Mali : les véritables causes de la guerre

Tout était en place pour que le Mali s’effondre et que le Sahel explose. Affaibli par les politiques d’austérité du FMI, longtemps paralysé par la Françafrique, victime du réchauffement climatique et de multiples sécheresses, le Mali est devenu l’une des pièces centrales du nouveau grand jeu sahélien. Revendication touarègue, djihadistes enrichis par le narcotrafic, déstabilisation libyenne et ambiguïtés algériennes, financements occultes saoudiens, stratégie à court terme des États-Unis et de l’Union européenne… Voici toutes les raisons de la guerre.

Nous sommes en 1960, le Mali accède à l’indépendance. Le premier président malien, Modibo Keïta, instituteur et panafricaniste, élu démocratiquement, a à peine le temps d’entamer une profonde réforme agraire avant d’être renversé en 1968 lors d’un coup d’état mené par Moussa Traoré, soutenu par la France. Durant les vingt-trois ans d’un règne sanglant, ce dernier bénéficiera constamment du soutien de tous les gouvernements français. La Françafrique dans toute sa laideur. Moussa Traoré recevra également le soutien du FMI et de la Banque Mondiale dont il appliquera les directives de « plans d’ajustement structurel ». Aggravant ainsi la situation économique et sociale de son pays.

Sécheresses, sous-développement et rébellion dans le nord

Moussa Traoré ne se contente pas d’appauvrir et d’affamer son peuple, il mène aussi une forte répression contre la minorité Touareg du Mali. Les Touaregs représentent environ 2 % de la population malienne [1]. Ils sont également présents au Niger, au Burkina-Faso, en Mauritanie, en Libye et en Algérie. Ils connaissent parfaitement toute la bande sahélienne et gardent, pour un grand nombre d’entre eux, un mode de vie nomade. Ils refusent d’être incorporés dans des structures étatiques et restreints par des frontières nationales qu’ils contestent. Et revendiquent le Nord Mali – l’Azawad – comme territoire indépendant. Une spécificité niée par le découpage des frontières coloniales. Les principales organisations armées touarègues sont le Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA), Ansar Dine et un tout récent groupe issu de la scission de ce dernier, le Mouvement islamique de l’Azawad (MIA), dont le leader se revendique « malien et contre toute forme de terrorisme » [2] Lire la suite

Briser le « tabou » de la pédophilie : le prétexte des psychopathes pour continuer à violer des enfants en toute impunité

© Jill Greenberg

Récemment, deux scientifiques néerlandais ont proposé la légalisation de la pédopornographie. Il y a quelques mois un symposium était organisé aux Etats-Unis pour débattre des moyens de légaliser la pédophilie. De nos jours, les pédophiles ont leurs propres forums et leurs groupes sur Facebook, leur parti politique, leurs revues, leur mascotte, leurs « sex toys », leur journée internationale (« International Boy Love Day » pour les amateurs de garçons ou « Alice Day » pour les amateurs de filles) et ils se regroupent en associations pour « défendre leurs droits ». Les pédophiles s’assument, s’affichent et revendiquent. On en oublierait presque que leur truc à eux, c’est de violer des enfants.

Si les pédophiles semblent aussi ouverts dans leurs revendications au droit de « vivre leur sexualité », c’est en partie parce qu’ils jouent sur certaines notions et sur certains concepts qui sont parfois flous dans l’esprit du public (et, de manière plus alarmante, chez certains scientifiques – mais nous verrons que ce n’est finalement pas si étonnant). Sous le couvert de la « liberté d’expression », de dépassement « de tabou » et en s’engouffrant dans la brèche laissée béante par les homosexuels ayant (légitimement, eux) défendu leurs droits, les pédophiles osent tout.

Parmi ces notions floues dans l’esprit du public, prenons tout d’abord celle de tabou. Par définition, un tabou est quelque chose « qui serait malséant d’évoquer en vertu des convenances sociales ou morales » (Larousse). Bien souvent, le concept de tabou est un concept lié à la mentalité d’une époque ou d’une culture. Ce qui était tabou à une époque ne l’est plus à une autre. Ce qui est tabou dans une culture ne l’est pas dans une autre. Selon Freud (qui, soit dit en passant, était psychopathe, comme l’a démontré le célèbre expert ès psychophathie, Hervey Cleckley, dans son ouvrage The Caricature of Love), seuls deux tabous sont universels : le patricide et l’inceste. Eh oui, apparemment, il est des contrées, des époques et des cultures pour lesquelles le cannibalisme, le meurtre, la nécrophilie et la pédophilie sont tout à fait acceptables…

La notion de tabou est donc par nature subjective et variable. Lorsque les médias parlent de tabous, bien souvent le mot est synonyme de manque d’ouverture d’esprit, de mentalité rétrograde, de volonté de stagner dans le passé. Lire la suite

