Les émissions de CO2 des grandes entreprises restent cachées

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D’après une nouvelle recherche publiée par l’Organisation de l’investissement environnemental (EIO), de grandes quantités d’émissions de CO2 ne sont pas prises en compte. En cause, la non divulgation par les entreprises de leur niveau de pollution. Plus de six grandes entreprises sur 10 ne publient ainsi pas leurs émissions de dioxyde de carbone et seuls 20% d’entre elles dévoilent leur bilan carbone complet et ce, alors que les réglementations de nombreux pays les y obligent. Alors, honteuses les entreprises?

Ce classement carbone s’est intéressé aux 800 plus grosses sociétés au monde et rares sont celles qui rapportent entièrement leurs émissions de gaz à effet de serre. « Alors que le monde tend à adopter un modèle plus respectueux de l’environnement, il est extrêmement important que nous ayons accès à une base de données fiable, cohérente et comparable en matière d’émissions de gaz à effet de serre », explique Sam Gill, directeur général de l’Organisation de l’investissement environnemental.

L’autre conclusion clé du rapport est qu’aucune entreprise ne prend en compte l’impact secondaire de leurs activités, comme celui des voyages d’affaires, du transport et de la distribution, ou de leurs investissements. « Cela devrait être une sonnette d’alarme pour les entreprises. Vu que de grandes quantités d’émissions ne sont pas prises en compte, nous n’obtenons pas une image complète en termes d’émissions des entreprises. C’est précisément la raison pour laquelle notre classement vise à encourager la divulgation de ces informations » ajoute Monsieur Gill.

L’objectif est donc de développer une série d’indices qui pousseront les sociétés à vouloir évoluer dans le classement et se montrer plus respectueuses de l’environnement. En gros, l’idée serait de pointer du doigt les mauvais élèves et les pousser à réagir pour redorer leur image et attirer des investisseurs qui souhaitent privilégier les entreprises peu émettrices de CO2.



« Si suffisamment de gens commencent à investir sur base de ces indices environnementaux, la force collective pourrait modifier la demande et encourager le développement d’une économie plus verte. Pour la première fois, les activités dommageables pour l’environnement seraient contraires aux intérêts de la société et de ses actionnaires », conclut Gill.

Source: 7sur7.be

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