Seguin : L’Europe se fait sans les peuples et en catimini

Cette séquence à pratiquement 20 ans et déjà à l’époque, la vérité a été dite, pourtant combien ont réellement écouté? Combien ont retenu la leçon? Le plan a pu se dérouler tranquillement, sans véritable accroc, et maintenant, nous touchons à la fin. Non il n’était pas un visionnaire, il savait, tout simplement!

Philippe Séguin fut l’une des plus fortes personnalités qui ont animé le juste combat contre le Traité de Maastricht.

« L’Europe que l’on nous propose n’est ni juste, ni libre, ni efficace. Elle enterre la conception de la souveraineté nationale et les grands principes issus de la Révolution : 1992 est littéralement l’anti 1789 » Philippe Séguin .

Source: Agoravox.tv

4 commentaires

  • Le dernier des mohicans portant sa croix de lorraine. :-/

  • romulus

    Finalement, un grand politique assez méconnu, ce Philippe Seguin. Peut-être écarté? A creuser…. Bien anticipés, les vote français, irlandais et moldave, les pantins grecs, et même l’OTAN intégré à l’Europe! (ou le contraire). Des accents parfois gabinesques (LE PRESIDENT), les accusations personnelles si  jubilatoire en moins, principe de réalité politicienne oblige.

    • Philippe Seguin était le dernier des mohicans dans le sens où c’était le dernier vrai gaulliste.

      Alors pour t’expliquer ce qu’est le gaullisme. Voici un copié/collé depuis wikipédia sur le sujet: Il n’y a que cela qui me motive. 

      Sur le plan politique, le gaullisme traditionnel prône :

      L’indépendance de la France, par le refus de sa « vassalisation » à des organismes supranationaux (ONU, Communauté européenne, OTAN), à des superpuissances (États-Unis) ou aux puissances économiques et financières. Cette indépendance est défendue dans les domaines politiques, économiques, culturels, diplomatiques et militaires.

      Par extension, le respect à travers le monde des nations, entités culturelles façonnées par l’histoire et rempart des peuples contre les impérialismes (voir les discours sur le Québec libre, sur la guerre du Viêtnam (discours de Phnom Penh), etc.).

      Un pouvoir exécutif fort et stable qui donne au président de la république un rôle primordial.

      Un lien direct entre le chef et le peuple passant au-dessus des corps intermédiaires (élection du chef de l’État au suffrage universel direct, recours fréquent au référendum).

      Le rassemblement de tous les Français, au-delà du clivage gauche / droite, source de division et donc de déclin, via le lien direct du chef et du peuple et la politique sociale.

      Le refus du libéralisme économique classique au profit d’une économie orientée par l’État en vue d’un développement volontariste (la planification, l’aménagement du territoire, les grands projets publics, le keynésianisme. etc.).

      Le double refus du capitalisme[1] (exploitation d’une classe par l’autre) et des socialismes révolutionnaires (lutte des classes) au profit d’une « troisième voie » sociale. Au-delà d’une protection sociale avancée, la participation (aux bénéfices, aux décisions, à la propriété de l’entreprise), aussi appelée l’association capital-travail, doit réconcilier les Français entre eux et aboutir à la fois à la justice et à l’efficacité.

      Sur la méthode : le pragmatisme et le refus des carcans idéologiques en vue d’atteindre les objectifs fixés : indépendance et rayonnement de la France dans le monde, unité intérieure de la France au service du projet patriotique.