Le Vaucluse sort de l’euro !…

Une initiative qui tend à se généraliser…

Image/onpeutlefaire.com

La roue, monnaie locale alternative spéciale « crise », arrive demain.
Vous avez toujours entendu dire que l’inflation c’est pas bon, n’est-ce pas ? Oui mais on vous explique aussi que certains mécanismes obscurs font que la dette fond grâce à elle, l’inflation. Vous suivez ? En parlant de dette, allez comprendre alors pourquoi le continent européen dont on dit que ses dettes le rendent faible, souffre d’avoir une monnaie trop forte… Ça y est, vous êtes perdu ? Comme tout le monde. Et pourtant, la monnaie, vous savez ce que c’est. C’est rond et métallique ou en papier rectangulaire, ça se trouve dans un porte-monnaie et ça sert à acheter son pain, payer ses courses et son journal. Et parfois on en glisse un peu dans la main de ceux qui n’en ont pas ou pas beaucoup.


Pour redonner du sens à ce qui en a perdu et remettre l’argent à sa juste place, ils sont quelques-uns à avoir imaginé de lancer, à Avignon et dans le département, une nouvelle monnaie. Une monnaie alternative et locale qui ne servirait pas à jouer au casino boursier mais simplement à acheter des choses et à faire travailler des gens qui, à leur tour, en feraient travailler d’autres. L’essentiel quoi. Cette nouvelle devise a été fondée par les mêmes que ceux à qui l’on doit la Maison alternative et solidaire d’Avignon, au travers d’une asssociation baptisée « Seve » (pour Système d’échange pour vitaliser l’économie). Elle s’appellera la « roue » et son principe a beau être simple, il fallait l’inventer.

Concrètement, chacun pourra échanger ses euros contre des roues qui se présentent sous forme de billets de 1, 2, 5, 10, 20 et 50 tout juste sortis de deux imprimeries de Pernes (lire ci-dessous). 1€ = 1 roue. Muni de vos roues, vous pourrez ensuite les dépenser auprès des producteurs, artisans et commerçants qui les acceptent (ils ne sont qu’une poignée pour le lancement mais de nombreuses négociations sont en cours).

François Delay et Thierry Cottet ont tissé eux-aussi, un lien en s'unissant pour imprimer les "roues", une monnaie alternative. Photo Valérie Suau

Ce système n’est pas nouveau. Il serait né en Argentine au début des années 2000 lorsque le pays était frappé par une violente crise monétaire. Plutôt que de continuer à utiliser une devise dépréciée qui ne valait même plus le papier sur lequel elle était imprimée, certains ont eu l’idée de mettre en place une monnaie alternative, qui n’avait pas cours sur les marchés internationaux des changes. Une monnaie qui redonnait aux choses leur véritable valeur et a permis de faire redémarrer les économies locales.

La roue d’Avignon et du Vaucluse nourrit quelque part les mêmes objectifs. D’abord, elle favorise les circuits courts et promeut ainsi un développement durable. Ensuite, elle sera une monnaie « fondante ». Mais dans la main, pas dans la bouche. La nouvelle devise perdra progressivement de sa valeur si elle n’est pas dépensée. Alors rien ne sert de l’amasser, la roue doit tourner. Ainsi, elle favorisera les échanges et la production, de manière à remettre l’économie au service de l’homme. Bref, elle est une monnaie comme on en rêvait, frappée au coin de la solidarité. Et demain, elle sera réalité.

 

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SOURCE

14 commentaires

  • domdom26

    c’est ce que chaque régions devrait mettre en route , cela contriburais  » peut etre  » a faire écroulé les banques …….

    amicalement

  • DELAUDE

    Ca me semble une bonne protection en cas de krach boursier !
    Voici un complément d’information :
    Si cela vous dit de créér une monnaie alternative dans votre région, cliquer sur le lien « la monnaie du partage »

    Extrait du blog :

    « Les objectifs poursuivis par le robin consistent à apporter une solution aux problèmes majeurs de notre société, à savoir:
    – lutter contre la pauvreté par l’encouragement à la redistribution
    – lutter contre la pollution et le réchauffement climatique en encourageant les investissements écologiques
    – relancer l’économie par l’augmentation du pouvoir d’achat global
    – rendre notre société plus conviviale et humaine par l’instauration d’une relation « win-win » entre donateur et bénéficiaire
    – lutter contre l’endettement et les faillites par l’annulation de dettes
    – apporter des solutions aux problèmes humanitaires par la rémunération du soutien aux ONG

    – permettre à la communauté humaine de se réapproprier la monnaie afin de disposer d’une alternative quand l’effondrement du système actuel arrivera, ce qui ne saurait tarder.

