J’accuse

J’accuse

N.B. NON JE NE FAIS PAS DE LA POLITIQUE… JE LAISSE PARLER MA CONSCIENCE !

Vous, Président de la République, garant de l’unité et du Bien commun de la nation française,

Vous, Président de la République, serviteur de la cohésion sociale et du souci des plus faibles,

Vous Président de la République, théoricien du dialogue et soucieux de la démocratie,

Vous, Président de la République, attaché aux valeurs de liberté, d’égalité et de fraternité,

Vous, M. Hollande, je vous accuse !

Vous avez renoncé, et les circonstances vous l’imposent, à la réduction du déficit budgétaire de 3% sur cette année 2013. Votre intention de renoncer à une partie de vos salaires avec vos ministres a été balayée par le conseil constitutionnel. On n’en parle plus ?

Votre rôle n’est-il pas de dire la vérité aux français, au sujet de cette crise, qui n’est pas que passagère, mais qui est déjà récession pour nos pays occidentaux ? Votre discours qui fait entendre non pas la vérité mais un discours faussement rassurant me révolte. Nous vivons largement au dessus de nos moyens, depuis longtemps. Le temps des vaches maigres est arrivé : quand prendrons-nous la mesure de cette réalité ?

N’allez-vous pas aussi caler sur le cumul des mandats, en enterrant aussi cette promesse là ?

Face aux défis immenses, que votre mission vous engage à relever, moi français avec tous les hommes de bonne volonté, conscients que l’unité nationale doit faire face à ces défis avec vous, nous voudrions pouvoir vous suivre pour engager notre pays sur un chemin de lucidité et dans des combats difficiles. Nous voudrions pouvoir vous savoir engagé pour la France, son présent et son avenir.

Or, me voici profondément troublé et consterné face aux choix idéologiques qui divisent et abîment profondément et durablement les valeurs qui ont construit notre pays et sur lesquels vous entendez construire la France de demain. Les urgences sont-elles sur des sujets aussi délicats qui touchent à la famille, au respect de la vie, à la souffrance ?

C’est au nom de la liberté que vous allez autoriser à tous les lobbies avides de manipulation, et de transgressions inutiles, le droit de faire des embryons et des foetus de la chair à saucisse pour des expérimentations inutiles, la science (prix Nobel 2012 de Médecine) ayant démontré que les cellules souches non embryonnaires ont les même potentialités… Dictature de la liberté, libertaire et liberticide…

C’est au nom de l’égalité que vous poussez en urgence une loi dite du mariage pour tous où le désir d’une ultra minorité, peut abattre la réalité fondamentale qui constitue, que vous le vouliez ou non, la base de toute civilisation : la complémentarité sexuelle. C’est au nom de cette même égalité que vous allez permettre en toute légalité à des enfants d’être privés de leurs parents biologiques, créant une discrimination égalitaire. C’est au nom d’une égalité certaine qui adviendra que l’on fabriquera des enfants sur commande, pour répondre à un désir d’enfant. Vous ouvrirez ainsi le droit de chaque citoyen de revendiquer dans une loi la reconnaissance de comportements ou de désirs personnels. C’est sans doute aussi au nom de cette même égalité que vous avez ignoré la plus grande manifestation de ces dernières décennies, que vous avez muselé 700 000 français qui se sont mobilisé pour faire entendre la voix de leur conscience face à ce projet inique.

C’est au nom de la fraternité que vous allez, à cause de situations douloureuses exceptionnelles, ouvrir le « droit de mourir dans la dignité » en rendant ce droit très exceptionnel, mais aussi très légal : la pente très glissante qui conduira de plus en plus, pour des raisons de confort et de convenance particulières à supprimer une vie sera accessible. Comme en son temps, l’avortement dépénalisé a été légalisé, souvent pour des raisons de confort et de facilité. Cette loi fratricide sera le coup de grâce à cette société.

Non M. le Président, je ne suis pas d’accord avec votre liberté, votre égalité, et votre fraternité. Ce ne sont pas les miennes !

J’accuse votre politique qui touche l’être humain de mener à sa ruine notre belle nation.

J’accuse vos orientations idéologiques de mettre en péril l’humanité.

J’accuse vos choix de société de faire de l’être humain une marchandise.

J’accuse vos convictions d’un aveuglement inouï qui fait de l’Homme un loup pour l’homme.

Parce que le monde est en crise, parce que la France n’est plus véritablement animée par ce bel idéal de liberté, d’égalité et de fraternité, oui il est héroïque de vouloir encore porter la noblesse de cet idéal, sans se servir de ces grands mots pour pousser une idéologie partisane.

A défaut de pouvoir construire le France de demain, renoncez à détruire la France d’hier.

A défaut d’assumer la France d’hier, renoncez à détruire la France de demain !

Xavier Cormary, prêtre

Source: icthus.over-blog.com

Merci à François pour la proposition.

 

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