1/4 des dépués européens veulent couper les vivres au Front National

democratie_dictatureC’est pour l’instant une petite information disponible uniquement aux abonnés du journal en ligne Le Monde puisque « l’information se paye, si t’es pauvre, tu t’informe pas », mais qui risque de faire beaucoup parler. Plus d’un quart des députés européens appellent à la suspension du financement communautaire des partis et autres formations composés à Bruxelles par les élus du Front national et leurs alliés européens. L’appel rassemble quelque cent cinquante socialistes, une quarantaine de libéraux, dix-huit écologistes et une poignée de conservateurs. Il ne s’agit pas ici de défendre le FN mais de mettre en avant une actu importante. Le grand tort du FN étant quand même à leurs yeux d’être contre l’euro, contre l’Europe, contre l’immigration dont l’utilité reste discutable pour le pays, bref, d’être nationaliste dans le sens intrinsèque du terme.

Des questions se posent quand même, faut-il interdire de parole un groupe, un parti ou un ensemble d’individus même si leur opinion est différente? N’oubliez pas cette célèbre citation de Voltaire: « Je ne suis pas d’accord avec ce que vous dites, mais je me battrai jusqu’au bout pour que vous puissiez le dire« . De plus, si nous prenons en compte le nombre de trahisons faites à la France ou à la démocratie, ce n’est vraiment pas le FN qui aurait le plus à perdre au niveau des subventions qui devraient d’ailleurs être réduites pour tous et pas uniquement pour un parti en particulier, fusse-t-il polémique et politiquement incorrect.

Arrêter une centrale nucléaire, plus facile à dire qu’à faire

Arrêter un réacteur nucléaire, c’est facile.

Chaque réacteur est arrêté tous les dix-huit mois pour le renouvellement d’une partie du combustible, et tous les dix ans pour les grandes visites décennales de contrôle.

Mais, lancer une procédure d’arrêt définitif, c’est une autre paire de manches !

Une installation nucléaire n’est pas une entreprise ordinaire. La haute dangerosité des produits et le haut niveau de contamination des installations elles-mêmes imposent le respect de procédures rigoureuses pendant toutes les étapes jusqu’au démantèlement complet et le déclassement du site ( éventuellement le «retour à l’herbe » ) .

Toutes ces opérations sont encadrées par la Loi TSN ( Loi relative à la transparence et à la sécurité en matière nucléaire), et le décret relatif aux INB ( Installations Nucléaires de base).

Il n’est pas question d’arrêter des réacteurs et de partir en laissant les clés et en priant le personnel d’aller voir ailleurs.

Dans le processus normal, c’est l’exploitant qui programme l’arrêt définitif d’une installation, quelle que soit la cause de cet arrêt. Succinctement, la procédure est la suivante:

Trois ans avant la date décidée pour l’arrêt définitif, l’exploitant doit en informer le ministre en charge de la sureté nucléaire et l’ASN ( Autorité de Sureté Nucléaire). Il remet à cette occasion une mise à jour du plan de démantèlement comportant tout les détails touchant la sureté, et une étude d’impact sur l’environnement.

La demande d’autorisation doit être approuvée par décret ( Décret d’autorisation de MAD-DEM , Mise à l’Arrêt Définitif Démantèlement.

Il s’agit donc d’un processus long au cours duquel il est impossible de court-circuiter les procédures règlementaires établies sous peine de créer des failles dans la chaîne de sécurité du démantèlement.

Autrefois ( si tant est que l’on puisse parler d’autrefois en matière nucléaire !) on pensait qu’il était judicieux d’attendre dix à vingt ans après l’arrêt, avant d’entreprendre le démantèlement, ceci pour laisser la radioactivité baisser et ainsi avoir un accès plus facile. Lire la suite

Des SDF pour présenter la Météo

Et la France, elle attend quoi pour une telle campagne? Ou alors le courage manque pour montrer un peu de la réalité à une heure de grande écoute? Une telle campagne, pourquoi pas finalement?

vidéo Une agence publicitaire propose aux  chaîne de télévision européennes de remplacer leurs présentateurs de Météo par des SDF dans le but de sensibiliser les téléspectateurs aux conditions de vie extrêmement difficiles des sans abri.

Intitulée « Days of Hope, cette campagne initiée par l’agence Saatchi & Saatchi vise à sensibiliser l’opinion publique aux difficultés rencontrées par les sans domicile fixe, principalement pendant l’hiver. Le principe est simple, remplacer les présentateurs météo par des SDF, qui racontent leurs conditions de vie laborieuses face à de telles conditions climatiques.

Des Miss et Mister Météo allemands, russes, roumains, suisses, serbes ou encore polonais ont donc accepté de céder leur place à ces personnes dans le besoin dans le but de récolter de l’argent pour aider les sans abri. Lire la suite

Dans chaque homme, un mouton ?..

