Un « mur des cons » fait polémique en France

Est-ce réellement là une insulte? Tout au plus une constatation, car si nous sommes toujours le con de quelqu’un, je reconnais quand même que cela ne puisse pas faire plaisir… Quand à moi, vu que peu de monde à ma photographie, je sais que je suis sur très peu de murs! ;)

PS: Merci de ne pas désigner de cons dans les commentaires afin d’éviter toute plainte éventuelle, même si c’est avéré, surtout si on regarde les politiques que nous avons en ce moment!

© Capture d’écran Youtube.

vidéos Nicolas Sarkozy, Brice Hortefeux, Jacques Attali, Nadine Morano: des dizaines de portraits de personnalités politiques, surtout de droite, mais aussi d’intellectuels et de journalistes épinglés sur un « mur des cons » au sein du Syndicat de la magistrature (SM), classé à gauche, provoquaient mercredi une vague d’indignation. La garde des Sceaux Christiane Taubira a assuré mercredi à l’Assemblée nationale que les personnalités épinglées « sont parfaitement fondées à déposer plainte » et le parquet à conduire « une action publique ».

Sur ce trombinoscope fait maison, se superposent des personnalités telles que l’ex garde des Sceaux Michèle Alliot-Marie, le magistrat Philippe Courroye, le criminologue Alain Bauer, l’ancien ministre et ex-entraîneur du XV de France Bernard Laporte, Alain Minc ou encore le journaliste David Pujadas.

Certains ont même été rebaptisés de surnoms choc: l’ex-ministre de l’Intérieur Brice Hortefeux (UMP), affublé d’un autocollant du Front national sur le front, est « l’Homme de Vichy », quand le magistrat Philippe Courroye est qualifié de « Fossoyeur du 92 ».

Parmi les photos collées pèle-mêle, une inscription prévient les syndiqués: « Avant d’ajouter un con, vérifiez qu’il n’y est pas déjà. »

La diffusion mardi sur le site Atlantico d’une vidéo du panneau de photos, installé dans le local du SM à Paris, a suscité un déchaînement de protestations.

« Ce mur a été fait à une ancienne époque, sous l’ère Sarkozy, où les magistrats étaient attaqués de toutes parts », a tenté de relativiser la présidente du SM, Françoise Martres, interrogée par l’AFP. « Ce sont des images prises à notre insu dans un lieu privé, notre local syndical, qui n’est pas accessible au public », a-t-elle ajouté, en qualifiant ce mur de « défouloir » et d’action de « potache ».

Mais le monde politique, largement épinglé, a vivement condamné cette initiative. Dénonçant une « liste noire » qui « peut faire craindre la mise en place d’une justice politique », Bruno Beschizza, secrétaire national de l’UMP chargé de l’emploi des forces de sécurité, dit avoir reçu « avec dégoût et effarement » ces images.

« Ce pilori judiciaire pourrait faire sourire s’il n’était pas organisé par des magistrats ayant prêté serment, qui mettent en examen, jugent et condamnent », écrit-il dans un communiqué.

« On est toujours le con de quelqu’un »
Les personnes qui se trouvent sur ce panneau sont parfaitement fondées à déposer plainte », a affirmé Mme Taubira, ministre de la Justice, qui a dit regretter « une action malheureuse » du SM.

A la question du député UMP Luc Chatel qui lui demandait si elle saisirait le Conseil supérieur de la magistrature sur cette affaire, Mme Taubira n’a pas répondu, ajoutant simplement que « le ministère public peut prendre l’initiative d’une action publique ».

« Aucune entrave ne sera(it) faite aux procédures qui seraient en cours », a-t-elle assuré.

Le député Luc Chatel est épinglé sur ce trombinoscope au côté d’autres personnalités telles que Nicolas Sarkozy, Brice Hortefeux, Michèle Alliot-Marie, le magistrat Philippe Courroye, l’ancien ministre et ex-entraîneur du XV de France Bernard Laporte, ou encore le journaliste David Pujadas.

« Rassurez-vous, il y en a chez vous! », a lancé Luc Chatel à l’adresse des députés de la majorité. L’actuel ministre de l’Intérieur Manuel Valls y figure également.

Pour Luc Chatel, le panneau de photos est « une véritable liste noire, futur tableau de chasse » du SM.

« Nous sommes là face à une injure publique constatée (…) et surtout face à une grave remise en cause de l’impartialité de la justice », a-t-il dénoncé.

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