L’activité volcanique auraient réduit de 25% le réchauffement climatique terrestre entre 2000 et 2010

 

D’après une étude américaine issu de la thèse d’un doctorant de l’université du Colorado à Boulder, les rejets de particules dans l’atmosphère dus à l’activité volcanique auraient réduit de 25% le réchauffementvolcans climatique terrestre entre 2000 et 2010.

La nouvelle pourrait réconcilier, en partie, les climatosceptiques et les avocats du réchauffement climatique anthropique. L’auteur de ces travaux, Ryan Neely, révèle en effet une cause possible de la stabilisation de la température du globe au cours des dernières années. Un argument souvent avancé par les sceptiques comme la preuve d’une absence ce corrélation entre l’augmentation du taux de CO2 dans l’atmosphère et l’effet de serre responsable du réchauffement de la Terre.

Dans l’autre camp, on accuse l’Inde et la Chine pour l’explosion —+60% entre 2000 et 2010— de leurs rejets dans l’atmosphère du dioxyde de soufre produit par la combustion du charbon. Les deux camps semblent avoir négligé le facteur qui fait l’objet de la thèse de Ryan Neely: les volcans.

En effet, les émissions de gaz et de particules jouent des rôles très différents et même antagonistes. Les premières, qu’il s’agisse du CO2 ou, pire, du méthane, contribuent à augmenter l’effet de serre de l’atmosphère.

C’est à dire qu’elles piègent le rayonnement infrarouge émis par le sol terrestre soumis à la lumière du soleil. Plus la concentration de ces gaz augmente, moins les infrarouges parviennent à traverser l’atmosphère. Résultat: la Terre est moins bien refroidie et elle chauffe.

Les particules en suspension, en particulier dans la stratosphère, peuvent avoir un effet inverse. Chacune d’entre elles constitue un obstacle, un microscopique miroir réfléchissant, qui intercepte les rayons lumineux incidents et les renvoie dans l’espace. L’ensemble des particules agit ainsi comme un véritable filtre. Bien entendu, le rayonnement qui ne parvient pas jusqu’à la Terre n’est pas transformé en infrarouge et ne participe dont pas au réchauffement via l’effet de serre.

Ce phénomène est si bien connu qu’il fait partie de la panoplie des solutions de géo-ingénierie, c’est à dire des techniques envisagées par certains physiciens pour limiter le réchauffement de la Terre. Nous en avions parlé en 2012 lors de l’estimation du coût d’une telle solution: 5 milliards de dollars par an.

La plupart des climatologues soulignent les dangers d’une telle pratique, en l’absence de possibilités d’en calculer précisément les effets climatiques. Ils soupçonnent le remède d’être pire que le mal. Tout est, en effet, une question de dosage et de méthode pour injecter les particules de façon uniforme autour de la Terre.

Or, il se trouve qu’un phénomène naturel met en pratique cette technique sans grand calcul préalable ni modélisation précise. Mais avec l’expérience de quelques milliards d’années: les éruptions volcaniques. Chacune d’entre elles, même lorsqu’elles sont relativement mineures, projette dans l’atmosphère des quantités considérables de ces particules ombrelles.

«Cette nouvelle étude indique que ce sont les émissions des volcans petits ou moyens qui ont ralenti le réchauffement de la planète», affirme Ryan Neely, chercheur au Cooperative Institute for Research in Environmental Sciences, créé conjointement par l’université du Colorado et le National Center for Atmospheric Research de Boulder. Il a publié un article sur ce sujet dans la revue Geophysical Research Letters avec, entre autres, Brian Toon et Jeffrey Thayer, professeurs à l’université du Colorado, Susan Solomon, du MIT, et Jean-Paul Vernier, du centre de recherche de la Nasa Langley à Hampton.

Le travail de ces chercheurs avait pour objectif de trancher entre les résultats contradictoires de deux études récentes. La première, publiée par David Hoffman, de la NOAA, en 2009, indiquait que l’augmentation du dioxyde de soufre présent dans la stratosphère pouvait provenir des émissions venant d’Inde et de Chine. En 2011, une autre étude dirigée par Jean Paul Vernier, coauteur du dernier article, montrait que des éruptions volcaniques de moyenne intensité pouvaient jouer un rôle dans ce phénomène.

La nouvelle étude s’appuie sur des mesures à long terme réalisées dans les couches de la stratosphère pour en mesurer la transparence (la profondeur optique, disent les spécialistes). Les données montrent que, depuis 2000, cette profondeur optique a augmenté de 4 à 7%, ce qui signifie que la stratosphère est aujourd’hui plus opaque que pendant les années précédentes.

Les petites quantités de dioxyde de soufre émises par les volcans peuvent atteindre de 20 à 30 km d’altitude. Ces milliards de milliards de petits miroirs pourraient avoir réduit de 25% le réchauffement climatique de la Terre entre 2000 et 2010. Ce phénomène expliquerait le plateau que connaissent les anomalies de température pendant cette période.