Où comment avant d’adhérer à n’importe quoi on doit se poser la question  » pourquoi? comment? « . Garder la capacité de réfléchir par soi-même, est d’actualité si on s’en réfère à l’actualité. 

La découverte d’une zone cérébrale incitant l’être humain au conformisme éclaire d’un jour nouveau le débat sur l’influence des masses et des sondages.

Le biais de conformité, que l’on pourrait aussi appeler syndrome de Panurge, désigne la tendance que nous avons parfois à délaisser notre raisonnement intime pour rallier l’avis de la majorité –indépendamment du bien-fondé de celui-ci.

Dès les années 1950, le psychologue Solomon Asch avait montré que dans une simple tâche perceptive consistant à comparer les longueurs de différents segments de droite, la connaissance de l’avis majoritaire suffit à faire prendre des décisions absurdes à des individus qui, isolés, répondent correctement.   Lire la suite

Une classe réservée aux enfants Roms… dans un poste de police……

Bravo!! :( on s’enfonce encore un peu plus….et ça se dit socialiste?.

Ils sont une vingtaine, ils ont entre 6 et 12 ans et se rendent au poste de police. C’est un policier en uniforme qui leur ouvre la porte. Il s’agit d’une convocation ? Non. Ils vont en classe. Ce sont tous des enfants Roms.

La ville de Saint-Fons s’est fait connaître pour le traitement policier qu’on inflige aux Roms qui jettent des cailloux : saccage des baraques, casse des voitures et gaz lacrymogène. Aujourd’hui, c’est au tour de la municipalité de se distinguer particulièrement pour le traitement qu’elle réserve aux enfants Roms.

Après avoir refusé catégoriquement de scolariser les enfants du bidonville sous prétexte de classes saturées, la sénatrice-maire socialiste a trouvé une idée extraordinaire pour appliquer la politique d’exclusion prônée par Hollande et Valls : la classe réservée exclusivement aux Roms dans le bâtiment de la police municipale.    Lire la suite

Un poison radioactif dans nos smartphones…

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Métaux indispensables à nos appareils électroniques, les terres rares sont à l’origine d’une catastrophe environnementale dans les pays où elles sont traitées. Reportage en Malaisie.

Un après-midi de la fin du mois de février 2012, je m’arrête dans une station essence de la petite ville malaisienne de Bukit Merah. Mon guide me prévient que le gérant a la réputation d’être un grippe-sou. Nous sommes venus lui poser des questions sur un sujet qu’il n’aime pas aborder : le travail qu’il faisait dans les années 1980 quand il était propriétaire d’une société de transport routier. Il avait obtenu un contrat avec Asian Rare Earth, une usine locale codétenue par Mitsubishi Chemical, qui fournissait des minéraux rares au secteur de l’électronique grand public.  Lire la suite

Déchets nucléaires, un cadeau éternel

Excellente compilation sur le nucléaire mise en ligne par le « Kna blog« , je vous conseille tout particulièrement de commencer par le premier de la liste, à voir absolument: la France contaminée. C’est concrètement l’horreur absolue en France dans le silence le plus total, c’est normal, faut pas toucher aux atomes si ceux-ci rapportent des sous!

Nous avons déjà vu dans un documentaire précédent (Uranium, l’origine du mal) que les déchets issus de la filière nucléaire posent déjà de graves problèmes environnementaux et sanitaires dès les toutes premières étapes de cette industrie, c’est à dire l’extraction du minerai.

(1h47’30 », Fr)

Uranium, le scandale de la France contaminée
A part les riverains des anciens sites miniers, qui sait ou se souvient que la France a elle aussi pratiqué l’exploitation minière de l’uranium sur son propre sol, pendant des décennies ?
A voir ou à revoir, cette enquête de « Pièces à conviction » diffusée sur France 3 le 11 Février 2009, et qui dénonce la gestion par Areva de ses anciens sites miniers. En s’appuyant sur les travaux de la CRIIRAD et d’associations locales, elle révèle que depuis 1945, une quantité considérable de déchets issus des anciennes mines d’uranium a été abandonnée sans protection. Disséminés autour des sites, enfouis ou recyclés pour fabriquer des routes ou des remblais, près de 300 000 tonnes de stériles (matériaux trop faible en uranium pour donner lieu à une exploitation) ou de résidus radioactifs continuent, partout en France, à polluer l’environnement. Hélas, c’est aussi le cas des centrales en exploitation, qui génèrent des effluents dangereux lors de leur fonctionnement « normal », lesquels se retrouvent volontairement ou accidentellement dilués dans l’environnement, et des déchets via le combustible nucléaire, une fois qu’il est épuisé et recyclé ou stocké. Lire la suite

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