Pour sortir du piège de la dette publique…

Dans le cadre de la campagne sur l’audit citoyen de la dette publique de Attac-France, sont édités deux supports militants sur la dette. Le premier est un T’chio Fakir, réalisé par le journal Fakir en partenariat avec Attac. Le second est un 4 pages Attac / Fondation Copernic.

Il s’agit de deux documents ayant des ambitions différentes.

Le premier est à destination d’un très large public. Il vise à combattre la résignation et montrer que des solutions existent à la crise de la dette.

Le second est un document qui rentre dans le fond du problème, pour expliquer de manière fouillée le pourquoi et le comment de la dette, et des alternatives qui existent.

Voici, ci-après, des extraits de ce dernier document, la totalité étant visible en cliquant ICI.

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PAS UNE AFFAIRE DE GENERATIONS MAIS UNE AFFAIRE DE CLASSES

Comme pour les retraites, on essaie de nous faire croire que la dette publique est un 3fardeau pour les générations futures3. En réalité, l’affaire se joue bel et bien aujourd’hui au sein de la génération actuelle : il s’agit d’une redistribution à l’envers des revenus, de la majorité de la population vers les plus riches.

Une logique imparable s’est donc mise en place. Les ménages les plus riches bénéficient d’allègements fiscaux conséquents, que ce soit en matière d’impôt sur le revenu, d’imposition moindre de leur patrimoine et des revenus de ce dernier.

Ils dégagent ainsi des liquidités qu’ils peuvent prêter à l’État, qui en a justement besoin à cause de ces allègements fiscaux et qui leur verse une rétribution pour cela. Ils touchent un « double dividende » : moins d’impôt et plus de rente.

Tout cela est payé par la majorité de la population : fiscalité injuste pour compenser (TVA dont le taux réduit augmente aujourd’hui de 5,5 à 7 % avec le plan Fillon, impôts locaux) et politiques d’austérité pour rembourser la dette.

De plus, la dette de la France doit être mise en relation avec le patrimoine correspondant. Ainsi, selon les comptes de patrimoine de l’INSEE, l’actif de l’État est valorisé en 2010 à 2500 milliards d’euros, soit 131 % du PIB, à comparer au montant de la dette qui était à la même date de 82,3 % du PIB.

Les générations futures devront certes s’acquitter d’une dette, mais elles auront en contrepartie collectivement un patrimoine qui se sera accru. Il paraît légitime qu’un investissement utilisé par plusieurs générations soit financé par elles à travers un endettement s’étalant également sur plusieurs générations.

LA CRISE DE LA DETTE PUBLIQUE DANS LA ZONE EURO

Alors que la crise de la dette publique a des conséquences désastreuses sur l’ensemble des pays européens, beaucoup saisissent l’occasion pour faire de la monnaie unique le bouc émissaire de cette crise. Ce n’est pourtant pas le fait d’avoir une monnaie unique qui explique la crise : c’est bien la manière dont a été conçu l’euro qui pose problème.

Dès le début, la monnaie unique européenne a été un instrument de soumission des peuples à la finance et au néolibéralisme. La BCE s’est vu interdire d’accorder des crédits aux pouvoirs publics et n’a comme seul objectif que la stabilité des prix.

Les traités ne fixant aucune cible en matière d’inflation, c’est la BCE qui, de sa propre autorité, s’est fixé comme objectif un maximum de 2 % d’inflation. Son unique instrument est le pilotage des taux d’intérêt et elle le met au service de la finance et des grands groupes capitalistes.

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QUELLES REPONSES FACE A LA DETTE ?

La dette publique sert aujourd’hui de prétexte pour imposer une régression sociale sans précédent. Non seulement les plans d’austérité sont socialement inacceptables, mais ils sont économiquement stupides.

Les marchés veulent que les déficits publics soient réduits pour être sûrs que les États puissent payer la charge de la dette, mais ils s’inquiètent du fait que les mesures prises vitrifient l’activité économique.

La récession généralisée est en effet au bout du chemin, avec pour conséquence un accroissement des déficits que l’on voulait réduire. Apporter d’autres réponses à la question de la dette est donc aujourd’hui décisif.

UNE DETTE ILLEGITIME

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Auteur : Attac / Fondation Copernic

Source : www.france.attac.org
partagé avec terresacree.org

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