La leçon d’histoire ratée d’Emmanuel Macron et Stéphane Bern …

Ou ils ne savent pas (?), ou c’est de la manipulation en bonne et due forme. A l’heure où, dans les écoles, pour les nouveaux manuels scolaires, les Francs étaient des… « migrants et où ce même manuel stigmatise les migrants dans un exercice de math et, crée la polémique. Voilà que Macron « arrange » l’histoire de France à sa façon. La dilution de notre pays est en marche, plus d’histoire, plus de régions et de patrimoine, plus de famille responsable de ses choix, acceptation sans condition des lois et des us et coutumes extérieures, pour toujours plus « droits de l’homme », d’Europe et de mondialisation. Le gaulois n’est plus ce qu’il était… Merci à a.soleil….

A l’occasion des Journées du Patrimoine, le président de la République s’est rendu samedi 16 septembre avec son nouveau chargé de mission Stéphane Bern au château de Monte-Cristo à Port-Marly (Yvelines). Les deux hommes étaient accompagnés des élèves d’une classe de CM2 pour visiter cet endroit où a vécu l’écrivain Alexandre Dumas.

Alors que le guide présentait à ses visiteurs l’ordonnance de Villers-Cotterêts, qui fut signée en 1539 par François 1er, Stéphane Bern a alors précisé que c’était grâce à ce texte que « nous parlons tous le français » aujourd’hui. Emmanuel Macron a ensuite ajouté que l’ordonnance correspondait au moment où « le roi a décidé que tous ceux qui vivaient dans le royaume devaient parler français ».

Une séquence publiée sur le compte Twitter d’Emmanuel Macron et qui n’a pas tardé à provoquer la réaction de plusieurs historiens, qui ont immédiatement remis en cause la version de l’histoire racontée par le chef de l’Etat et son nouveau conseiller. Mathilde Larrère, spécialiste de la Révolution et de la citoyenneté, ancienne membre du parti de gauche et habituée des « recadrages » envers ceux qui tentent de déformer ou de manipuler l’histoire, a corrigé Emmanuel Macron et Stéphane Bern sur le réseau social. Elle explique que l’édit en question « n’impose en aucun cas le français comme langue aux populations du royaume » mais qu’il stipule juste que « les actes légaux et notariés seront en français ». Elle ajoute ensuite que ce que certains tentent « d’attribuer à François 1er » est en fait imposé par la Révolution, profitant de l’occasion pour ironiser sur le « roman » raconté aux enfants et l’amour porté par Stéphane Bern au pouvoir royal.

L’historien et chroniqueur de Franceinfo Thomas Snegaroff a également réagi à cet épisode, rappelant que l’ordonnance ne concerne en effet que « les actes officiels », admettant que « 1539 marque cependant une étape clé dans l’imposition du français », même si à ce moment-là, « le français est loin d’être répandu partout dans le royaume ».

Source Orange-Info

12 commentaires

  • MoTruckin

    La manipulation historique repose non seulement sur le mensonge mais permet également d’effacer notre mémoire collective.
    Avec, pour conséquence première, la ré-implantation dans la tête de nos chères petites têtes blondes (ou brunes, c’est selon) d’une nouvelle vérité qui sera le socle d’un dogme historique officiel.
    C’est exactement le principe des sectes qui tentent d’effacer la mémoire individuelle pour la reprogrammer selon leurs convictions.
    La manipulation de l’opinion publique repose avant tout sur la manipulation du langage et des représentations mentales qui y sont associées (cf Edward Bernays).
    Ceci, appliqué dans tous les domaines de la société, et nous voici à l’aube d’un nouvel ordre mondial …

    Nota bene :
    a) réflexion personnelle qui ne cherche pas à persuader quiconque mais à ouvrir le débat …
    b) si le slogan sous la photo de Macron m’a fait sourire, celui, en revanche, sous celle de Mélanchon , m’a faite tiquer.
    Penser qu’un politicien, quel qu’il soit, nous apportera une quelconque société solidaire relève de l’utopie.
    Mais ceci est un autre débat … http://lesmoutonsenrages.fr/wp-content/plugins/wp-monalisa/icons/wpml_wink.gif

  • Panurgie

    Je sais pas si c’est le meilleur angle d’attaque envers Macron, je trouve ça très léger.

    90% des gens n’ont jamais entendu le nom de l’édit, ou l’ont oublié mais bon ça les empêchera pas de lâcher des tweets. C’est assez hypocrite je trouve de lui tomber dessus pour ça.

    Macron est attaquable sous des dizaines d’angles, mais pour ce qui est de la culture et de l’intelligence il est bien au dessus de la majorité (jésuite, Henry IV, cpge, lena, assistant de Ricoeur,etc…). Le mec est aussi brillant qu’il est détestable.

    Et c’est sérieusement sous-estimé le garçon que de le croire idiot ou sans culture, or sous-estimé son adversaire c’est déjà lui donner un avantage.

  • gerard.gutknecht

    L’ile de la Guyane, un exemple de la culture de micron, à part la banque rotmachin, connait pas grand chose, il se la pète c’est tout .

  • Je trouve que bien que tendancieux, l’intitulé de l’article leur va comme un gant
    ou autre chose …………….
    a ces deux compères …..