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10 commentaires

  • vincenzo

    Bonjour,

    « Le réchauffement climatique » et surtout la création de la taxe carbone correspond, dans le temps, à la montée en puissance de la Chine et de l’Inde dans l’économie mondiale.
    Mais depuis la chute de l’économie occidentale, l’agressivité à l’égard de ces deux pays a pris différentes formes, dont le réchauffement climatique, ainsi que son corollaire la « taxe carbone ».
    Avant ce développement de l’économie chinoise et indienne, et son implication dans l’économie mondiale, ça n’existait tout simplement pas.
    Alors ?
    1 + 1 = 2, non ? ou oui ?
    Peut-on émettre une suspicion de manipulation, de la part des gouvernements occidentaux, pour ralentir la croissance de la Chine et sa montée en puissance ?
    Le verrouillage du robinet du pétrole, via les « printemps arabes » n’ayant pas fonctionné, la seule arme restante et utilisable et « l’arme » du réchauffement climatique. Mais avec des thèses de ce genre, bientôt, ça ne manipulera plus la pensée unique des moutons des « régimes » occidentaux.
    Que nous réservent ces « régimes » pour le futur, comme agressivité, envers la Chine et tout le sud-est asiatique ?
    Au delà des coupes de salaires, de droits sociaux et de baisse des retraites ?
    Nos « régimes » sont très habiles, sans une tâche de sang sur les mains, ils arrivent à faire plus de dégâts dans nos peuples, que les coupes-gorges du moyen-orient.
    L’abattoir nous attend vraiment, nous les moutons dociles !

    • galouleo

      Ca peut se défendre mais en même temps quand on voit que les chinois et les indiens n’ont en fait strictement rien à cirer de cette menace, il y bien un moment où l’occident va abandonner cette piste…

      Et puis quoi qu’il en soit, il me parait difficile de remettre en cause l’argument consistant à dire que la végétation joue un rôle primordial dans l’équilibre de l’atmosphère en CO2 et que la surface couverte par la végétation tend à diminuer, donc forcément l’équilibre est déplacé.

      Pour illustrer ça, mais juste d’un point de vue visuel, la séquence du film « Un jour sur terre » avec la vue satellite du moment de l’année ou les grandes forêts du nord (Sibérie et Canada) reverdissent d’un coup, et le commentaire qui explique que les taux de CO2 à cette période descendent drastiquement.

      • Nevenoe Nevenoe

        Le principal gaz à effet de serre dans l’atmosphère est la vapeur d’eau.

        Le CO2 ne représente que 0.04 % de l’atmosphère et sa très légère augmentation serait la conséquence du réchaiffement et non pas la cause.

        Pour la cause il y a un gros truc jaune dans le ciel qui s’apelle le soleil.

      • galouleo

        http://www.pensee-unique.fr/theses.html
        Ah oui quand même, ça fait de la lecture… Et du coup mon message est beaucoup plus court que ce que j’avais commencé à écrire :P

        Par contre, juste une question au passage. Les groupes d’influence qui auraient intérêts à ce que « l’effet de serrisme » l’emporte ne sont-ils pas moins puissants que leurs rivaux (pétrole, industries polluantes, tenants de la consommation non raisonnée…)?

      • vincenzo

        ….Re-,

        Non, les groupes d’intérêts les plus puissants sont ceux qui tiennent les manettes de la FED, accessoirement ceux de la BCE, avec la perfusion de la monétisation permanente, qui détruit la valeur du dollar, et in-accessit celui de l’€.
        Un article qui peut éclairer, lien :

        http://www.24hgold.com/francais/actualite-or-argent-guerre-et-inflation–pourquoi-la-fed-a-t-elle-ete-creee.aspx?article=2338544066G10020&redirect=false&contributor=Lew+Rockwell.

        Seul ennui, il faut lire.

      • Nevenoe Nevenoe

        Il y a clairement des intérêts divergeants qui s’affrontent.

        D’un côté l’OPEP qui a intérêt à lutter contre les ‘réchauffistes’ pour ne pas voir leurs ventes donc leurs revenus baisser, et de l’autre les Etats Unis dont le dollars ne vaut que tant que le pétrole est payé en Dollars.

        Des taxes sur les produits pétrochimiques fera baisser la consommation et durer les réserves plus longtemps donc permettra au dollars de conserver une valeur nettement surévaluée.

        D’ailleurs ce n’est pas un hasard si la théorie du réchauffement anthropique est née au sein de l’ONU, organisme à la botte des États Unis.

        Au milieu de ce fatras à nous de nous faire une idée.

      • galouleo

        Il n’y a pas que le pétrole qui est acheté en dollar partout dans le monde. Dire que le dollar ne tient que par ça c’est un peu short…

  • vincenzo

    suite…
    re-,

    J’oubliais les guerres d’Irak et d’Afghanistan, mis à part le chaos installé dans ces pays par nos soins, la Chine et le sud-est asiatique n’ont pas ralentit leur croissance, et l’approvisionnement en pétrole a continué à fonctionner.

  • Lilith Lilith

    ben c’est un peu le rôle des volcan de réguler la temperature de la terre c’est ce qu’ils font depuis la nuit des temps…….par contre il est urgent de s’occuper de la pollution de l’air et des eaux sinon je vous prédit raiment une grosse catatrophe.