    – sensibiliser toutes les couches de la population, notamment les jeunes.


    Les modalités de la mise en oeuvre sont exposées dans « 
    La monnaie du partage
     » que vous pouvez télécharger gratuitement en cliquant sur le lien, puis sur la couverture du livre. Le mot de passe est parade .
    Il n’existe pas d’échange direct entre robin et devises officielles. Le robin s’acquiert par un investissement sociétal et se dépense dans le commerce officiel.
    Sa valeur est identique à celle de la monnaie officielle dans laquelle s’effectue la transaction.
    Le robin n’est pas actif dans le domaine du crédit, ni de l’épargne. Il ne porte pas d’intérêt.
    Le livre précité mentionne que le robin peut pratiquement s’autofinancer après envoi d’un courrier/courriel aux différentes associations (notamment sportives) de la province dans laquelle on veut instaurer cette monnaie complémentaire. Maintenant, si on a les moyens de s’offrir une page de pub dans les 4 journaux les plus lus et de négocier avec eux des articles rédactionnels, cela inspirera davantage confiance et nous aurons un retour plus important.
    Trouvé sur : terre.domainepublic.net

  • engel

    Super Arnaque surfant sur l’air du temps.

    Encore un moyen qu’on trouvé certains pour s’enrichir sur le dos d’autrui.

    1 roue = 1 euro* ….et que se passe t-il quand 1 euros = 0 ??????

    (*) Une bonne monnaie se doit de s’adosser à une valeur tangible stable et reconnue de tous.

    Moi demain, je veux bien fabriquer avec ma photocopieuse de la monnaie torche culs (la roue), que j’échangerais contre de la monnaie pas encore torche culs (l’euro)!
    Bien sûr, mes euros bien mal acquis je m’empresserais de les convertir en biens tangibles et réels (or, argent, immobilier, biens de premières nécessités)…, on ne sait jamais !!!
    Depuis la nuit des temps les escrocs nous baisent avec toujours les mêmes ficelles, seul l’emballage se modernise.
    Moralité : Excellent moyen pour transformer un citoyen responsable et engagé en citoyen escroqué et ruiné…

    Ps: peut-on avoir le noms des escrocs ?

    • Texcaltex

      C’est peut-être un peu hâtif comme conclusion, on ne sait même pas comment ce système fonctionne!
      Je suppose que les gens ne sont pas assez débiles pour échanger leurs euros contre une monnaie non reconnue et qui a une date de péremption!!
       
      Quelqu’un sait comment ça marche?

    • nohar75

      Avant de faire péter la photocopieuse et de recourir à l’escroquerie il faut se renseigner un petit peu.
      De nombreux exemples similaires existent et ont existé. Voici deux petits liens interessants :
       
      http://fr.wikipedia.org/wiki/Monnaie_locale
       
      http://www.economie-sociale.coop/index-economie-sociale/monnaie-alternative.htm
       
      Il faut reconnaître qu’il semble être une erreur de donner une correspondance en €uros aux monnaies locales.
      Sur ce : bon dimanche…

    • Bouffon

      C’est pas faux, pour qu’un système soit réaliste, il faut 2 monnaies ou une table de conversion !
      Soit on sépare ce qui se paie en « temps de travail »  = (valeur) de ce qui se paie en « objets » = (valeur), soit il faut une table de conversion troc/travail « le pekus », mais à ce moment il faut une administration pour définir la norme.
      Moi, je suis plutôt surpris que tout à coup l’état tolèrent la fausse monnaie ou la fraude fiscale à grandes échelles.
       

  • engel

    Veuillez m’excuser d’être un « rabat la joie » !

    Mais je persiste : « Une bonne monnaie se doit de s’adosser à une valeur tangible stable et reconnue de tous ».

    Que cette monnaie soit régionale (roue, sel, etc…), nationale (fr) ou internationale (euro), mondiale (?), cela ne change rien au problème.

    Sic: « Il faut reconnaître qu’il semble être une erreur de donner une correspondance en €uros aux monnaies locales. »

    Petite erreur commise aussi dans :
    http://lesmoutonsenrages.fr/2011/08/23/vous-en-avez-marre-de-leuro-convertissez-vous-au-sol-violette/
    Et pour cette article j’écrivais en commentaire :
    Cette monnaie vue dans la vidéo, ne présente aucun intérêt.
    Elle est adossée à l’€ (1 sol= 1€).
    Donc, quand les prix vont flamber, elle flambera avec.
    Tu n’es donc à l’abri de rien.
    De plus, tu ne peux t’en servir que dans un réseau de partenaire choisi par autrui !
    Attention ! Tu délègues un énorme pouvoir!
    -Pouvoir de choisir =mafia = favoritisme = pot-vin = corruption = fin de la libre concurrence.
    PS : Le principe d’une monnaie alternative locale est surement très bon.
     Mais le minimum est de l’adosser sur une valeur réelle tangible et reconnu de tous les utilisateurs.
    D’être attentif à tous les rapaces qui ne manqueront pas de venir tenter de parasiter le système.

