La justice annule le plan social de Fralib

Le troisième plan social est tombé à l’eau, enfin une bonne nouvelle!

La Cour d’appel d’Aix-en-Provence a annulé jeudi la troisième mouture du Plan de Sauvegarde de l’Emploi (PSE) proposée par la direction de l’entreprise Fralib, spécialisée dans le conditionnement des thés Lipton et des infusions Eléphant.

La Française d’Alimentation et de Boisson (Fralib) est une filiale d’Unilever installée à Gémenos (Bouches-du-Rhône) dont la direction a annoncé la fermeture en septembre 2010, une fermeture refusée par les salariés.

« C’est une nouvelle victoire, la loi s’applique », a déclaré à Reuters Olivier Leberquier, délégué CGT du site.

« Le troisième Plan de Sauvegarde de l’Emploi, présenté par la Direction de Fralib et le groupe Unilever est sans valeur. Il prononce la nullité de tous les licenciements des salariés effectués dans le cadre du projet de fermeture de notre usine de Gémenos », a-t-il ajouté.

Dans un communiqué, Unilever a dit « prendre acte » de cette décision, et en « examiner le contenu ».

« Tout au long de ces deux ans et demi, notre seul credo a été le reclassement et la recréation d’emplois pour les salariés du site. Il est regrettable que la Cour d’appel stoppe brutalement le processus d’accompagnement, alors qu’à date 76% des 167 salariés qui avaient déjà quitté Fralib ont retrouvé une solution d’emploi et sont déjà tournés vers l’avenir », a commenté Frédéric Faure, DRH d’Unilever France et président de Fralib.

« Je rappelle que des projets et des emplois locaux avaient été validés dans le cadre de la convention de revitalisation signée avec l’Etat », a-t-il ajouté.

Suite de l’article sur Reuters

Un commentaire