La clause de sauvegarde activée pour toute l’UE

La Suisse devait de toute manière fermer ses frontières, s’attendant à de gros soucis en France, donc il n’y a pas de réelle surprise là dedans…

La Suisse active la clause de sauvegarde pour limiter l’immigration liée à la libre circulation des personnes de tous les pays de l’UE. Les réactions sont contrastées.

En activant mercredi la clause de sauvegarde à la libre circulation des personnes, le Conseil fédéral a tenu sa promesse au peuple, se félicitent les partis de droite. A gauche en revanche, on parle d’effet placebo, Verts et PS appelant plutôt à un renforcement des mesures d’accompagnement.

Un instrument parmi d’autres pour piloter l’immigration

La clause de sauvegarde n’aura qu’un petit effet sur l’immigration, a reconnu mercredi devant la presse Simonetta Sommaruga. C’est un instrument parmi d’autres pour piloter l’immigration et seule la somme des mesures permettre de régler les problèmes, a estimé la ministre de justice et police. L’immigration nécessite des décisions politiques. Elle ne peut pas être laissée à l’appréciation des milieux économiques, a précisé la conseillère fédérale. Selon la socialiste, les conditions de départ n’ont pas changé depuis l’année dernière et le Conseil fédéral respecte donc la ligne qu’il s’était fixée.

Il est regrettable que l’on doive attendre des mesures concrètes pendant que le gouvernement s’en tient à des décisions symboliques, a déclaré le président du PS Christian Levrat devant les médias. En fait, chacun reconnaît que ce retour aux contingents de travailleurs étrangers limité dans le temps n’aura que peu d’effets sur l’immigration.

Mais les partis de droite s’en satisfont plus ou moins, mettant d’abord en avant l’importance de tenir ses promesses. L’activation de la clause était prévue à certaines conditions et celles-ci sont remplies: il faut être conséquent, a dit à l’ats la porte-parole du PDC Marianne Binder.

Situation intérieure privilégiée

Le PLR souligne aussi que l’extension de la clause de sauvegarde à l’ensemble des pays de l’UE et plus seulement aux huit de l’Est a le mérite de répondre aux accusations de discriminations entendues l’an dernier, a dit Philipp Müller à l’ats. Il n’empêche, le fait d’avoir privilégié la situation intérieure aux contingences extérieures ne va pas faciliter la politique étrangère de la Suisse, admet-il.

Comme la gauche, les partis bourgeois admettent que la décision gouvernementale est avant tout justifiée par des considération de politique intérieure, en particulier pour combattre l’initiative populaire de l’UDC «pour lutter contre l’immigration massive». Elle renforce la confiance du peuple envers ses autorités, ce qui sera nécessaire lors des prochaines votations sur des thèmes migratoires, affirme le Parti bourgeois-démocratique.

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Un commentaire

  • Bidule

    Oh!!
    Les vilains racistes qui ferment leurs frontières !!!

    On ne leur a donc pas dit que l’immigration effrénée est une CHANCE pour un pays?