Papandréou « déjà » prêt à retirer son projet de référendum

Il n’avait que peu de chance d’aller jusqu’au bout de cet « attentat économique » qui affole tous les puissants et dirigeants de la planète dont de l’Europe! Donner le choix au peuple, une folie! La démocratie est née en Grèce mais elle n’existe plus, la dictature européenne l’ayant remplacée! Donc dès le début, il fallait se douter que la main de Papandréou serait forcée.. Maintenant, cela va donner quoi? Soit il maintient sa position, les grecs vont dire non, cela risque de faire exploser l’euro et l’Europe, soit il abandonne, la Grèce fini en défaut de paiement de toute manière, sort de l’Europe qui risque d’exploser avec un effet domino, et avec elle, l’euro! Ben finalement, ça change pas grand chose…

Georges Papandréou commentant dimanche soir sa victoire aux élections législatives devant les journalistes.

Agence France-Presse, Athènes

Le premier ministre grec Georges Papandréou s’est dit prêt jeudi à retirer son projet de référendum sur l’euro en affirmant que la question de la participation de la Grèce à la zone euro ne se posait pas, a indiqué un communiqué de ses services.

«Même si nous n’allons pas à un référendum, qui n’a jamais été une fin en soi (…), je salue la position du parti de l’opposition de la droite» qui s’est dit prêt à ratifier au parlement l’accord de la zone euro du 27 octobre, a indiqué M. Papandréou au conseil des ministres, cité dans le communiqué.

Il a souligné que «la question de la participation de la Grèce à la zone euro allait de soi» et que l’enjeu était d’assurer la mise en oeuvre du plan anti-crise élaboré par la zone euro à Bruxelles la semaine dernière.

«Si on ne respecte pas nos engagements, c’est là que cette question serait en jeu», a affirmé M. Papandréou.

L’éventualité d’un référendum, qui a semé la panique en Grèce et dans la zone euro ces derniers jours, a été sèchement reçue mercredi à Cannes par le couple franco-allemand Angela Merkel-Nicolas Sarkozy et la patronne du Fonds monétaire international, Christine Lagarde, principaux bailleurs de fonds du pays.

N’excluant plus une sortie du pays de la zone euro, les créanciers ont suspendu mercredi soir le versement de toute aide financière dans l’attente d’une clarification de la volonté des Grecs sur leur soutien au plan de désendettement du pays, négocié à Bruxelles par les 17 pays de la zone euro et des dizaines de banquiers.

Le premier ministre s’est dit prêt «à parler avec le chef de la droite (Nouvelle démocratie) Antonis Samaras pour avancer sur la base d’un (gouvernement) de consensus».

Il a proposé que deux de ses proches, «le ministre des Transports Dimitris Reppas et son conseiller Nikos Athanassakis se chargent des négociations avec des responsables du parti de droite sur cette base».

«Je crois en ce moment historique que les partis politiques peuvent se mettre d’accord», a souligné M. Papandréou.

Deux heures auparavant, M. Samaras avait proposé la formation d’un gouvernement de transition qui aurait comme mission d’abord la ratification de l’accord européen avant le déroulement d’élections législatives anticipées.

«Là où on en est arrivé avec la politique du gouvernement (socialiste), le nouvel accord sur la poursuite de l’aide à la Grèce est inévitable et il faut le garantir», a déclaré M. Samaras.

Vidéo sur La Presse.ca via leveil2011

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