Le bouton « j’aime » de Facebook bientôt interdit dans l’Union Européenne ?

Le concept était intéressant même si je n’était pas d’accord avec le principe. Un seul bouton pour cliquer « j’aime » et qui ne convient pourtant pas toujours à la situation. Imaginez le statut: « mes parents viennent de décéder dans un accident atroce, tous les deux décapités », et pour dire qu’on comprend et faire passer l’info, on clique sur « j’aime »! « Untelle s’est faite violer », un clic sur « j’aime »! Et ceci pour le meilleur comme pour le pire, mais cela sera peut être bientôt terminé, le bouton va peut être finir par disparaitre, il serait « illégal »!

Les lois relatives à la vie privée des individus sont très strictes en Allemagne. A tel point qu’un Etat fédéral allemand interdit désormais le bouton « j’aime » de Facebook. Les sites qui ne retireront pas rapidement ces boutons risquent une amende de 50,000 euros. Mais ce sont aussi les lois européennes que Facebook violerait.

C’est l’Etat du Schleswig-Holstein dans le nord de l’Allemagne qui pointe du doigt l’utilisation qui serait faite des « j’aime » par Facebook. Les informations collectées sont envoyées aux Etats-Unis où Facebook les utilise pour créer un profil de chaque individu en fonction des « j’aime » qu’il a effectués. Et c’est cet usage qui est fait des informations qui va à l’encontre de certaines lois allemandes relatives à la vie privée.


Cet Etat allemand a ainsi ordonné à tous les administrateurs de sites gouvernementaux de retirer les boutons « J’aime » et de fermer les pages « fans » sur Facebook.

L’Etat fédéral va même plus loin en précisant que Facebook viole non seulement les lois allemandes mais aussi les lois européennes relatives à la vie privée.

Les sites (pas seulement gouvernementaux) qui ne se plieront pas à ces requêtes risquent une amende de 50,000€.

Facebook a commencé à se pencher sur le problème et nie que Facebook violerait des lois européennes ; le Social Network minimise le problème en le cantonnant à l’Etat allemand à l’origine de ces allégations.

Les choses pourraient prendre de l’ampleur et le cas du Schleswig-Holstein faire en quelque sorte jurisprudence pour l’ensemble de l’Europe. A termes, Google avec son bouton Google+ pourrait dès lors être également ennuyé. D’ailleurs, Thilo Weichert, le politicien allemand à l’origine de cette remise en question de Facebook, aurait également Google dans le collimateur.

Source: gizmodo.fr