Fukushima en janvier 2012

Petit à petit, jour après jour, nous nous rapprochons d’un triste anniversaire, celui de la catastrophe de Fukushima, et tristement, les médias ont semble-t-il « oublié » que la situation n’était pas réglée, loin de là. La contamination de la région n’en est qu’à ses débuts, les conséquences sur la population nippone promet d’être terrible, le premier bilan n’étant pas glorieux, les suivants seront pire semble-t-il. Voilà pourquoi un petit bilan de la situation est toujours intéressant, surtout pour ceux qui suivent encore l’actualité à ce niveau.

fuku.jpgOn n’aura jamais fini de parler de la catastrophe de Fukushima, car la diffusion des radionucléides dans l’environnement est permanente, leur fixation dans les cellules vivantes est durable et la liste des victimes potentielles est longue. Bien sûr, les informations ponctuelles des médias traitent de préférence le premier point : eaux radioactives, terres contaminées, air pollué, alimentation contrôlée, mesures de taux de plutonium, de strontium, de césium, d’iode… Tout cela est visible, les sujets ne manquent pas.

Le deuxième point n’est quasiment jamais traité car c’est un mauvais sujet de médiatisation : ce processus de contamination interne est bel et bien invisible et n’intéresse personne. Il n’en est pas moins réel et concerne des millions de personnes en ce moment même, que ce soit autour de Tchernobyl ou au Japon. Et il est la cause du troisième point, le plus dramatique. Mais le sujet de la maladie est difficile, et c’est ce qui fait la force des promoteurs de l’énergie nucléaire car le mal survient rarement au moment de l’accident, mais plutôt plusieurs années après.

Les radionucléides s’installent insidieusement dans les organes : muscles, cœur, foie, reins, ovaires, glande thyroïde, peau, poumon, rate… Ceci s’explique par le fait que l’organisme remplace les éléments nécessaires à sa physiologie par les produits radioactifs. Tout ceci pourrait être rendu visible par des spectrométries gamma régulières, associées à des études statistiques. Mais une société nucléarisée est-elle intéressée par ce genre de recherches coûteuses ? Pas vraiment. Pourtant, dans un pays démocratique, il ne serait pas anormal que la population exige de ses élus de telles enquêtes, afin de mesurer le risque qu’elle est censée accepter.

En attendant, voici un petit récapitulatif de la situation visible à Fukushima : l’état du site nucléaire, l’exposition des personnes et la poursuite du déni. Certains estimeront que ces informations sont pessimistes, d’autres diront qu’elles sont réalistes. A vous de juger.

 

 

L’état du site

 

Réacteur 1

Il a subi un meltdown, c’est-à-dire le pire qui puisse arriver à un réacteur nucléaire. On ne sait pas où est le corium (69 tonnes maxi). Le bâtiment réacteur a été recouvert d’une structure légère protectrice. Mais ce cache-ruine n’enlève rien au danger. Le 17 janvier, une panne de transformateur a provoqué l’arrêt du refroidissement des piscines durant 3 heures… Cela met tout bonnement en évidence qu’il n’y a pas de système de secours. En fait, le système de refroidissement est fait de bric et de broc, avec des matériaux fragiles. Le moindre séisme engendre son lot de fuites. Et si les piscines ne sont plus refroidies, en 40 heures, tous les combustibles sont en fusion.

 

Réacteur 2

Il a subi un meltdown, c’est-à-dire le pire qui puisse arriver à un réacteur nucléaire. On ne sait pas où est le corium (94 tonnes maxi). Une opération d’endoscopie a eu lieu le 19 janvier pour visionner l’intérieur de l’enceinte de confinement. Résultat pas fameux, car trop de radioactivité et d’humidité. Le niveau d’eau n’a pu être observé (estimé entre 2,8 et 4 m au lieu de 5 attendus), ce qui signifie clairement que l’enceinte n’est pas étanche puisque 10 m3/h d’eau sont injectés dans l’enceinte. L’opération a en tout cas dégagé une masse importante de vapeur, ce qui contredit l’idée d’un « arrêt à froid » décrété par le gouvernement japonais en décembre 2011. Une hausse de la température dans ce réacteur avait d’ailleurs déjà été observée la semaine dernière.

