‘L’éclatement de la zone euro est possible… Mais il s’accompagnera d’une baisse de 40% des niveaux de vie actuels’

Il est sympa l’économiste américain, mais c’est bien beau de parler de l’économie européenne alors qu’il devrait également regarder celle de son pays qui est très loin d’être viable!

Au cours d’une interview qu’il a accordée au journal allemand Süddeutsche Zeitung, l’économiste américain James Galbraith a averti de l’imminence d’une nouvelle crise grave dans la zone euro, qui sera déclenchée par la situation en Grèce. Pour Galbraith, la vente infructueuse du monopole gazier grec à la firme russe Gazprom est révélatrice de l’arrivée à un point de rupture :

« Le gouvernement grec a été incapable de vendre son monopole gazier à Gazprom pour une somme très modeste, parce que les analystes de Gazprom croient, à juste titre, qu’ils ne peuvent pas se fier aux prévisions de recettes du monopole du gaz. Ai-je précisé qu’il s’agit d’un monopole ? (…) Sur quelle base un gouvernement rationnel se met-il à vendre un monopole gazier pour les liquidités que cette vente lui rapporteront ? La seule réponse raisonnable est: quand il a besoin d’argent immédiatement et qu’il pense qu’il ne survivra plus très longtemps, parce que le monopole du gaz produit un flux continuel de recettes, à moins que vous ne le vendiez, et dans ce cas, il quitte le giron de l’Etat. La situation actuelle telle que le gouvernement grec la voit est absolument claire.

Mais comme ils ne sont pas parvenus à vendre le monopole du gaz, six heures plus tard et sans réunion de cabinet ni de débat ou vote parlementaire, ils ont fermé la chaîne de télévision et de radio publique, visiblement pour économiser 200 à 250 millions d’euros sur une année pour satisfaire une demande arbitraire de ce montant de la troïka et pour montrer à quel point ils étaient déterminés et fermes ».

Selon Galbraith, la Grèce va retourner très rapidement à un état de faillite:

« Il y a cette notion que la Grèce détient une formule qui lui permettra de retrouver sa compétitivité. Mais il y a un malentendu concernant ce en quoi l’économie grecque consiste. L’industrie première est le fret maritime, la seconde est le tourisme. Le fret maritime est un phénomène mondial qui dépend entièrement du trafic mondial des marchandises et des services. Et le tourisme dépend entièrement, entre autres choses, des Allemands et des Britanniques ».

Galbraith pense que la chute d’Athènes va probablement être causée par la politique. Il donne pour exemple le départ du gouvernement de l’un des partis de la coalition au pouvoir, qui a réduit la majorité du gouvernement à trois sièges. Il se demande si la meilleure chose pour l’Europe ne serait pas l’accession au pouvoir en Grèce du parti d’extrême gauche Syriza, parce qu’il s’agit d’un parti pro-européen, contrairement à ce que l’on a pu dire. Le gouvernement actuel se dirige rapidement vers un effondrement. En Grèce, les gens sont à bout, et compte tenu de ce stress social et le point de rupture n’est plus très loin. Et il déclencherait rapidement des attaques spéculatives qui s’étendraient rapidement à d’autres pays en situation de stress social, tels que l’Espagne et le Portugal, sous la forme d’une ruée bancaire.

Bruxelles ne dispose plus que de peu de temps, affirme Galbraith. Mais la vitesse n’est pas le fort de l’UE :

« Bruxelles a une large classe politique de gens bien intentionnés avec des visions utopiques. Ils ne sortent pas autant qu’ils le devraient pour voir ce qui se passe réellement. Et il y a aussi une tendance à penser que la Grèce, eh bien, elle est loin, et que le reste d’entre nous ne sera pas affecté si la Grèce coule. Mais moi je dis, donnez-moi un exemple d’une union politique ou d’une confédération qui est parvenue à rester intacte après le départ de l’une de ses parties ».

Galbraith lui-même s’est rendu en Grèce : « Il y a deux choses qui témoignent de la situation du pays. L’une, c’est que dans les rues d’Athènes, vous voyez des personnes âgées fouiller les poubelles à la recherche de nourriture. Vous voyez des tas et des tas de gens dormir dans les rues, c’est une vision très déprimante. Vous voyez aussi des kilomètres de vitrines de boutiques vides. Et vous voyez des boutiques de prêts sur gage, des chaînes de boutiques de prêts sur gage, et parfois ce sont les seules entreprises viables à occuper des immeubles de bureaux plutôt laids qui auraient été vides autrement. (…) L’autre chose que j’ai vue, à l’extérieur des bureaux de l’ERT (la chaîne de télévision et de radio publique) (…) c’est cette atmosphère de, je ne l’appellerai pas manifestations, que nous avons ici, ‘nous sommes ici parce que nous voulons protéger, nous n’allons pas permettre cette fermeture de la chaîne de télévision et de radio publique, et donc nous sommes ici pour nous interposer entre le personnel à l’intérieur et les forces de l’ordre à l’extérieur’ ».