  • ROSSEL

    Le terme « migrant » est suffisamment généraliste pour y assimiler n’importe quoi est être instrumentalisé suivant la grille idéologique du moment. Les canards colverts et les cigognes entre dans cette catégories tout comme les masses humaines exotiques désireuses de squatter l’Europe. D’un point de vue sémantique les francs peuvent être considérés comme des migrants. Si l’on ne se contente pas de cette appellation pour le moins généraliste il conviendrait plutôt de les désigner comme envahisseurs. Avec le recul du temps, leur rôle dans l’histoire de France est unanimement jugé bénéfique et c’est par pur opportunisme que les fossoyeurs de notre pays ont récupéré leur geste pour justifier l’invasion en cours. Il n’y a pas si longtemps les mêmes conspuaient les harkis et anciens tirailleurs considérés comme des collabos avant d’inverser la vapeur et de les instrumentaliser pour mieux culpabiliser les français et leur faire accepter l’idée d’une dette morale et financière envers leurs anciennes colonies.
    Il n’empêche, les francs étaient des barbares soldés par Rome luttant contre d’autres barbares qui eux ne l’étaient pas ( je simplifie ). En prenant les gouvernes de la Gaule ils se sont imposés face à des concurrents ni plus ni moins violents et agressifs qu’eux mêmes. On peut même considérer que les wisigoths étaient autrement plus évolués que les francs. Cette guerre de gangs pour la suprématie dans un empire débile s’est faite au détriment des populations locales dont le sort est opportunément ignoré de ceux qui utilisent l’histoire pour mieux arriver à leurs buts et concrétiser leurs projets mondialistes. Ce qui est fait est fait et il n’entre pas dans mon intention d’ignorer le rôle de Clovis dans la construction de notre pays. Je voudrais juste que l’on arrête de nous prendre pour des cons. Les gallos romains, les paysans en particulier, ont subit le joug d’envahisseurs allogènes minoritaires. Nul doute que si le choix leur eut été laissé ils se seraient contentés de cultiver leurs terres sans subir les ravages des diverses factions étrangères. Je souhaite à personne de connaître ce sort. Les français actuels supportent les nuisances d’une colonisation organisée par le Système. Selon que cette colonisation prenne racine ou pas, l’histoire s’écrira différemment.

  • ROSSEL

    En ce qui concerne la polémique du manuel scolaire, je doute que l’intention de ses créateurs ait été de stigmatiser les migrants. Je pense plutôt à une volonté maladroite de banalisation du phénomène qui a mal tourné. L’arroseur arrosé en quelque sorte. Connaissant le parti pris très dans l’air du temps des éditeurs cette hypothèse me parait fondée.
    Quant à l’exercice de mathématique en lui-même, il aurait été il y a quarante ans résolu par des élèves du niveau fin de primaire. Il est aujourd’hui soumis à des lycéens.

  • JBL1960 JBL1960

    Ce qui est sûr, c’est que le BabyMacDeRoth n’a pas lu le Pr. Émérite Jean-Paul Demoule (remarquez il n’est pas le seul) : Les archéologues ne sont pas seulement là pour fouiller le sol. Ils ont la belle et forte responsabilité d’expliquer à tous les résultats de leurs recherches et de chercher un sens et des clefs aux trajectoires des sociétés passées, à la façon dont elles ont pu vivre et s’organiser. Ils ont aussi la charge de dénoncer les manipulations de l’histoire. […] Cette communauté de ‘citoyens français’, en tant que nation, n’a cependant que deux siècles d’existence. Elle date de la révolution française et du romantisme, un espace-temps presque infime en regard des civilisations et des sociétés qui se sont succédé sur notre territoire depuis 1 500 000 ans, c’est à dire quelques 60 000 générations. […] Certes nous sommes français, mais nous sommes aussi européens. Ces 1500 millénaires de notre histoire ne sont pas séparables de notre continent tout entier. […] C’est le libre choix collectif qui fait qu’une communauté se fait ou se dissout, comme nous en avons vu de nombreuses s’effondrer au fil de l’histoire, surtout lorsque le pacte social était rompu et que le profit du travail collectif était trop inégalement réparti. Nous n’avons pas besoin de mythes, nous avons besoin de savoir pourquoi nous vivons ensemble ; nous avons besoin de comprendre l’histoire du sol sur lequel nous vivons et, quels que soient les lieux où ont vécu naguère nos propres ancêtres biologiques, de connaître les impasses qui ont conduit à la catastrophe certaines des sociétés passées.”
    La France amnésique au passé recomposé, ou comment retrouver l’histoire de France ► https://jbl1960blog.wordpress.com/2017/03/17/la-france-amnesique-au-passe-reglemente-par-jean-paul-demoule-fin-et-version-pdf/
    Bern comme caution historique, en même temps, comme dirait Macaron…
    Tout fou’lcamp…

    • ROSSEL

      Contrairement à vous, et même si je suis en grande partie d’accord avec votre propos, je pense qu’une nation ne peut se construire sans mythe unificateur. Un peuple n’est pas seulement un troupeau d’estomacs. C’est cette absence de dimension spirituelle qui contribue à dissoudre les liens sociaux au bénéfice du matérialisme et du mercantilisme. Sans renaissance spirituelle, il n’y a rien à espérer.