 

endoscope

Coupe de la cuve de confinement

et de l’endoscope

dans le réacteur n°2

de Fukushima Daiichi

(source : The Yomiuri Shimbun)

 

 

Réacteur 3

Il a subi un meltdown, c’est-à-dire le pire qui puisse arriver à un réacteur nucléaire. On ne sait pas où est le corium (94 tonnes maxi). Pour trouver l’emplacement de ces coriums perdus, des chercheurs vont tenter de faire une image à l’aide de muons. Le projet est à l’étude, mais aucune date n’est encore fixée pour sa réalisation. En attendant, environ 300 tonnes d’eau très contaminée ‒ entre 49 000 et 69 000 Bq/l en césium ‒ ont été « découvertes » dans un tunnel situé à proximité du réacteur n°3.

 

Réacteur 4

En mars 2011 le bâtiment a été déstabilisé par une ou plusieurs explosions et incendies dont on n’a aucune image pour l’instant. Les inquiétudes portent sur la piscine : on ne sait pas si elle pourra résister à un nouveau séisme important. Après le tremblement de terre du 1er janvier, il se pourrait qu’une fuite ait eu lieu dans cette piscine 4 ‒ où se trouve 229 tonnes de combustible ‒ ce qui aurait fait descendre son niveau d’eau et augmenter sa température. Selon les propos d’un ouvrier rapportés par une bloggeuse, l’eau serait même entrée à nouveau en ébullition. A la suite de cet évènement, une augmentation du césium a été remarquée.

 

evacuation-tokyo.jpgDans le pire des cas, c’est-à-dire l’effondrement de la piscine 4, le gouvernement a déjà prévu d’évacuer les habitants dans un rayon de 250 km, Tokyo inclus donc. Une épée de Damoclès est suspendue au dessus de l’archipel. Mais si le Japon venait à être évacué, c’est tout l’hémisphère nord qui serait durablement contaminé, car il ne serait plus possible d’intervenir sur le site à cause d’une trop grande radioactivité, ce qui provoquerait l’abandon des systèmes de refroidissement des autres structures (cœurs et piscines), l’ensemble représentant plus de 2400 tonnes de combustible.

 

Sous-sols de la centrale

On a toujours la désagréable impression que Tepco nous mène en bateau. L’opérateur annonce « découvrir » des tunnels plein d’eau radioactive, plus de 1000 tonnes ces derniers jours, alors qu’on sait très bien que tous les sous-sols sont pleins, vu que quand on pompe l’eau, ils se remplissent aussitôt (on soupçonne un flux de 200 à 500 tonnes d’eau par jour). Quand Tepco communique sur quelque chose, l’important est ailleurs probablement, et on ne l’apprend que la semaine suivante, voire plusieurs mois après comme la fonte des cœurs.

 

Exposition des personnes au Japon

 

Nourriture

Certaines personnes averties font attention à ce qu’elles mangent. Les Français vivant au Japon sont en tout cas très bien informés. Mais il reste très difficile pour la majorité d’être sûr de la nourriture. On l’a vu en 2011 avec le bœuf, le riz, et même avec le lait maternisé. Faire à manger est devenu une corvée pour beaucoup, la détection et les recherches prenant beaucoup de temps.

 

Décontamination

Les gens sont obligés de faire des décontaminations au risque de leur vie, sans contrepartie. Pour preuve, cet homme qui vient de décéder à Fukushima. Malgré l’état actuel connu des régions contaminées par Tchernobyl il y a 25 ans, certains entretiennent le mythe que la décontamination rapide d’une région serait possible. Pour ce faire, on creuse de grandes fosses, on les remplit de déchets radioactifs composés de végétaux, de terres de surfaces, d’objets divers, et on rebouche pour l’éternité. On nettoie au karcher les toits et les façades, l’eau s’écoulant dans les caniveaux, puis dans les stations d’épurations ou directement dans les ruisseaux et rivières. Et que fait-on des boues des stations d’épuration ? Si on les enterre, on pollue les nappes phréatiques, si on les épand dans les champs, on pollue les terres, si on les incinère, on pollue l’atmosphère.

