Hollande chez « l’ami » du Qatar

Caricature-les-Occidentaux-font-la-politique-de-l-Autruche-Y’a-t-il besoin de faire de longs discours quand on voit que notre président va s’agenouiller devant le Qatar? Ce pays, au service des américains et de leurs intérêts, jamais condamné pour la répression contre sa population, dictature intolérante envers les autres religions, qui finance l’Islam radical et les rebelles-terroristes-talibans, aide à renverser les pouvoirs en place, rachète tout et s’impose un peu plus chaque jour, entre autres joyeusetés… Mais certains pensent néanmoins qu’il faut respecter ce petit pays, c’est quand même lui qui a fait venir Beckham au PSG! Maintenant, que peut réellement faire Hollande au niveau diplomatique? Pas grand chose à mon avis…

Le chef de l’Etat effectue ce week-end son premier voyage officiel dans l’émirat. Il tentera notamment de faire dissiper la méfiance suscitée en France par ce riche allié politique et diplomatique soupçonné de soutenir les islamistes.

Pour la première fois depuis le début de son mandat, François Hollande se rend aujourd’hui et demain au Qatar. « Un pays ami de la France », selon un conseiller du chef de l’Etat. Au beau fixe sous Nicolas Sarkozy, la météo des relations entre la France et le Qatar n’a pas véritablement changé depuis mai 2012.

S’il souhaite se démarquer de la « diplomatie de contrat » et de la personnalisation affichées selon lui par son prédécesseur, François Hollande entend cependant marquer la continuité sur le fond.

Peur du fonds pour les banlieues

Problème : certes, le Qatar est un pays ami. Mais un ami qui suscite la méfiance parmi la population, notamment en raison de sa boulimie d’investissements dans l’Hexagone, de son avantageuse convention fiscale et de son activisme diplomatique qui le rapproche des milieux islamistes. Point d’orgue des crispations françaises, l’intention du Qatar, il y a plus d’un an, de créer un fonds d’investissement à destination des banlieues, un projet dénoncé par certains comme une volonté de les islamiser.

Outre l’aspect économique du voyage, l’un des objectifs du locataire de l’Elysée sera donc de dissiper cette méfiance. « Il y a eu un certain nombre de polémiques à la fois sur la présence du Qatar en France et sur sa politique étrangère, le but de la visite du président de la République c’est de ramener un peu de sérénité dans tout cela », explique-t-on à l’Elysée. François Hollande devrait ainsi confirmer que l’aide à destination des banlieues prendra la forme d’un fonds co-financé à 50% par la Caisse des dépôts et qu’il sera destiné aux PME, plutôt qu’à une zone géographique ou un public déterminé.

VRP du Rafale

La volonté de la France reste d’encourager le Qatar, actionnaire de multinationales françaises comme Total ou Veolia, à poursuivre ses investissements sur le territoire national, mais si possible au-delà des acquisitions de prestige comme les palaces ou de grands immeubles parisiens.

L’importante délégation de patrons français qui accompagne François Hollande tentera aussi de profiter des grands appels d’offres dans le cadre de la Coupe du monde de football qu’organisera en 2022 ce richissime exportateur de gaz naturel.   La mère des batailles pour la France reste néanmoins le contrat pour renouveler la flotte de l’armée de l’air du Qatar, à laquelle l’avionneur Dassault aimerait vendre son Rafale.

Pas de critiques sur le soutien aux islamistes en Syrie

Sur le plan diplomatique, la France et le Qatar sont sur la même ligne anti-Bachar al-Assad en Syrie. Mais le Qatar est aussi et surtout soupçonné de soutenir essentiellement les groupes islamistes radicaux. Pour autant, la France ne le critiquera pas officiellement, d’autant plus le groupe des « Amis de la Syrie » se réunit justement aujourd’hui à Doha. Elle continue en revanche de plaider pour une meilleure coordination du soutien international à l’Armée syrienne libre. L’Elysée dément aussi toute friction avec le Qatar sur le Mali, où de l’aide humanitaire en provenance de l’émirat se serait retrouvée entre les mains des terroristes combattus par l’armée française.

Plus globalement, les conseillers de François Hollande admettent néanmoins que le soutien du Qatar aux islamistes dans les révoltes arabes apparaît parfois trop exclusif aux yeux de la France.  « Les Frères musulmans peut-être, mais pas seulement les Frères musulmans », expliquent-ils en prônant une approche plus inclusive de toutes les forces politiques démocratiques qui ont émergé du « printemps arabe ».

Source+vidéos: Lci.tf1.fr

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