Renault gèle ses activités vers l’Iran et souffre au 1er semestre

Et tout cela pour « faire plaisir » aux américains qui ont décidé et imposé un embargo sur l’Iran! C’est ce qui est arrivé pour PSA, 8000 emplois en moins, une entreprise très affaiblie qui risque d’être rachetée par General Motors, et maintenant Renault?

Renault a souffert au premier semestre de lourdes charges liées à l’arrêt « de fait » de ses activités à destination de l’Iran et à sa restructuration en France, mais il compte toujours remplir ses objectifs pour 2013 grâce à une bonne maîtrise de ses coûts.

Le deuxième constructeur automobile français a publié vendredi un bénéfice net semestriel de 39 millions d’euros, près de 20 fois inférieur aux 746 millions dégagés au premier semestre 2012.

Il a aussi essuyé une perte d’exploitation de 249 millions d’euros sur les six premiers mois de l’année, contre un bénéfice de 519 millions il y a un an (données non retraitées).

Pour autant, les performances de sa branche automobile se sont améliorées. « La tempête persiste, Renault tient bon », s’est félicité son numéro deux, Carlos Tavares, lors d’une conférence de presse.

La fonte de ses bénéfices s’explique en grande partie par des charges exceptionnelles de 832 millions d’euros.

Renault a dû passer cette année une provision de 512 millions d’euros liée à ses activités en Iran.

Il ne possède pas d’usine dans ce pays, où il a vendu environ 100.000 véhicules l’an dernier, mais y envoyait depuis la Roumanie et la France des pièces détachées et des composants assemblés par des partenaires locaux. Ces envois ont été interrompus à cause du durcissement des sanctions internationales contre Téhéran.

« Nous sommes dans une phase de réduction d’activité », a expliqué M. Tavares. « On a arrêté à la source mais il y a des pièces dans le tuyau » permettant de poursuivre un temps l’assemblage de véhicules et des négociations sont en cours, a-t-il ajouté.

« Il y a une situation de fait d’interruption de l’activité » dans ce pays, avait expliqué plus tôt le directeur financier, Dominique Thormann, lors d’un point presse. La provision passée correspond aux avoirs financiers de Renault bloqués en Iran et le groupe ne prévoit pas d’en passer d’autre au deuxième semestre.

Renault connaît avec un an de retard le même sort que le numéro un automobile français, PSA Peugeot Citroën, qui avait interrompu dès le printemps 2012 ses activités iraniennes.

Marge opérationnelle en net progrès

Ses résultats ont aussi été amputés par 227 millions d’euros de dépréciations liées notamment à la faillite de son partenaire israélien dans le véhicule électrique Better Place, ainsi qu’à 173 millions « de charge de restructuration liée notamment à l’accord de compétitivité signé en France » en mars.

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4 commentaires

  • Fenrir

    Ben dis donc.
    Si nous ne pouvons plus commercer avec les pays qui ne sont pas copains avec les USA, va plus rester grand monde pour nous acheter quelques choses.
    Ah si, les US dollars en pq et la vaseline de l’accord de libre échange trans-atlantique pour nous sauver en permettant aux ets US de faire ce qu’elles veulent. Nous vendre leurs m****es et nous acheter nos dettes avec de la monnaie de singes.
    Cours Forest ! Cours !

  • azteck

    Salut c’est moi Peugoet salut c’est moi Renault
    quant y fait pas beau quant il fait pas chaud y’a renault et peugeot…

    Continuons à laisser général motors et consort gérer notre vie nous deviendrons une étoile sur un drapeau .
    Une sous étoile évidemment

    Cinq ou 6 branches?
    Qu’en pense tu Sam?
    Qu’en pense tu David?
    Qu’en pense tu peuple de France?

  • Nevenoe Nevenoe

    Rectification : Il ne s’agit pas de faire plaisir aux Américains mais à Israël.
    A titre personnel les USA se moquent de Iran sauf que c’est une épine dans le pied du patron qui est Israël.
    N’oublions pas que les USA ne sont qu’un instrument au service du sionisme, comme d’autres pays dont la France.