui mais voilà la nature étant ce qu’elle est, 2 dames ont du mal à concevoir un enfant. On est tout prêt de la reconnaissance d’une « famille » à 3 parents, avec une parentalité naturelle qui cohabiterait avec une parentalité « sociale »… A jouer les apprentis sorciers, il est des potions qui finissent par vous péter à la tronche.

Le social, ça vous gagne. Nos gouvernants socialistes regorgent d’imagination lorsqu’il s’agit de servir la soupe des lobbys. Ainsi, on trouve des parlementaires zélés pour essayer, coute que coute, de faire passer à la hussarde la PMA et la GPA pour les parents homo. Quitte à inventer des concepts aussi grotesques que dangereux. Ainsi cette semaine a vu une poignée d’enragés socialistes au Sénat reprendre à leur compte les diktats des LGBT.

Pour cela, il essaie de faire valoir une pseudo inégalité entre les couples infâmes qui peuvent avoir des enfants sous le seule prétexte fallacieux qu’ils sont composés d’un homme et d’une femme et ceux, discriminés, rejetés, « ségrégationnés » parce que pour une raison injuste, ils ne peuvent pas en avoir du simple fait qu’ils seraient homosexuels. Une honte. Ainsi, nos apprentis Frankenstein de la semaine, se pensant sans doute habités d’une responsabilité universelle pour corriger une injustice divine et donc la nature humaine, se sont penchés sur le problème et ont enfin trouvé, selon eux, la solution. Il s’agirait, par la PMA et la GPA, de corriger ni plus ni moins qu’une situation « d’infertilité sociale ». Merveilleuse trouvaille. Aussi je leur suggère, à ces merveilleux missionnaires, de nous gratifier de quelques concepts qui ne manqueraient pas de saveurs eux non plus, du moment qu’on les qualifierait de « social ». Un exemple, en passant : un homme qui aurait de nombreuses conquêtes féminines pourrait être atteint de « sexualité sociale », non ? Sérieusement, il va falloir les arrêter, un jour, non ? Et par n’importe quel moyen.

A 97%, on fait majorité, non ? c’est le sondage Ipsos de la semaine, finalement peu relayé par les journalistes, trop heureux une fois encore, d’assurer le service-après-mensonge de Pépère. Dans ce sondage passionnant, on apprend que 97 % des français, rien que ça, ne croient pas en la reprise. Autrement dit, quand Pépère raconte sur les antennes que « la reprise est là », à part son gouvernement de peintres, mémère et son fiston en short sur un yacht en Corse, pas grand monde n’y croit…

C’était mieux avant. La grande et belle presse française n’est plus. La presse d’investigation n’existe tout simplement plus dans ce pays, et c’est bien dommage. Fini les enquêtes poussées, les preuves révélées, les coups tordus dénoncés : les rédactions sont sans le sous, et c’est bien dommage. Ainsi au début du mois, un journalisme engagé et avec énormément de moyens aurait trouvé un joli cas d’enquête : les records des prix de l’essence en pleine période de départ en vacances. Mais il fallait des moyens considérables pour envoyer un demi stagiaire dans 3 stations services du boulevard Auguste Blanqui…

Raie Publique. On a appris cette semaine que la « bête immonde » était de retour. Si, si. Pas à Trappes, pas à Brétigny sur Orge, non point, mais dans Paris et quelques villes de France où les remugles de la pensée cléricale putride ont osé manifester devant les Frères Maçonniques, et particulièrement le Grand Orient de France. Le grand maitre, José Gulino, s’en est ému auprès de pépère dans un courrier très sérieux, en invoquant « des violences qui mettent à mal l’idéal républicain ». Bigre, des chemises noires auraient-elles brûlées quelques ouvrages au sein du bâtiment ? Aurait-on égorgé quelques poules dans les loges secrètes des bons penseurs ? Que nenni, ma bonne amie ! 3 veilleurs debout sont restés quelques heures devant le bâtiment… C’est vrai que c’est scandaleux, immonde, intolérable… En comparaison, détrousser des cadavres et des blessés après un accident ferroviaire, c’est du pipi de chat. Caillasser les forces de l’ordre et assiéger un commissariat pendant 4 jours à Trappes, c’est gentillet. Agresser et tabasser à 4 une vieille dame de 90 ans, ça relève de l’occupation estivale d’une jeunesse désœuvrée. Faire des « barbecues » dans les quartiers nord de la seconde ville de France, du nom de cette pratique qui consiste à brûler les corps dans des bagnoles après règlements de compte à la kalachnikov histoire de retarder l’identification, c’est finalement assez bénin. Je me demande bien qu’elle est ta république, grand maitre de mes 2 miennes, pour que tu oses écrire de telles saillies. Et si la résistance silencieuse, courageuse, tenace de la jeunesse de ma république ne te convient pas, je t’invite à quitter ce territoire dans les meilleurs délais. Va donc du côté de l’Amérique du Sud, là où le camp du progrès a établi une tête de pont, et tu nous raconteras la gueule qu’il a, le progrès.

Chiffres. Nos peintres vont annoncer dans les prochains jours la révision de croissance pour l’année 2014. Rappelons qu’ils avaient tablé sur 1,2 points de croissance, là où les plus optimistes tablent, eux, sur un maximum de 0,5% ! Rappelons à ces bouffeurs de foin que pour que la croissance soit là, il faut d’abord que la demande intérieure soit réelle. Pas de pot, la saignée fiscale a flingué toute velléité de consommation des français. Ensuite, il faut que les exportations soient dynamiques, tirées par une croissance internationale soutenue. Manque de bol, les Etats Unis sont à l’arrêt et les émergents dégringolent. Enfin, il faut que les entreprises investissent. Or, elles sont massacrées par les impôts et comme elles craignent encore de passer à la casserole des impôts, et bien elles vont bien se garder du moindre investissement ! La réalité, ici encore, rattrape le petit corrézien, qui aura donc fait une erreur de 5 points de PIB dans ces estimations de croissance entre 2012 et 2014 ! S’il n’avait pas raconté n’importe quoi, on produirait en 2014 plus de 70 Milliards d’euros en plus et on aurait 35 milliards de déficit en moins. Conséquences : le gouvernement n’a donc pas les moyens d’appliquer la politique pour laquelle il a été élu, et il est même obligé de faire le contraire de ce qu’il avait promis… Pire, la parole de la France perd encore de la crédibilité parce que tout le monde sait bien qu’on ne tiendra pas nos engagements européens, même révisés. Et puis notre économie s’en remet encore une fois à la très grande mansuétude des copains de Pépère, les marchés financiers. Attendez qu’ils s’énervent, et c’est le défaut de paiement…

Source et suite de l’article: 24heuresactu.com

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