La CNIL et l’Inria se penchent sur les applications qui nous espionnent

Big brother, tout simplement…

Dans l'immédiat, la Cnil et l'Inria ont d'abord étudié les applications disponibles sur l'iPhone d'Apple et se pencheront ensuite sur celles distribuées pour Android, le système de Google.

Notre smartphone espionnerait-il tous nos faits et gestes ? C’est la question que se sont conjointement posés la Commission nationale de l’informatique et des libertés (CNIL) et l’Institut national de recherche en informatique et en automatique (Inria). Ces institutions se sont attelées à la tâche ardue de découvrir dans quelle mesure nos téléphones mobiles multimédias, devenus de pour certains de leurs propriétaires de véritables doudous, portaient atteinte à notre vie privée. Comme le précise l’étude rendue public mardi 9 avril par les deux centres, « le smartphone est un véritable hub de notre vie digitale ». Il sert à stocker toutes sortes d’informations sur notre vie privée : compte en banque, photos, adresse, carnet de contacts…Il permet même de se géolocaliser grâce à Internet et donc d’envoyer en permanence des informations sur notre position.

Pour mener à bien leur étude, la CNIL et l’Inria se sont intéressés aux applications téléchargées sur les terminaux mobiles. Plus particulièrement aux iPhones d’Apple – une étude approfondie concernant les terminaux Android devrait bientôt suivre.

Ils se sont appuyés sur un logiciel créé par l’Inria, qui permet quand il est intégré dans un smartphone, de repérer les informations auxquelles les applications intégrées dans celui-ci ont accès. Grâce à cet outil, les deux institutions ont pu étudier six smartphones confiés à des membres du personnel de la CNIL pendant trois mois. Ces derniers les ont utilisés tout à fait normalement afin de permettre une étude « in vivo ».

A l’issue de l’expérimentation, la CNIL a pu récolter jusqu’à neuf gigaoctets de données ! Et ce qu’elle a découvert est pour le moins édifiant. Sur le total de 189 applications testées, 58 accèdent en permanence, dont la plupart sans raison apparente, à la géolocalisation de l’appareil. 30 accèdent pour leur part au nom de l’appareil et 15 au carnet d’adresse

Article complet sur Le Monde

5 commentaires