L’an II de Fançois Hollande placé sous le signe européen

Excusez-moi du terme, mais là, on est pas dans la merde!!! Encore plus d’Europe encouragé par notre président! Cela signifie moins de souveraineté, moins de démocratie, et encore plus de braquages de notre argent!!!

François Hollande a choisi de placer la deuxième phase de son quinquennat sous le signe d'une intégration européenne plus poussée pour aller chercher la croissance qui manque à la France, n'hésitant plus à parler d'union politique. /Photo prise le 16 mai 2013/REUTERS/Benoît Tessier

PARIS (Reuters) – François Hollande a choisi de placer la deuxième phase de son quinquennat sous le signe d’une intégration européenne plus poussée pour aller chercher la croissance qui manque à la France, n’hésitant plus à parler d’union politique.

Il prend ainsi au mot la chancelière Angela Merkel, qui prône de longue date un fédéralisme accompli, même si Paris et Berlin n’ont pas encore une vision commune de cette notion.

En deux jours, mercredi à Bruxelles lors de sa visite à la Commission européenne et jeudi à Paris lors de sa deuxième conférence de presse depuis son arrivée au pouvoir, le président français a multiplié les gages à l’adresse de l’Allemagne.

Les réformes économiques demandées par l’exécutif européen en échange des deux années de répit qui ont été accordées à la France seront menées avec détermination pour doper la compétitivité française et celles qui ont été mises en place en Allemagne depuis dix ans servent maintenant de modèle.

« Il y a un écart de compétitivité. Les Allemands, il y a dix ans étaient considérés comme le pays malade de l’Europe », a-t-il déclaré à Bruxelles dans un message qui a été jugé « rassurant » par le président de la Commission, José Manuel Barroso.

« Mais pendant dix ans, et je pense que ça ira plus vite j’espère pour la France, les Allemands ont fait des choix, on peut les contester, on peut penser qu’il y en avait d’autres, ils ont fait des choix. Aujourd’hui, les Allemands sont compétitifs », a-t-il ajouté.

L’évolution est très nette si l’on compare ce discours à celui tenu pendant la campagne électorale, pendant le début du quinquennat et par la gauche du Parti socialiste, où les réformes allemandes sont jugées génératrices de précarité.

UNE POLITIQUE « DE DROITE » ?

Le co-président du Parti de gauche, Jean-Luc Mélenchon, a d’ailleurs estimé vendredi sur Europe 1 que François Hollande menait ainsi une politique « de droite » en voulant réformer les retraites, introduire de la flexibilité sur le marché du travail ou encore modifier les conditions d’indemnisation du chômage.

« Quand vous mettez bout à bout une politique économique qui considère que c’est le coût du travail qui est le problème et pas le coût du capital, qui encourage sous des formes extrêmes la volatilité du capital (…), ce n’est pas une affaire de personne, c’est une affaire de ligne politique », a-t-il dit.

A l’image du « tournant de la rigueur » amorcé par François Mitterrand en 1983, le second président socialiste de la Ve République, sans utiliser les mêmes termes, achève sa mue qu’il avait amorcée en parlant de « socialisme de l’offre » en décembre dernier : « Je suis pour la compétitivité, je ne suis pas pour la dépense », a-t-il dit jeudi.

Le parallèle avec la France du début des années 1980 vaut aussi partiellement pour la construction européenne.

En 1983, deux ans après son arrivée au pouvoir, François Mitterrand avait le choix entre la sortie du serpent monétaire européen d’un franc à l’agonie après trois dévaluations massives dues notamment à sa politique de relance, une option prônée par une partie du PS, et un renforcement de l’alliance avec Berlin pour relancer l’Europe, qu’il a finalement privilégiée.

Toutes proportions gardées, c’est ce qu’a aussi choisi François Hollande en jetant aux orties la « tension amicale » qu’il prônait jusqu’ici avec Angela Merkel.

Ce discours avait été perçu par une partie du PS comme un feu vert pour s’en prendre à l' »intransigeance égoïste » de la chancelière allemande qui plongerait l’Europe dans la récession et avec laquelle il faudrait, selon le président de l’Assemblée nationale, Claude Bartolone, entrer en « confrontation ».

« UNE AFFAIRE D’URGENCE »

Comme la plupart des présidents français qui, de Jacques Chirac à Nicolas Sarkozy, cherchent lors de leur arrivée au pouvoir à bâtir des alliances de contournement de l’Allemagne avant de se rendre compte que le couple franco-allemand reste incontournable, François Hollande a suivi la même trajectoire.

Le moteur franco-allemand est « indispensable – je dis bien indispensable » à l’Europe, a-t-il dit jeudi.

Pour joindre les actes à la parole, il a répondu – avec retard – aux appels d’Angela Merkel à créer une union politique.

« La France est disposée à donner un contenu à cette union politique », a-t-il dit en se donnant deux ans pour y parvenir. « Ce n’est plus une affaire de sensibilités politiques, c’est une affaire d’urgence ».

Même s’il n’en a pas précisé les contours, l’évolution est, là aussi, notable pour un président traumatisé par le « non » français à la Constitution européenne de 2005 qui avait déchiré – et continue de déchirer – le Parti socialiste.

« Je crois me souvenir qu’en 2005 nous avons essayé cette formule et qu’elle n’a pas donné les résultats escomptés ! », déclarait-il en octobre dernier dans Le Monde.

Source et déprime complète sur Reuters

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