Les vraies causes des maladies neurodégénératives ne sont pas prises en compte

Rien de bien nouveau, derrière les beaux discours, il y a ce qu’on ne veut pas nous dire, et ce n’est pas très reluisant…

medicaments© C. Magdelaine / notre-planete.info

Le 18 octobre 2011, se tenait à l’Assemblée nationale un premier rendez-vous intitulé « La santé environnementale au péril des lobbies et conflits d’intérêts » dans le cadre d’un cycle de quatre séminaires organisé par l’association Adéquations. Ce fut l’occasion de dénoncer la responsabilité des industriels et la passivité des pouvoirs publics dans l’explosion du nombre de maladies neurodégénératives.

Bonne nouvelle : les maladies d’Alzheimer, de Parkinson, la sclérose en plaques et l’autisme, dont le nombre de cas explose et qui touchent des personnes de plus en plus jeunes, ne sont pas une fatalité. Elles pourraient être évitées par une politique de prévention, puisqu’elles sont essentiellement dues à la prolifération des molécules chimiques dans l’alimentation, l’air, l’eau, les maisons, les objets usuels, plutôt qu’au vieillissement ou à des causes génétiques. En effet 300 000 substances sont répertoriées à ce jour (sans compter leurs innombrables combinaisons).

Mauvaise nouvelle : les industriels de la chimie, de l’agro-alimentaire et du médicament, occultent ce constat qui est pourtant aujourd’hui bien démontré par les recherches en épidémiologie et en toxicologie. Les autorités politiques et sanitaires adoptent la même attitude. Notre société est tombée dans le piège de la marchandisation des maladies du cerveau et dans la paralysie de la prévention. Les maladies neurodégénératives et neuropsychiatriques sont un fabuleux marché qui garantit un exceptionnel retour sur investissement de 39% ! Maisons de retraite, assurances, compléments nutritionnels, bracelets électroniques et surtout les médicaments dont la liste ne cesse de s’allonger… sont autant de moyens de faire de l’argent.

Ces nouvelles ont été apportées par Marie GROSMAN, biologiste, et Roger LENGLET, philosophe et journaliste d’investigation invités le 18 octobre par l’association Adéquations à présenter leur livre « Menace sur nos neurones : Alzheimer, Parkinson… et ceux qui en profitent » (Actes Sud, septembre 2011), lors d’un séminaire public organisé à l’Assemblée nationale.

Les auteurs s’appuient sur des milliers de recherches internationales publiées et accessibles à tous. L’exposition aux molécules neurotoxiques, ont-ils expliqué, commence dès la vie in utero, occasionnant des problèmes de développement cérébral chez l’embryon et plus tard des syndromes d’hyperactivité, ou d’autisme, ou des processus neurodégénératifs que l’on va alors soigner à coup de nouvelles molécules elles-mêmes neurotoxiques. En effet les médicaments eux-mêmes sont souvent neurotoxiques : un quart d’entre eux sont officiellement répertoriés comme ayant des effets indésirables sur le cerveau.

« Le nombre de malades augmente de façon vertigineuse« , avertissent les auteurs. De 300 000 malades d’Alzheimer en 1994, on est passé à un million aujourd’hui et on s’attend à leur doublement tous les 20 ans. De même la France compte aujourd’hui entre 300 000 et 500 000 personnes autistes, 100 000 cas de Parkinson (avec une progression de 9 000 malades par an), et 80 000 cas de scléroses en plaque (2 000 nouveaux malades chaque année).

Le déni de l’impact des produits neuro-toxiques est proprement « criminel » selon Roger LENGLET, qui a également dénoncé la passivité des pouvoirs publics, ainsi que la disparition des filières de formation en toxicologie en France.

L’aluminium et le mercure

Les auteurs ont insisté sur deux substances emblématiques, l’aluminium et le mercure. Malgré sa puissante neurotoxicité désormais avérée, l’aluminium est toujours présent dans l’eau du robinet de nombreux Français et reste le métal le plus utilisé dans l’alimentation industrielle en tant que colorant alimentaire (E 173). Quant au mercure, il est toujours employé par 80 % des dentistes dans les amalgames dentaires (les femmes enceintes et allaitantes le distillent donc en continu à leur bébé). La tolérance française vis-à-vis du mercure fait figure d’exception, rappelle Marie GROSMAN, de nombreux autres pays ayant déjà mis en place son interdiction ou s’apprêtant à le faire. La biologiste participera au troisième round de négociations du traité international de réduction du mercure sous l’égide de l’ONU, qui se tiendra du 31 octobre au 4 novembre 2011 à Nairobi (Kenya).

Notes

Le séminaire « La santé environnementale au péril des lobbies et conflits d’intérêts » était le premier d’une série de 4 consacrée au thème d’ensemble : « Le développement soutenable est-il soluble dans le lobbying, les conflits d’intérêts et les expertises biaisées ? ». L’association Adequations tient à jour une page sur le cycle de séminaires, documents, extraits d’ouvrages, contributions et bulletin d’inscription.