    En clair, ce n’est pas gagner !

    ATTENTION PROFITEUR !
    Question : Qui met en circulation les « sols » en les échangeant contre des euros ?
    Parce que le petit malin, l’air de rien, il est en train de faire fortune sur le dos des…autres ! 

    Et pour le reste, je vous laisse seul juge.
    Et sur ce …. Bonne réflexion.
     

  • H

    Bonjour à tous,
    Je trouve cette initiative vraiment intéressante et je commençais même à me demander si elle allait se développer en France.
    Pour répondre à Engel: Je suis totalement d’accord avec ta mise en garde. Si cette monnaie locale est basée sur l’euro, elle peut vite devenir un piège à con et une superbe escroquerie qui mettrait fin à ce système de monnaie locale.
    Les liens fournis par Engel sont bons mais ils ne présentent que les cas où justement, ces monnaies locales sont rattachées à une monnaie officielle. Par contre, en Argentine (cf « La face cachée de l’argent ») la monnaie locale est complètement déconnectée d’une quelconque monnaie officielle et c’est là que la démarche devient vraiment intéressante et permet de faire face aux banques.
    Je pense (bien sur d’après mon simple avis) qu’il faut saluer cette initiative. Elle est inutile pour changer quoique ce soit dans le fonctionnement du système économique mais cette étape est essentielle pour aller de l’avant et pouvoir redéfinir les fonctions de l’argent et la valeur qu’on lui accorde.
    Faisons en sorte que cette étape ne soit pas une finalité mais un catalyseur pour se détacher du système bancaire.
    PS: En tout cas merci à tous et encore bravo pour la qualité des informations !!!

  • CAPAC

    « L’argent est-il devenu obsolète ? »
    | 31.10.11 | 13h46  •  Mis à jour le 31.10.11 | 17h04
    http://www.lemonde.fr/imprimer/article/2011/10/31/1596430.html

    Cet article nous interpelle à un double titre:
    – d’abord comme tout citoyen

    à quel moment le krach boursier ne sera-t-il plus une nouvelle apprise dans les médias, mais un événement dont on s’apercevra en sortant dans la rue ? Réponse : quand l’argent perdra sa fonction habituelle. Soit en se faisant rare (déflation), soit en circulant en quantités énormes, mais dévalorisées (inflation). Dans les deux cas, la circulation des marchandises et des services ralentira jusqu’à pouvoir s’arrêter complètement : leurs possesseurs ne trouveront pas qui pourra les payer en argent « valable » qui leur permet à leur tour d’acheter d’autres marchandises et services. Ils vont donc les garder pour eux.

    ensuite, en tant que SELien:

    Mais quand le supermarché ne sera plus approvisionné, et la centrale électrique s’arrêtera faute de pouvoir payer ses travailleurs et ses fournisseurs, que faire ? On pourrait organiser des trocs, des formes de solidarité nouvelles, des échanges directs : ce sera même une belle occasion pour renouveler le lien social. Mais qui peut croire qu’on y parviendra en très peu de temps et à une large échelle, au milieu du chaos et des pillages ? On ira à la campagne, disent certains, pour s’approprier directement des ressources premières. Dommage que la Communauté européenne ait payé pendant des décennies les paysans pour couper leurs arbres, arracher leurs vignes et abattre leur bétail… Après l’écroulement des pays de l’Est, des millions de personnes ont survécu grâce à des parents qui vivent à la campagne et aux petits potagers. Qui pourra en dire autant en France ou en Allemagne ?

    Deux bonnes raisons de nous interroger et nous y préparer.
    On peut penser – pour tenter de se rassurer – que c’est un catastrophiste qui veut nous affoler
    Pourtant force est bien de constater que s’allume chaque jour un nombre croissant de clignotant
    L’exemple de l’Argentine n’est pas si éloigné du moins dans le temps, s’il l’était dans l’espace

    Personne ne peut dire honnêtement qu’il sait comment organiser la vie des dizaines de millions de personnes quand l’argent aura perdu sa fonction. Il serait bien d’admettre au moins le problème. Il faut peut-être se préparer à l’après-argent comme à l’après-pétrole.

    Telle est la conclusion d’Anselm Jappe.
    Sans prétendre « organiser la vie des dizaines de millions de personnes » , peut-être devrions-nous (pourrions-nous?) avoir un petit temps d’avance dans notre sphère « locale »