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13 commentaires

  • zebulon

    c’est vrai c’était terrible avant l’Europe de Maastricht, pas de dette, le plein emploi, les 30 glorieuses, depuis Maastricht le monde entier a prospéré sauf nous qui mourront sous l’étouffoir. marine vite

    • ange044 ange044

      Exactement ! Et rzppelons qu’encore une fois il y a de grande chance qu’elle est raison, car rappelons que c’est la seule à avoir parler d’éclatement de la zone Euro avec la sortie de la Grèce,l’Irlande, l’Espagne, etc…

  • carlusmagnus carlusmagnus

    Ils n’en savent rien.
    Et l’Europe c’est pro-américain. Ce sont les USA qui donnent le La des décisions européennes. Ils ont voulu la création de l’euro. Normal qu’ils racontent qu’en sortir fera mal, ce qui est d’ailleurs peut être vrai.
    Mais d’autres racontent que si la Grèce était sorti tout au début, après avoir été chahuté pendant deux ou trois ans, elle serait déjà sortie du trou actuellement.
    Et là? Elle appartient aux Banques. D’ailleurs une sortie ça veut dire défaut de paiement pour pas mal de pays, et les banques américaines qui ont plein de billes dans cette dette doivent pas voir ça d’un bon œil.
    Moi je veux en sortir. Retrouver la liberté ça ne se fait pas forcement sans douleur, mais c’est nécessaire.

    • criminalita

      Je pense que si les grecs sortent de l’euro ils se mettent hors la loi vis à vis des impérialistes prêteurs qui ont monté une dette abyssale pour piller légalement les grecs. Les navires de guerre seront certainement acheminés vers les côtes grecques pour protéger les multinationnales américaines qui seront les sauveuses du peuple après qu’une guerre civile soit déclanchée. C’est ce qu’ils attendent mais le peuple est plus passif que prévu. Or, pétrole,gaz et tout va être pillé c’est ce qui se passe en Irak.

      • Lilith Lilith

        et bien juste pour te dire le peuple grec n’est pas passif il résiste et se relevera il en vu d’autre après tous ce n’est que la 3e faillite en 100 ans :-)

        quand a la guerre civile il a déjà donné et juste pour rappelle la gréce fait partie de l’otan………. les bâteaux de guerre y sont déjà sur place :-)

  • tous n’est pas si noir, c’est une bonne nouvelle ca ! ça veut dire que la pollution va baisser et pas qu’un peu…

  • Lilith Lilith

    Franchement je ne sais pas qui est ce monsieur mais je peux vous dire qu’il noirci vonlontairement le tableau il ni pas plus de gens qui dorment dans la rue à Athenes qu’a Paris ou autre grande ville Européen partout en Europe quand on va dans les quartiers défavorisés c’est les mèmes images la mème misère.

    je vais régulièrement au States et dans les grandes villes il y a autan de homeless dans les quaartiers chic que pauvre
    il ferai mieux de balayer devant sa porte car la prochaine crise partira a nouveau de NY City

  • laspirateur

    blablabla!

  • Taram

    Est-ce qu’un jour on va arrêter d’écouter les économistes qui sont les premiers responsable de par leur dogmatisme imbécile de la situation actuelle ?

    Ah non c’est vrai on va continuer de demander aux pyromanes d’éteindre les feux…

  • carlusmagnus carlusmagnus

    L’euro est un dogme. De plus c’est une des étapes vers le gouvernement mondial. Ils sont prêts à tout pour le maintenir, et d’ailleurs les sondages (même si je m’en méfie) ou mêmes les conversations le montre : les gens pensent avoir à perdre à court terme avec une sortie de l’euro. Que leurs gosses soient des esclaves à vie à cause de leur génération qui se sera, quoi qu’on en dise, gavé par rapport aux moyens réels, pas de problème !

  • creve sale €urope,
    creve sale €uro,
    creve sale parlement €uropeen,
    creve sale BCE
    creve sale FMI,
    creve la FED,

  • Fenrir

    C’est trés bien !
    Ragnarok approche à pas de loup…
    Ce sera 99 % de baisse de niveaux de vie pour les survivants au collapse économique mondial qui nous pend au nez.
    Quels égocentriques ces européens !