 

fosse-a-10-km-de-fuku-janvier-2011.jpg

Fosse à 10 km au nord de la centrale (source photo)

 

Le gouvernement encourage ce type de « solutions ». Car il souhaite voir revenir les évacués là où ils habitaient. Mais il n’est pas du tout sûr que la majorité revienne, car la confiance aux autorités publiques s’est effritée durant toute la crise nucléaire. Selon un sondage du journal Nikkei du 26 décembre, 78 % des personnes interrogées ne croient pas à « l’arrêt à froid » décrété par le gouvernement.

 

Conditions des travailleurs

Les employés de chez Tepco et les ouvriers embauchés par des entreprises intérimaires continuent d’être exposés de manière importante. A l’occasion du forage de l’enceinte de confinement du réacteur 2 le 18 janvier, plusieurs équipes d’une dizaine de travailleurs ont été mobilisées ; la dose équivalente reçue par chaque personne employée à cette tâche ne devait pas dépasser 3 mSv en théorie, mais combien chacun a-t-il reçu en pratique ? Régulièrement, des décès d’ouvriers sont annoncés, officiellement jamais à cause des radiations. Le dernier en date est mort le 9 janvier ; c’est le 7ème décès officiel d’un employé de la centrale en 10 mois.

 

Pollution

Pluie, neige, air, poussière, tous les éléments chargés de radionucléides qui se déplacent avec le vent se répandent irrémédiablement dans le pays ‒ et dans le monde ‒ aidés en cela par les communes qui ont accepté d’incinérer sur leur sol des déchets contaminés du tsunami.

A Tokyo, on mesure encore du césium dans l’air, et le sol peut être contaminé sous forme de hotspots, endroits où la radioactivité se concentre, comme devant cette porte d’école (Minami Katsushika high school) où un citoyen a pu mesurer 2,35 µSv/h.

 

Conséquence sur la santé

Selon une étude médicale, la catastrophe de Fukushima aurait provoqué un surplus de 14 000 décès aux Etats-Unis durant les 14 semaines suivant le 11 mars 2011. Combien au Japon ? Combien en Europe ? Ces données ne semblent pas encore disponibles. Le seront-elles un jour en toute transparence ?

 

 

Fukushima folie : le déni du danger

 

Le Japon est souvent dans une attitude de déni vis-à-vis de la radioactivité. On a déjà parlé des Plutonium Brothers, du buveur d’eau de réacteur, de la dissémination des radionucléides par les incinérateurs, de l’obligation pour certains enfants de boire du lait contaminé, du retour des habitants dans des zones contaminées, de l’arrosage à l’eau contaminée, de la décontamination à main nue, de la proposition d’envoi de denrées contaminées dans le tiers-monde. Ce n’est pas terminé, la liste des aberrations continue…

 

Course radioactive pour adolescentes

La 27èmecourse de l’Ekiden a été organisée à Fukushima en novembre dernier : collégiennes et lycéennes ont couru sur un sol contaminé. Qui fera le suivi sanitaire de ces jeunes filles qui ont respiré la poussière des chemins de Fukushima ?

 

Radioactive-Ekiden-Marathon-In-Fukushima-22.jpg

source photo

 

Les radionucléides n’appartiennent pas à Tepco

La demande de décontamination d’un terrain de golf adressée par son propriétaire à Tepco lui a été refusée sous prétexte que les particules radioactives, s’étant mélangées au sol, « ne lui appartenaient plus », rapporte un article du Asahi Shimbun.

