Infomaniak vous ouvre les portes de son centre de données écologique…

Si eux peuvent le faire, pourquoi tous les centres de données ne fonctionnent-ils pas de la sorte ?

L’hébergeur suisse Infomaniak se distingue par ses centres de données écologiques. Visite guidée prometteuse pour l’avenir du numérique.

Vous êtes-vous déjà demandés où et comment vos données internet étaient stockées ? L’entreprise Infomaniak vous ouvre les portes de son centre de données, et vous montre comment elle parvient à réduire significativement sa pollution numérique. Passionnant.

Stocker les données sans polluer, c’est l’un des défis majeurs que les centres de données auront à relever dans les prochaines années. En Suisse, l’hébergeur web Infomaniak a un sacré temps d’avance sur les problématiques environnementales et vous explique comment il parvient à tenir ses engagements écologiques, pour le bien de la planète.

Infomaniak compte 17 engagements au sein de sa charte écologique, qu’il applique à la lettre. Parmi eux, un remplacement anticipé des serveurs tous les 3/4 ans au profit de serveurs moins énergivores, des serveurs alimentés avec de l’énergie 100% renouvelable, une climatisation naturelle grâce à l’air extérieur filtré et une sélection de serveurs qui résistent mieux à la chaleur.

Si certaines personnes s’inquiètent du renouvellement des dits serveurs tous les 4 ans, il est important de préciser que ceux-ci sont tous récupérés. Infomaniak réalise un renforcement du traçage de cette chaîne et sensibilise ses partenaires à la question. L’entreprise s’engage d’ailleurs à ne pas revendre ces serveurs dans des pays en voie de développement dans l’optique de leur offrir une deuxième vie tout sauf écologique.

L’efficacité énergétique d’un hébergeur web est mesurée à l’aide d’un indicateur environnemental : le PUE (Power Usage Effectiveness). Il permet d’analyser, par une série de critères spécifiques, les performances énergétiques d’un centre de données en se basant sur un ratio entre la consommation totale du centre et la consommation propre aux serveurs. Plus l’indicateur est élevé, moins le centre de données est écologique.

Alexandre Patti, le gestionnaire énergie d’Infomaniak, explique : « La moyenne suisse des PUE, c’est de 1,8. Il faut compter 80 watts pour tout ce qui est l’infrastructure, le refroidissement, les caméras etc, pour 100 watts qui sont utilisés pour les serveurs. Et chez nous, on est dans un ratio encore plus bas : on est à 10 watts pour l’infrastructure, pour 100 watts utilisés par un serveur. Donc on a un PUE de 1.1, ce qui est extrêmement bas. »

Autre fait remarquable, Infomaniak compense déjà à 100% ses émissions de CO2 depuis 2007 et projette de compenser ses émissions depuis 2016 à 200%. Le projet de compensation est situé en Suisse, ce qui est beaucoup plus coûteux que dans les pays en voie de développement. Par cette action, l’entreprise souhaite non seulement faire sa part mais également montrer que les PME de plus de 50 collaborateurs peuvent largement compenser cela par rapport à leurs frais de fonctionnement.

Enfin, Infomaniak joue la carte de la transparence et s’investit dans l’économie responsable en s’engageant à ne jamais pratiquer d’optimisation fiscale. Et ça, ça mérite d’être souligné.

Publié par Aphadolie

Sources:

https://www.infomaniak.com/fr/hebergeur-ecologique/projets

https://www.infomaniak.com/fr/hebergeur-ecologique/charte-ecologique

https://positivr.fr/infomaniak-centre-de-donnees-ecologique-indicateur-pue/

Voir:

 

 

 

6 commentaires

  • romulus

    Et l’effet rebond, il en a entendu parler l’autre zigoto?

  • SANTE

    Très bien mais une rotation des seveurs tous les 4ans, cela fait beaucoup de serveurs dans la nature.Que font-ils de tous ces serveurs . Subissent-ils un effacement magnétique. Sont-ils détruits et recyclés?
    En fait, cela me fait dire qu’il faudrait avoir son propre serveur pour heberger ses données .On devrait avoir des aides pour investir dans du bon matèriel. Bien sûr, il faudra avoir une bonne alimentaiton électrique si possible autonome. Ces gros centres sont trop vulnérables. Il faudra aussi bien améliorer la protection de son lieu de vie.
    En fait, chaque personne devrait avoir un mini centre d’hébergement pour ses données.
    Au pire chaque mairie pourrait en avoir un mais là, ce n’est pas gagné.

