Philippos Sahinidis, le nouveau ministre des Finances Grec

Au risque d’être grossier, les grecs sont VRAIMENT dans la merde la plus totale, et cela à encore empiré avec la mise en place du nouveau ministre des finances grec qui va mettre en place de nouvelles mesures d’austérité: augmentation de la TVA, nouvelles baisses sur les salaires et les retraites, avancées sur l’ouverture de certaines professions à la concurrence et privatisations massives. Le pays survit, la population est condamnée à vivre le pire avec l’aval des grands banquiers et de l’union européenne! Attention, avis de tempête, cela risque de bouger de manière assez sévère dans les rues…

En pleine restructuration de sa dette et alors que les scénarios de faillite reprennent, la Grèce se dote d’un nouveau ministre des Finances.

Le suspens n’aura pas duré plus de 48 heures. Après le départ d’Evangelos Venizelos du ministère des Finances, parti diriger le Pasok (parti socialiste grec), le poste du «Tsar» comme l’appelle les Grecs, a été annoncé ce mercredi.

Loukas Papademos a refusé de faire comme son homologue et ami, l’italien Mario Monti, qui outre la primature a également pris en charge directement le ministère de l’Économie. Le premier ministre grec a donc désigné Philippos Sahinidis.

Ministre adjoint des finances depuis l’arrivée du parti socialiste au pouvoir en 2009, ce banquier et économiste de 49 ans, était jusqu’à présent en charge du budget.

Né en 1963, ancien chercheur à l’Institut de recherche du patronat grec (Iove) dans les années 1990, Philippos Sahinides était devenu en 2000 conseiller de l’ex-premier ministre socialiste Costas Simitis, artisan de l’entrée de la Grèce dans la zone euro. Entre 2004 et 2007, il travaille comme expert à la Banque nationale de Grèce (BNG), puis rentre au parlement après son élection dans la circonscription de Larissa.

Un poste dont personne ne veut

Réputé pour son cynisme et maître de la langue de bois, Sahinidis sait faire passer des messages à travers les médias et dans ses discours au Parlement. Il a maintes fois dénoncé le laxisme du système fiscal grec empêchant à l’Etat d’avoir les recettes escomptées. Ce député Pasok a aussi largement défendu les banques dans la restructuration de la dette grecque et la mise en place des plans de sauvetage de l’etat.

Aujourd’hui, il accepte un poste dont personne ne veut. De surcroît, il va devoir détailler les nouvelles mesures d’austérité imposées par le FMI et l’Union européenne et que le gouvernement devra appliquer à partir du mois de juin: augmentation de la TVA, nouvelles baisses sur les salaires et les retraites, avancées sur l’ouverture de certaines professions à la concurrence et privatisations massives. Le tout dans un climat social encore tendu et alors que le pays est en pleine campagne électorale pour les législatives anticipées de mai prochain.

Source: lefigaro.fr

6 commentaires

  • Nevenoe Nevenoe

    Ils placent leur pions …. :reallypissed:

  • vanvoght

    a mon avis ILS testent jusqu’ou ils peuvent aller pour declancher une revolution . et a mon avis ils ont encore de la marge . les greques continuent d’aller se faire voire chez eux sans rien faire . desesperant .

  • romulus

    A un moment donné, il faudra que les Grecs leur disent: « Ok vous avez gagné, prenez tout ce qu’on a (ou ce qui nous reste), nous on s’organise autrement, mais avec nos règles, qui ne seront pas les vôtres; osez venir nous chercher pour tous nous jeter en prison » D’accord, facile ces ont des paroles, mais il y a un peu de ça, non?

  • Ertalif Ertalif

    « Ministre adjoint des finances depuis l’arrivée du parti socialiste au pouvoir en 2009 »
    « ancien chercheur à l’Institut de recherche du patronat grec »
    Encore un qui bouffe à tous les râteliers, surtout ceux où l’on peut se faire du fric, avoir du pouvoir et (encu) enfumer tout ceux qui ne peuvent pas se défendre