Source :Association Adequations via notre-planete.info

2 commentaires

  • Karl

    Un petit commentaire ici:
    J’ai étudié la chimie, le « drug design » (création de médicaments, parfois l’adjectif « rationnel est ajouté pour faire style) entre autres techniques de modèles informatiques. La création d’un médicament: c’est un procédé long et complexe qui prend des années et des années mais bien établi avec plusieurs « options ». Pour faire court ici, je dirai simplement que le sujet n’est pas vraiment sujet à débat. L’expérimentation animale a de beaux jours devant elle façon Auschwitz-Megele avec les animaux et le monde s’en contrefout mais à un point si vous saviez. L’intérêt purement scientifique existe, oui, mais l’étique se limite à porter des belles chemises en mangeant des salés. Actuellement ayant épuisé pas mal de possibilités et breveté, voici comment cela fonctionne:
    1) Génération de bibliothèques absolument gigantesques de composés chimiques.
    2) Filtrage informatique premier entonnoir.
    3) Test dans des batteries de tubes sur une cible privilégiées (protéines) voir même limite au pif.
    4) optimisation des hits (molécules) en laboratoire et par ordinateur pour tenter d’obtenir quelque chose qui interagit avec nos protéines. (C’est ce qui nous intéresse après tout)
    5) Tests sur les animaux, re-test et re-re-test
    6) Tests sur les humains
    Bien sur je passe les détails sur les brevets. Alors tout cela pour dire que l’on a affaire à une machine qui s’est emballée depuis longtemps. Je suis pas médecin donc je suis pas en train de parler en mode « dieu » ici mais les antibiotiques ont vu leurs beaux jours se finir il y a longtemps. Maintenant même des cocktails n’y font rien les bactéries s’adaptent avec le temps et elles le font bien. Elles peuvent se transmettre des gènes mutés plus facilement qu’avec la poste. En attendant je dirais juste: $
    Suite: nous sommes au 21è siècle. La durée de vie augmente. Les gens ne se pètent plus les reins dans les champs ne se cassent plus les bras à coups de masse (pas ici en tout cas, pas encore, mais ceci est une autre histoire) mais se battent avec leurs cerveaux. Il faut être le plus « smart ». Je mégare. Revenons à big pharma.
    Les plantes existent dans la nature et les gens se soignent depuis toujours avec cela. Les médecines ayurvédiques et chinoises sont parmi les plus connues et on connaît tous quelques secrets de grand mère mais par ici est passée la chasse aux sorcières.
    Ce que je veux dire c’est qu’il est possible scientifiquement de partir de ces composés pas forcément plus « sains » du fait qu’ils soient naturels (quoique) mais le fait est que de part une utilisation millénaire, les « tests » sont déjà faits. Il suffit de trouver la bonne concentration, donnez votre composé à faire analyser, on trouve sa formule/structure et c’est simple comme bonjour ou presque mais ca vaut le coup d’essayer non ? Trop d’argent est brassé et il faut bien avouer qu’une partie de notre cerveau a une case dollar et les circuits tournent mal.
    Question: pourquoi pas une combinaison de science moderne avec un savoir ancestral de toute la planète ?
    Réponse: Because  it’s business my good sir.
    Q: Qui engrange les bénéfices?
    R: Toujours les mêmes
    Q: Qui trinque?
    R: Toujours les mêmes
    Q: L’effet cocktail est il pris en compte ?
    R: L’effet quoi ?
    Q: A-t-on réellement besoin de tout ca ?
    R: Certaines personnes oui. Pour les autres: c’est le système lui même qui est responsable de leur état de santé physique et mental, pour lequel ils travaillent. C’est manger dans la main de celui qui nous tient en laisse.
    Q: Que faire ?
    R: Évitez les vaccins, soignez vous au naturel et boudez les boites de médocs si vous le pouvez mais par dessus tout prenez soin de vous. Votre capital santé (si vous en possédez un) vous évitera bien des désagréments. Veillez aussi à garder un état d’esprit positif et une attitude positive. Ruminer des rancœurs, haines et tensions ne mêne à rien de bon en matière de santé (surtout à long terme et niveau cancers, j’entends, encore une fois moi y’en a pas médecin mais je pense pouvoir l’affirmer sans me faire lyncher). Vérifiez les étiquettes, mangez naturel, cuisinez vous même si vous pouvez et n’oubliez pas de boire. Notre corps fonctionne avec de l’eau. N’écoutez pas ceux qui vous disent de boire tant et tant écoutez vous vous-même. Allez au toilettes aussi souvent qu’il le faut. C’est con à dire mais c’est l’hygiène de vie.
    Pour rester loin d’Alzheimer faites faire du sport à vos neurones et aérez-les. Apprenez toute votre vie et soyez curieux. On ne tombe pas gravement malade sans raison.
    Un dernier commentaire mon père est dentiste ça fait de longues années qu’il n’utilise plus de mercure mais il en bouffe encore tous les jours, même avec de coûteux appareils.
    Karlinski