Paris et Londres envisagent de lever l’embargo sur les armes

Haaaaa quels pourris! Lever les embargos pour aider les « rebelles », des islamistes avérés, soutenus par le Qatar, chez nous on appelle même cela des terroristes, et ils n’ont qu’un seul but: prendre le pouvoir! Et la France qui pour le coup a encore moins d’orgueil que d’habitude, continue de jouer le jeu des USA et d’Israël, déplorable!

Mardi 12 mars, Laurent Fabius et David Cameron ont relancé la question d’une levée de l’embargo sur les armes destinées aux rebelles syriens. Une idée contestée par d’autres capitales et par l’opposition britannique.
Un rebelle syrien prépare le lancement d'un missile à Albab, à 30 km de la ville d'Alep, le 16 janvier 2013 - AFP Un rebelle syrien prépare le lancement d’un missile à Albab, à 30 km de la ville d’Alep, le 16 janvier 2013 – AFP
La question d’une levée de l’embargo sur les armes à destination des rebelles syriens se pose à nouveau. « La Grande-Bretagne et la France poussent à armer l’opposition syrienne », écrit ce 13 mars le quotidien américain The New York Times, s’appuyant les déclarations faites hier par le Premier ministre britannique David Cameron et le ministre des Affaires étrangères français Laurent Fabius. David Cameron a indiqué que son gouvernement pourrait poser son veto à une extension de l’embargo européen, qui doit être renouvelé en mai. De son côté, Laurent Fabius a appelé l’Union européenne à reconsidérer le maintien de cet embargo qui, selon lui, favorise le régime syrien. « La position des deux plus grandes puissances militaires du continent reflète la frustration de ne pas trouver de solution diplomatique à un conflit qui dure depuis deux ans », commente The New York Times.Mais cette position est loin de faire l’unanimité. Plusieurs pays européens, dont l’Allemagne, ont récemment redit leur opposition à l’envoi d’armes supplémentaires dans une région instable, où elles pourraient finir entre les mains de djihadistes. En Grande-Bretagne même, l’idée d’armer la rébellion syrienne divise. Dans une tribune au quotidien de centre-gauche The Guardian, le travailliste Douglas Alexander, ministre des Affaires étrangères dans le « cabinet fantôme » de l’opposition, appelle à « ne pas attiser le conflit ».Pour lui, « le choix n’est pas entre accroître notre soutien militaire à la rébellion et ne rien faire ». Il se prononce en faveur d’une meilleure mise en oeuvre des sanctions déjà adoptées contre le régime syrien et, surtout, pour une négociation avec la Russie en vue d’une transition politique.
« L’écart de vues entre les pays occidentaux et la Russie concernant la Syrie n’est pas irréductible », affirme-t-il, alors que le ministre britannique des Affaires étrangères rencontre mercredi 13 mars son homologue russe Sergueï Lavrov, à Londres.

Le New York Times souligne également que les déclarations de David Cameron sont intervenues à la veille d’une rencontre stratégique russo-britannique, qui portera notamment sur la question syrienne. « Les Russes ont laissé entendre qu’ils pourraient être prêts à stopper leurs propres livraisons d’armes au régime si une interdiction similaire s’applique à destination des rebelles syriens », affirme le quotidien en se fondant sur une interview radio de Sergueï Lavrov. Si les Russes acceptaient de se distancier un peu plus de Bachar El-Assad, les Britanniques pourraient revenir sur leur volonté affichée d’armer les rebelles.

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