Hollande promet de pousser les feux de l’intégration européenne

Quand je dis que Hollande ne fait que continuer le programme de Sarkozy!!! Plus d’intégration au niveau de l’Europe et moins de France, le programme est simple et nous ne décidons de rien! Quand à sa petite déclaration (en fin d’article en gras), c’est bien la preuve qu’il plane très haut au dessus des réalités!!!

Devant le Parlement européen, François Hollande a plaidé mardi pour que l'Europe se dote d'une véritable politique de change afin de stabiliser le cours de l'euro actuellement soumis à de fortes oscillations sur les marchés. /Photo prise le 5 février 2013/REUTERS/Christian Hartmann STRASBOURG (Reuters) – François Hollande a affiché mardi devant un Parlement européen tout acquis à cette cause sa volonté de pousser les feux de l’intégration européenne dans tous les domaines, même s’il reste flou sur les contours de l’étape ultime, l’union politique.

Les députés européens, très majoritairement fédéralistes, ont réservé un accueil enthousiaste au président français, qui a prononcé à Strasbourg un discours dans lequel il les a soigneusement caressés dans le sens du poil.

« Je vous le dis tout net, le sursaut sera collectif ou ne sera pas », a-t-il déclaré devant un hémicycle plein à craquer.

« Ce qui nous menace aujourd’hui n’est plus la défiance des marchés, mais c’est celle des peuples », a-t-il dit. « L’intérêt national est en train de prendre le pas sur l’intérêt européen. »

Le député écologiste Daniel Cohn-Bendit a résumé le sentiment de l’ensemble des députés après le discours.

« François, je t’ai compris. Le changement, c’est maintenant », a-t-il ironisé. « Chiche ! »

Pour le chef du groupe libéral-démocrate du Parlement européen, Guy Verhofstadt, le fédéralisme est la seule voie.

« La France a la vocation, même le devoir de pousser maintenant cette unification au niveau de notre continent », a-t-il dit en saluant le volontarisme affiché par François Hollande.

Ce dernier a d’abord abordé les dossiers brûlants, à deux jours de l’échéance majeure que constitue le Conseil européen de Bruxelles qui doit décider du budget de l’UE de 2014 à 2020.

Le président français, qui plaide pourtant pour une limitation des dépenses en période de crise, même s’il ne va pas aussi loin que le Royaume-Uni, s’est présenté comme un allié des députés européens favorables à un budget très ambitieux.

« Un compromis est possible mais il doit être raisonnable et donc il va falloir raisonner ceux qui veulent amputer le budget européen au-delà de ce qu’il est possible d’accepter », a-t-il dit, allant jusqu’à proposer « de véritables ressources propres » pour le budget européen, ce qui est refusé par plusieurs pays.

Pour autant, il n’entend pas être à Bruxelles le porte-parole du Parlement européen, qui menace de ne pas ratifier l’accord si les dirigeants de l’UE parviennent à un compromis trop chiche, ce qui ouvrirait une grave crise.

Mais il a expliqué devant des députés européens majoritairement conservateurs qu’il serait utile qu’ils fassent pression sur leurs gouvernements, également majoritaires.

« On demande à un socialiste d’empêcher que des conservateurs fassent un mauvais budget », a ironisé François Hollande.

Le président français a également estimé qu’il fallait parachever les instruments de gestion de l’euro, qui reste vulnérable même si le pire de la crise semble passé.

« S’il est vrai que la crise de la zone euro est désormais largement derrière nous, nous sommes loin d’en avoir tiré toutes les conséquences », a-t-il estimé.

Il a même enfourché un cheval de bataille que la France avait laissé à l’écurie depuis plusieurs mois en demandant que la zone euro se dote d’une véritable politique de change afin de stabiliser les cours de la monnaie unique.

Source: Reuters

12 commentaires