Yemen: Appel à la trêve

A peine rentrée de convalescence en Arabie le président Ali Abdallah Saleh ordonne l’assaut du campement des indignés sur la place du Changement à Sanaa.

Le président contesté du Yémen Ali Abdallah Saleh est rentré à Sanaa après plus de trois mois d'absence et appelé en vain à une trêve dans les combats entre ses adversaires et ses partisans, qui ont fait vingt-cinq nouveaux morts vendredi.  (c) AfpLe président contesté du Yémen Ali Abdallah Saleh est rentré à Sanaa après plus de trois mois d’absence et appelé en vain à une trêve dans les combats entre ses adversaires et ses partisans, qui ont fait vingt-cinq nouveaux morts vendredi. (c) Afp

De violents combats ont eu lieu samedi à Sanaa où au moins 40 personnes ont été tuées au lendemain d’un appel à la trêve lancé par le président Ali Abdallah Saleh à son retour surprise vendredi après une absence de plus de trois mois.

Les armes se sont tues en fin d’après-midi et un calme précaire régnait en début de soirée dans la capitale, selon des correspondants de l’AFP.

En début d’après-midi, la Garde républicaine a bombardé les abords de la place du Changement, épicentre de la contestation à Sanaa, faisant 11 morts et 112 blessés parmi les soldats dissidents, a déclaré à l’AFP un porte-parole des militaires dissidents.

Cette attaque de la Garde républicaine, corps d’élite de l’armée yéménite commandé par un fils de M. Saleh, Ahmed, a visé un camp de la première division blindée du général Ali Mohsen al-Ahmar, rallié à la contestation.

Selon un porte-parole de la dissidence, une soixantaine d’obus sur tombés sur le camp, située près de la place du Changement, au moment des centaines de milliers de manifestants, rassemblés sur cette place, ont tenté de défiler dans les rues avoisinantes.

Samedi, « au moins 40 personnes ont été tuées et des centaines d’autres blessées » dans divers quartiers de la capitale, y compris la place du Changement, a déclaré un membre du comité d’organisation des protestataires.

Un passant a été tué vendredi soir dans des combats entre hommes armés de tribus rivales à Al-Hassaba, un quartier du nord de Sanaa, a-t-on appris samedi auprès de sa famille.

Et dans la nuit, 17 personnes ont été tuées et 55 blessées dans une attaque de l’armée contre la place du Changement, selon des sources médicales.

Un caméraman yéménite qui travaillait pour la chaîne publique irakienne Al-Iraqia, Hussein Yahya al-Wadhaf, blessé lundi alors qu’il couvrait des manifestations à Sanaa, a succombé samedi, selon la chaîne.

Cela porte à 174 le nombre des personnes tuées depuis le déclenchement d’une vague de violences dimanche 18 septembre dans la capitale, selon un décompte de l’AFP.

A Taëz (270 km au sud-ouest de Sanaa), les forces loyalistes, soutenues par des chars, ont bombardé la place de la Liberté, foyer de la contestation, et un quartier du nord-ouest de la ville, sans faire de victime, ont indiqué des témoins.

Alors qu’il avait autorisé son vice-président à négocier une sortie de crise, M. Saleh est revenu vendredi à Sanaa après plus de trois mois de soins et de convalescence en Arabie saoudite à la suite d’une attaque contre son palais le 3 juin.

Dès son retour, il a appelé « toutes les parties politiques et militaires à un cessez-le-feu »; mais les combats ont gagné en intensité vendredi soir.

Son retour est « un grand malheur pour le Yémen et les Yéménites », a commenté samedi le commandement de la dissidence, appelant dans un communiqué les monarchies du Golfe, les Etats-Unis et l’Union européenne à agir pour « contenir les agissements irresponsables » de M. Saleh qui cherche à entraîner le pays dans « une sanglante guerre civile, dont les retombées affecteraient la région ».

Les monarchies du Conseil de coopération du Golfe (CCG) ont pressé samedi le président yéménite de signer « immédiatement » leur plan de sortie de crise, qui prévoit sa démission en échange d’une immunité. Les Etats-Unis et la France avaient lancé vendredi des appels similaires.

La France juge « intolérable » la poursuite des violences meurtrières au Yémen et appelé M. Saleh à « assumer les responsabilités qui sont les siennes et à permettre au Yémen de connaître sans délai (la) transition » proposé dans le plan du Golfe.

M. Saleh, au pouvoir depuis 1978 et accusé de corruption et de népotisme, est confronté depuis janvier à un mouvement de contestation populaire dans les principales villes du Yémen.

Source: tempsreel.nouvelobs.com

By: Bouffon

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5 commentaires

  • DELAUDE

    Un peu hors sujet mais pas tant que ça : trouvé sur mecanoblog, un reportage de Canal +…
    On reste pantois devant autant de bêtise… Et comme chacun sait, la bêtise, c’est dangereux.
    Le reportage fait une heure… C’est un peu long, mais ça vaut le coup !
    http://mecanoblog.wordpress.com/2011/09/08/islam-antechrist-et-jambon-beurre-voyage-au-coeur-de-la-machine-anti-islam-video/

  • fracassage

    Le Yémen est connu dans le monde arabe en tant que « peuple de la sagesse » et ils l’ont bien confirmé : le peuple yéménite est armé, tout le peuple a un kalachnikov mais ils les laissent chez eux et sortent manifester pacifiquement …
    Le gouvernement traître d’Arabie saoudite veut provoquer la guerre civile au Yémen parce que si le régime tombe ça sera leur tour vu que ce sont sont deux pays voisins et très proches sur tout les niveaux; la chute de l’Arabie saoudite ne convient pas les états criminels unis et surtout l’entité sioniste .

  • fracassage

    Même histoire pour le Bahreïn :
    IRIB- Quelque 70 manifestants, dont des femmes et des enfants, en grand nombre, ont été arrêtés, durant ces dernières 24 heures, à Bahreïn. Les militaires du régime des Al-e Khalifa et leurs soutiens saoudiens ont attaqué la foule des manifestants, en procédant à des dizaines d’arrestations arbitraires. Plus de 30 personnes ont, également, été appréhendées, à Sanabis, au Nord de Bahreïn. Vendredi dernier, la police n’a pas hésité à arrêter 38 femmes et six enfants, à qui elle reprochait le fait de participer à la manifestation. Selon le Procureur général de Bahreïn, ces femmes resteront en garde à vue, pour une durée de 45 jours. Hier, le scrutin législatif s’est tenu, à Bahreïn, sans susciter l’enthousiasme des électeurs, qui l’ont, largement, boudé, le qualifiant de «pure mascarade».

  • Bouffon

    Ouais on dirais qu’on veux veux manipuler notre opinion.
    On dit plus un salafis, un wahabite ou un taliban…
    http://www.20min.ch/ro/news/monde/story/Al-Qa-da-fait-couper-la-main-d-un-voleur-20635986
    En gros tout les terroriste ne sont pas des poseur de bombe
    mais tout les poseur de bombe sont d’Al-Quaida.
    Pfiuuuuuu