 

Gravier radioactif

Jusqu’à 16 000 tonnes de gravier peuvent avoir été distribuées à partir d’un site contaminé à Namie. C’est le locataire d’un appartement fraichement construit qui s’en est rendu compte : 1,24 microsieverts/h chez lui, il valait mieux donner l’alerte…

 

Ski radioactif pour les enfants

10 écoles primaires de Edogawa-ku, à Tokyo, ont envoyé les enfants en  »classe de neige » pour faire du ski dans la préfecture de Fukushima. Pourtant tout le monde sait que la neige, c’est comme la pluie, elle filtre l’air en se chargeant de particules radioactives.

 

Et pour finir, qui parle encore de Fukushima ?

Au Japon, tout le monde, tous les medias, toute la classe politique en parle. Le gouvernement envisage de nationaliser Tepco car l’entreprise n’est plus en mesure de payer les indemnités de dommages. Comme d’habitude en cas de défaillance du secteur privé, l’état vient à la rescousse. Quand il y a des bénéfices, on privatise, quand le bateau prend l’eau, on nationalise. Avec l’énergie nucléaire, étant donné les enjeux et les risques, ce secteur devrait être interdit au secteur privé.

Et puis, surtout, les Japonais se rendent compte qu’il est possible de se passer du nucléaire. Actuellement, il ne reste que 5 réacteurs en activité, et d’ici l’été, ils devraient tous être arrêtés. Une sortie en un an serait-elle donc possible ?

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En France, on ne parle plus beaucoup de la catastrophe de Fukushima.

A signaler, pour ceux qui ne connaissent pas encore cet outil, le blog des veilleurs de Fukushima qui propose des liens mis à jour vers des infos francophones indépendantes.

Source: fukushima.over-blog.fr

15 commentaires

  • vincenzo

    Bravo ! Mille fois bravo ! Merci de le faire savoir !
    En France peu de gens savent ce qui se passe en matière nucléaire. Black-out des médias.
    Le scandale avec cette imposture de nucléaire, c’est que le nucléaire « civil » n’est
    qu’une étape du nucléaire militaire.
    « Ils » nous ont fait GOBER cette imposture, facilement, en touchant là où ça fait du
    bien: le porte-monnaie.
    Nous avons plongé comme des abrutis, avec joie et bonheur, heureux de payer cette énergie soi-disant pas chère. A en être fier !
    La fibre patriotique c’est comme un violon, quand c’est bien joué, l’âme s’élève.
    Malheureusement, la connerie aussi.
    Pas un seul de nos gouvernants ne nous a fait remarquer qu’aucune compagnie d’assurance ne voulait couvrir ce risque, qu’en dernier ressort l’état (nous) couvrirait ce risque.
    Au Japon pour ne pas assumer « ce risque » le gouvernement relève le seuil de tolérance d’irradiation, qu’en serait-il en France ?
    A suivre les 210 mines d’uranium, dont la dernière a été fermé en 2000/2004 (?), près de Valence. Des tonnes de matières à l’air libre.

    http://www.viva.presse.fr/Le-scandale-des-dechets-polluants_11476.html

    Pour aussi visionner des vidéos sur le sujet

    http://fukushima.over-blog.fr/article-les-mines-d-uranium-sont-elles-dangereuses-71071597.html

    Un rapport de la CRIIRAD édifiant !

    http://www.dissident-media.org/infonucleaire/carte_mine_u.html

    39 heures de vidéos sur le nucléaire

    http://www.dissident-media.org/infonucleaire/page_video.html

    Plus court, un reportage de france 3

    http://www.respire-asbl.be/Scandale-de-la-France-contaminee

    Aucun politicien de tout bord ne nous a averti de ce danger si grave, pour une durée de plusieurs générations, ils sont tous complices !
    Mais qu’est-ce que nous sommes sots ! A pleurer !
    C’est même pire que ça, nous mettons en danger la vie de notre descendance.
    A quoi peuvent bien servir tous nos efforts, tous nos sacrifices au quotidien pour notre futur et celui de nos enfants ?
    Avec cette compréhension, peut-on se demander si les voyous n’auraient pas raison de ne rien respecter ?