  • SANTE

    Pour romulus qui critique mais ne donne pas d’ explications:
    https://www.greenit.fr/2014/02/19/l-effet-rebond-dans-le-numerique-est-il-evitable/

    L’effet rebond dans le numérique est-il évitable ?
    Connaissez-vous l’effet rebond, de son vrai nom paradoxe de Jevons ? Baptisé du nom de l’économiste britannique William Stanley Jevons, ce paradoxe s’énonce ainsi « plus les améliorations technologiques augmentent l’efficacité avec laquelle une ressource est employée, plus la consommation totale de cette ressource aura tendance à augmenter, au lieu de diminuer ». En d’autres termes, le progrès apporté par la technologie est souvent annihilé par le changement de comportement qu’il induit.
    Voici quelques exemples frappant liés au numérique :
    – l’augmentation de la consommation d’électricité par les écrans ;
    – l’augmentation des ressources informatiques liée à la virtualisation ;
    – l’augmentation de la bande passante liée à l’amélioration du taux de compression des vidéos.
    Les écrans plats
    Ressource : écran
    Affirmation : Le passage des écrans d’ordinateurs à tube cathodique (CRT) vers la technologie à cristaux liquides (LCD) va générer d’importantes économies d’énergie car, à diagonale identique, un écran LCD consomme de 2 à 3 fois moins d’énergie qu’un écran CRT.
    Constat : Du fait de l’augmentation de la diagonale moyenne de 15 (CRT) à 22 pouces (LCD) et de la recherche d’un niveau de luminosité élevé, un écran plat consomme en moyenne autant d’énergie qu’avant. Pire, à diagonale égale, la fabrication d’un écran plat émet 2 fois plus de gaz à effet de serre que la fabrication d’un écran à tube cathodique. Et il est quasiment impossible de recycler un écran plat alors que l’on recycle presque totalement 90 % des tubes cathodiques.
    Explication : La baisse du prix, de l’encombrement, de la consommation électrique pousse les consommateurs à rechercher un meilleur compromis entre confort (associé à la taille) et coût. Ce mécanisme s’autoalimente d’autant que l’élasticité . Plus le prix et la consommation électrique baisse et plus la diagonale augmente.
    Notre article sur ce sujet : http://www.greenit.fr/article/materiel/pc-de-bureau/ecrans-plats-les-prix-baissent-pas-le-cout-pour-l-environnement-2912
    La bande passante des vidéos en ligne
    Ressource : bande passante
    Affirmation : H.265, aussi appelé High Efficiency Video Coding (HEVC) présentent un poids réduit de 35 % à 67 % par rapport au standard actuel, à savoir le codec H.264 plus connu sous le nom de MPEG-4. En diminuant drastiquement la taille des fichiers vidéos par un meilleur encodage, on diminuera d’autant la part de la bande passante internet globale consommée par les vidéos en ligne.
    Constat : Le contenu multimédia représente près de 80 % de la bande passante internet. Cette proportion risque encore d’augmenter.
    Explication : Les fournisseurs de contenu se sont appuyés sur la réduction du poids des vidéos en ligne pour généraliser la diffusion de la télévision via les boîtiers triple-play. Après la diffusion de vidéo standard, ils proposent des flux HD. Plus la bande passante est disponible, moins elle est cher, et plus le poids absolu des contenus multimédia augmente.
    Notre article sur ce sujet : http://www.greenit.fr/article/logiciels/codec-h265-des-videos-toujours-plus-legeres-4276 et http://www.greenit.fr/article/bonnes-pratiques/pretez-vos-dvd-cela-vous-rendra-heureux-5009
    La virtualisation
    Ressource : serveur physique
    Affirmation : Par sa capacité à consolider plusieurs serveurs physiques sur un seul, la virtualisation permet de réduire le nombre d’équipement équipés dans les data centers.
    Constat : si le nombre d’équipements diminue parfois, sa puissance absolue, en revanche, augmente.
    Explication : La facilité avec laquelle on déploie techniquement un serveur virtuel (quelques clics comparés à l’installation d’une machine physique) se traduit par une inflation galopante du nombre de serveurs virtuels. Un grand nombre d’entreprises ont aujourd’hui 2 à 3 fois plus de serveurs virtuels qu’elles avaient de serveurs physiques. Et presque autant, voir plus, de serveurs physiques.
    Vous connaissez d’autres exemples ? Partagez-les avec nous en commentaire.
    Sources : http://fr.wikipedia.org/wiki/Effet_rebond_(%C3%A9conomie), http://fr.wikipedia.org/wiki/Paradoxe_de_Jevons, http://ecoinfo.cnrs.fr/rubrique35.html,

    • Voltigeur Voltigeur

      L’espace commentaire n’est pas le lieu pour s’étaler en longueur, le détail du sujet et le lien. Alors désolée mais, coupe un peu ce roman…

    • romulus

      Je ne critique pas je constate (pour l’explication effectivement il faut taper « effet rebond » et appuyer sur entrée.
      Bon, ceci précisé, créer une deuxième planète, virtuelle celle-là, pour pouvoir accueillir plus d’habitants qui mettront l’énergie dont ils ont hérités de la chance d’être né, à s’auto-détruire parcequ’ils ne savent pas s’auto-limiter (je vous passe les détails d’ordre philosophique et spirituel), cela a quelque chose de pathétique. Même les gnous semblent être moins stupides (en fait ils sont conditionnés). Mais rassurez vous, puisque j’utilise un ordinateur et la technologie, je me compte parmi ceux qui participent à cette évolution funeste.

  • tobor tobor

    J’ai une adresse e-mail chez infomaniak depuis plus de 10 ans, ravi d’apprendre qu’ils tentent de minimiser cette pollution, même si c’est une goutte d’eau raisonnable dans un océan de data-centers gloutons!
    Question « effet rebond », je n’ai pas l’impression que ce soit la ruée sur leurs serveurs sous prétexte qu’ils polluent moins (?)

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