L’Iran approvisionne la Syrie en pétrole

L’Iran a ouvert une ligne de crédit de 3,6 milliards de dollars à Damas pour les besoins en pétrole de la Syrie, frappée par un embargo international, en échange du droit à investir en Syrie, a indiqué mardi l’agence syrienne Sana.

L’Iran a ouvert une ligne de crédit de 3,6 milliards de dollars à Damas pour les besoins en pétrole de la Syrie, frappée par un embargo international, en échange du droit à investir en Syrie, a indiqué mardi l’agence syrienne Sana.

« Un accord a été signé (lundi) à Téhéran par les Banques centrales iranienne et syrienne, accordant à la Syrie une ligne de crédit d’une valeur de 3,6 milliards de dollars », selon l’agence de presse officielle.

L’accord stipule que la Syrie remboursera le crédit « par le biais de différents investissements en Syrie », explique Sana sans plus de détails.

Téhéran avait déjà ouvert deux lignes de crédit d’un montant de quatre milliards de dollars à Damas pour aider son allié stratégique face à l’embargo international, avait indiqué le gouverneur de la Banque centrale de Syrie, Adib Mayalé, cité par le quotidien gouvernemental Techrine, le 27 mai.

Des sanctions ont été imposées par les États-Unis, les pays arabes et l’Union européenne pour punir le régime de Bachar al-Assad. Un mouvement de contestation contre le président syrien a débuté en mars 2011 avant de se transformer en une guerre civile qui a fait plus de 100.000 morts, selon l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH).

Selon les experts, l’impact de la crise est énorme sur l’économie. Les investissements, le tourisme et le commerce extérieur sont proches de zéro. La production pétrolière, importante source de devises, a chuté de 95%.

Source: atlasinfo.fr

8 commentaires

  •  » refuserais tu de l’eau à ton frère ?? »

  • papillon papillon

    Pourquoi Moscou, Pékin et Téhéran aident la Syrie ?

    C’est certainement l’une des meilleurs analyses sur le dossier Syrien . L’article original est sur le site de Ria-Novosti .[ lien vers article de Ria Novosti ] Il reprend la thèse de la Russie comme  » puissance de réassurance  » et confirme que l’attitude des diplomaties Russes et Chinoises est scrupulusement observée en Amérique du Sud , en Afrique et en Asie .

    Fin juin, le vice-premier ministre Syrien Qadri Jamil expliquait au Financial Times le mécanisme de survie de l’économie et de l’Etat syriens dans le contexte de guerre. Ces informations permettent de tirer quelques constats sur la nature du conflit syrien, écrit le quotidien Vedomosti du 8 juillet 2013. [ lien ]

    Qadri Jamil a notamment indiqué que la Russie, la Chine et l’Iran mettaient en œuvre un programme d’aide à l’économie syrienne et fournissaient au pays tout le nécessaire pour poursuivre la guerre : des produits pétroliers, des aliments et des fonds financiers.

    Les échanges avec ces pays s’effectuent avec leurs devises nationales, ce qui permet d’éviter d’éventuelles sanctions de la part des Etats-Unis. « L’appui des Russes, des Chinois et des Iraniens est toujours une bonne chose », affirme Qadri Jamil.

    Ces livraisons sont assurées par les navires Russes, ce qui explique la nécessité d’une présence continue de la marine russe près des côtes syriennes, aussi bien que le sens réel des déclarations des chefs militaires Russes concernant une présence permanente des bâtiments de guerre russes en Méditerranée. Les fournitures de pétrole, à elles seules, atteignent 500 millions de dollars par mois.

    Si les actions de l’Iran dans le conflit syrien – ce dernier a octroyé à Damas un crédit illimité – sont tout à fait compréhensibles, l’attitude de la Russie et de la Chine pourrait révéler le début d’une nouvelle étape de leur coopération internationale.

    Face à une nouvelle tentative américaine de faire chuter un régime ami, Moscou et Pékin n’ont aucune envie de se limiter comme jadis à des protestations à l’ONU. Ils ont mis en œuvre un programme coordonné à long terme – visiblement – visant à octroyer à la Syrie une aide économique, politique, militaire et technique. Le tout malgré une pression montante de la part des Etats-Unis. La Russie a donc envoyé ses navires vers la zone de conflit afin de garantir la réalisation de ce programme et il est possible que la Chine ait joué un rôle plus important dans les efforts économiques visant à épauler la Syrie.

    A l’heure actuelle, il semble que cette première tentative de confrontation ouverte avec l’Occident sur le territoire d’un pays tiers fonctionne. Les troupes de Bachar al-Assad ont en effet enregistré un certain nombre de succès militaires ces derniers temps. Et même si l’Etat Syrien chutait, sa résistance de deux ans démontrerait que la Russie et la Chine sont en mesure de soutenir de manière efficace leurs amis sous pression occidentale.

    Si le gouvernement Syrien l’emportait, cela créerait une situation inédite : jusqu’à présent les capacités politiques et militaires des Etats-Unis ont toujours suffit pour isoler et écraser n’importe quel régime indésirable dans un pays du tiers-monde. Aujourd’hui l’exemple syrien témoigne du fait qu’un régime sous pression américaine pourrait compter sur une aide efficace.

    Mais pourquoi la Syrie est-elle le lieu de cette confrontation des intérêts occidentaux avec ceux de la Russie et de la Chine ? Moscou et Pékin considèrent probablement les actions américaines en Syrie comme une composante importante d’un plan stratégique de Washington, qu’il faut torpiller à tout prix.

    http://zebrastationpolaire.over-blog.com/article-pourquoi-moscou-pekin-et-teheran-aident-la-syrie-118959883.html

    • criminalita

      J’y vois bien les intérêts d’Israël d’assouvir leur soif de terre et les complices leur mangent dans la main, vous voyez de qui je parle…quels criminels de guerre…

  • Nevenoe Nevenoe

    Tant que le triumvira Russie Iran et Syrie tiendra. Israël sera tenu en échec car les USA ne sont que des exécutants.
    Dommage que la Libye n’ai pas eu le même soutien.
    Voici qui devrait servir d’exemple aux autres pays arabes
    Il n’y a pas de fatalité, la résistance est possible.