Christchurch (Nouvelle-Zélande) toujours très exposée à un séisme majeur

Des scientifiques de l’institut public néo-zélandais GNS Science indiquent que la probabilité qu’un puissant séisme frappe prochainement Christchurch, la deuxième ville de Nouvelle-Zélande partiellement détruite en février par un tremblement de terre, est forte et plus importante que prévu.

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Le risque qu’une secousse tellurique d’une magnitude comprise entre 6 et 6,4 survienne dans les douze mois à venir est évalué à 15% alors qu’il était de 10% en septembre. Le risque augmente à 46% (contre 37% lors des précédents calculs) pour un séisme de magnitude 5,5 à 5,9. « Rien n’a changé sous la croûte terrestre pour expliquer le risque accru de séisme, ce sont les calculs de probabilité qui sont différents », ont indiqué les scientifiques.

Le puissant séisme de magnitude 6,3 qui a frappé Christchurch le 22 février a fait 181 morts et détruit une grande partie du centre-ville, occasionnant quelque 20 milliards de dollars néo-zélandais (11,5 milliards d’euros) de dégâts.

Six mois auparavant, le 4 septembre, la cité avait été secouée par un premier tremblement de terre, de magnitude 7, qui n’avait pas fait de victimes, mais causé de gros dégâts matériels. De nombreuses répliques ont depuis été enregistrées.

Les séismes des derniers mois se sont produits sur une faille que les scientifiques n’avaient pas détectée jusqu’à présent. GNS Science pense qu’elle a été inactive pendant 16.000 ans, jusqu’en septembre 2010.

La Nouvelle-Zélande, située sur la Ceinture du feu du Pacifique, à la frontière des plaques tectoniques australienne et du Pacifique, enregistre jusqu’à 15.000 secousses par an.

 

Source :GNS Science/www.catnat.net

By: Lecteur