  • Maverick Maverick

    Il est important de ne pas laisser « enterrer » Tchernobyl et Fukushima, mais je pense pas qu’il faille diaboliser le nucléaire au point tout lui mettre sur le dos sans réfléchir. Nous pourrions passer à côté d’informations importantes. Et du nucléaire, il n’y en a pas qu’à Fukushima. Rappelons quand même que les russes ont démantelé un certain nombre de sous-marins de la flotte du Pacifique, et vu comment ils ont été irresponsables en matière environnementale dans le passé … Le KGB falsifiait les chiffres des « prises » de baleines (leur graisse servait entre autres à fabriquer du lubrifiant pour les missiles nucléaires SS-20), par exemple. Dans le même genre, on commence à parler de toutes ces munitions chimiques de la guerre de 14/18 jetées au large des côte européennes, et qui commencent à poser problème…

    Je vois le nucléaire comme une erreur. Il importe d’en tirer rapidement les leçons et de ne pas y persister. Notamment à cause de ce qui arriverait si une grosse éruption solaire déclenchait des Fukushima en cascade. J’ai également de grosses réserves en ce qui concerne la fusion chaude (ITER, etc.) : que se passerait-il en cas de rupture du champ (magnétique) de confinement ? Une explosion thermonucléaire ?
    A propos de nucléaire, je voudrais signaler que Bill Gates ne n’intéresse pas qu’aux OGM (on a récemment parlé des liens de sa fondatttion avec Monsanto). Il est aussi l’un des principaux actionnaires de Terrapower, société US qui travaille sur le concept TWR (Travelling Wave Reactor). Source Sciences & Avenir, N° 779 bis, Janvier 2012, page 20.

  • Yahoo

    SI!!!!  Il faut diaboliser le nucléaire et vite, ou l’enfer nous attend!
     
    Le mal que Gates  peut faire avec Monsanto efface tout le reste!

  • walter kurtz walter kurtz

    Pourquoi ils ne disent rien les merdias de la televiSION ? A croire que les eugenistes font des experimentations
    a grande échelle …
    salut !

  • tartempion

    Les médias sont achetés : voir le film (boycotté par les médias) : les nouveaux chiens de garde.

  • vincenzo

    Bonjour,
    Les cimetières sous marins, pour voir, lien ci-après
    http://atomicsarchives.chez.com/tcherno_sous_marin.html
    et bon appétit, moi je vais diner.
     

    • Maverick Maverick

      La carte était déjà parue sur WikiStrike … Il y a quelques erreurs (le missile Phoenix n’est pas nucléaire). Pour ce qui est des sous-marins : SSN c’est un sous-marin d’attaque, SSBN c’est un sous-marin à missiles intercontinentaux.

      • Maverick Maverick

        Encore posté trop vite… Les tirs d’essais ne se font pas avec des ogives nucléaires : c’est trop dangereux et puis après il faut s’embêter à récupérer l’ogive. Enfin, normalement. Faut pas non plus prendre les militaires pour plus militaires qu’ils sont ;)

  • FUKUSHIMA: LE BASSIN DE STOCKAGE DU REACTEUR N°4 UNE EPEE DE DAMOCLES SUR LE MONDE   

    Ce sont plus de 12 séismes qui ont frappés le Japon ces sept dernier jours, dont un ce lundi d’une magnitude 5.1 sur la région de Fukushima. Dans le cas ou le bassin de stockage de combustible du réacteur N°4 viendrait à s’effondrer , tout l’hémisphère nord serait durablement contaminé, car il ne serait plus possible d’intervenir sur le site à cause d’une trop grande radioactivité, ce qui provoquerait l’abandon des systèmes de refroidissement des autres structures (cœurs et piscines), l’ensemble représentant plus de 2400 tonnes de combustible.

    http://www.brujitafr.fr/article-fukushima-le-bassin-de-stockage-du-reacteur-n-4-une-epee-de-damocles-sur-le-monde-97774676.html