Inde : 700 Indiens redonnent vie à leur rivière polluée au Kerala …

Si ça pouvait servir d’exemple… Merci Françoise G.

Ramener une rivière déclarée morte à la vie semble impossible. Et pourtant, 700 Indiens ont joint leurs forces pour nettoyer la rivière Kuttemperoor. Excédé de voir son état se dégrader au fil du temps, tout un village du Kerala (état du sud-ouest de l’Inde considéré comme un joyau de la nature) a décidé de passer à l’action pour redonner à cette rivière toute sa beauté.

Entre les industriels véreux qui y déversent des produits toxiques, les citoyens peu éthiques qui y jettent leurs ordures et les forages de sable illégaux, la rivière Kuttemperoor était devenue en une vingtaine d’années une véritable déchetterie.

Étouffées par ces déchets, la faune et la flore n’y avaient plus aucune chance de survie. La vie sous-marine y avait tout bonnement été anéantie. Si bien que, petit à petit, la rivière était passée de 35 mètres de profondeur à 5 mètres seulement.

Alors, les habitants de la province d’Alappuzha ont fini par considérer leur rivière bien aimée comme morte à son tour. Mais, fort heureusement tous n’ont pas tiré un trait sur ce cours d’eau.

C’est ainsi que 700 personnes (principalement des femmes) ont passé plusieurs semaines au milieu des déchets toxiques pour nettoyer la rivière, parfois au péril de leur vie. Après 70 jours de travail acharné, les fruits de leurs efforts sont enfin apparus. La rivière de 12 km de long coule à nouveau sereinement, l’odeur nauséabonde qui l’accompagnait a disparu et les enfants peuvent jouer sur ses bords qui ont retrouvé leur verdure initiale.

Pourtant le combat était loin d’être gagné d’avance et certains habitants comme Rajeevan n’osaient même pas imaginer une amélioration possible. Âgé de 55 ans, l’homme confiait au Hindustan Times :

« Je n’aurais jamais pensé que la rivière reviendrait à la vie. »

Loin d’être une tâche aisée, ce travail de longue haleine a parfois été dangereux. De nombreuses femmes ayant participé au sauvetage de la rivière sont tombées malades. C’est le cas de P. Geetha qui s’est retrouvée clouée au lit avec la dingue pendant deux semaines. Mais à peine remise sur pied, elle y est retournée pour voir la pénurie d’eau entraînée par la pollution de la rivière disparaître.

Puis le miracle arriva. Un villageois se souvient :

« Une fois que nous avons fini de retirer tous les déchets, la rivière a commencé a se réalimenter d’elle-même. Et lors du 45ème jour, elle s’écoulait naturellement. Pour les femmes, il ne s’agissait pas seulement d’argent, cette tâche gigantesque était une véritable bouée de sauvetage. »

Au 70ème jour, la rivière a fini par regagner ses droits en atteignant un niveau inégalé depuis des décennies. Pour autant, tout n’est pas encore gagné pour les habitants de ce village car, à tout moment, les extractions illégales de sable peuvent reprendre et les industriels y verser à nouveau des produits chimiques.

Mais qu’importe, ces villageois ont montré qu’ils pouvaient gagner une bataille et la rivière a désormais ses protecteurs.

Une belle illustration de l’expression « quand on veut, on peut » et de la force d’une collectivité engagée dans une direction commune.

Auteur Victoria Ouicher pour Positivr

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6 commentaires

  • Graine de piaf Graine de piaf

    Enfin quelques bonnes nouvelles qui remplissent d’aise. Merci Volti, cela fait du bien le matin. https://lesmoutonsenrages.fr/wp-content/plugins/wp-monalisa/icons/wpml_heart.gif

  • Et ça vient encore des femmes indiennes. Bravo mesdames, vous êtes des symboles de courage et d’abnégation !
    On ne les a pas fait suer avec des vaccins, des précautions folles. Elles n’ont même pas du y penser. Un minimum eut été plus prudent toutefois.
    On le pensait impossible, elles l’ont fait. Chapeau !!

  • Ayus-Ved

    Et bien oui, bravo mesdames !
    Mais là bas ce n’est pas l’occident, pas de fausse prétention.

    Un vrai travail de mouton en somme ! enragé ou pas.

  • blackh

    Un tout petit espoir.

  • jules vallés jules vallés

    « les extractions illégales de sable peuvent reprendre et les industriels y verser à nouveau des produits chimiques. »…….
    « Mais qu’importe »
    Ben voyons ils (elles) sont là pour en chier ces cons de pauvre!!, et assumer les turpitudes des profiteurs.

  • laspirateur

    Bon on attend les prélèvements et analyses des composés chimiques de l’eau de la rivière!